Jean Ripert

Directeur général de l'Insee de 1967 à 1974

L'Insee et la statistique publique
Dernière mise à jour le :15/06/2016

Né en 1922, décédé en 2000

Ayant reçu une formation agronomique, il aborde très vite une carrière où ses aptitudes d'économiste et ses qualités de diplomate ne cesseront d'être sollicitées et valorisées.

Il commence sa carrière en 1945, avec Jean Monnet, dans les services de contrôle économique de l'Allemagne et de l'Autriche. Il entre au Plan en 1948 et va y rester dix-huit ans, incarnant ainsi la permanence du Plan français. Il dirige d'abord la division d’Outre-mer, puis participe aux négociations du Traité instituant la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier (Ceca). En 1956, il est nommé chef du service économique de la rue de Martignac, et deviendra Commissaire adjoint au Plan en 1963 avec la ferme volonté d'en élargir les perspectives malgré les aléas de la politique.

En janvier 1967, il prend la tête de l'Insee, tout en gardant ses fonctions de Conseiller auprès du Gouvernement. Très attaché au concept de Service public, il réorganise l'Insee pour accroître son efficacité. Conscient de la nécessité d'une ouverture sur l'extérieur, il généralise la mise en place des observatoires économiques régionaux, crée un département de la diffusion et réforme les publications. Homme de dialogue, il associe les partenaires sociaux aux programmes d'enquête dans les instances du CNS et n'hésite pas à s'exprimer en cas d'attaque concernant les travaux de l'Institut.

Il quittera I'Insee pour retrouver le Plan, mais cette fois comme Commissaire, le 18 octobre 1974, poste qu'il occupera jusqu'en 1978.

Devenu Secrétaire général adjoint de l'Onu, chargé des questions économiques et sociales en 1978, il entamera la partie internationale de sa carrière. Nommé Directeur général du Développement et de la Coopération économique internationale de l'Onu en 1982, il sera élu, neuf ans plus tard, Président du comité intergouvernemental de négociation sur le changement des climats, prémices de la conférence de RIO de 1992. En janvier 1995, il est nommé vice-président de la Commission française de développement durable.

Jean Ripert était Commandeur de la Légion d'Honneur.