Indice de production dans les services base 2010

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Paru le : Paru le 17/09/2019
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Documentation sur la méthodologie

La production de services d’une entreprise peut être approchée par le chiffre d’affaires qu’elle génère. Il est nécessaire de déflater (diviser) l’indice de chiffre d’affaires en valeur par un indice de prix de production reflétant l’évolution des prix du secteur en question pour suivre l’évolution de chiffres d’affaires du secteur à prix constants.

Les indices de chiffre d’affaires en valeur sont produits mensuellement (disponibles à M+60 jours) alors que les indices de prix de production dans les services (IPSE) ne sont produits que trimestriellement (disponibles à T+60 jours). La production trimestrielle des prix de production nécessite un double traitement statistique pour le calcul d’un indice de prix de production mensuel :
• Les indices de prix trimestriels doivent être mensualisés.
• La date de mise à disposition de ces indices est de 60 jours après la fin du trimestre alors que l’indice de production doit être publié 60 jours après la fin du mois. À cette date, pour certains mois, les indices de prix trimestriels ne sont pas encore disponibles. Il faut donc prévoir les prix.

Certains secteurs ne possèdent pas d’indice de prix à la production des services aux entreprises (IPSE). Il faut alors recourir à une imputation .D'autres secteurs ont été couverts plus récemment, il faut alors procéder à une rétropolation. Les prix de production de certains secteurs ne font pas l’objet d’une collecte ; dans ces cas, un indice de prix très proche, l'indice de prix à la consommation (IPC), ou un indice de prix de production dans un autre service apparaissant comme un bon proxy, sont utilisés.

En particulier, pour les secteurs R et S qui sont des secteurs de services principalement rendus aux ménages, il existe très peu d'IPSE.  L’indice des prix à la consommation (IPC) qui mesure l’évolution des prix des biens et services consommés par les ménages est alors utilisé comme déflateur. Il est mesuré toutes taxes comprises, il est donc nécessaire de le corriger des taux de TVA pour le rendre hors taxes. En effet, la mesure d'un indice de prix de production des services vendus aux ménages en France, selon les conventions de la comptabilité nationale, doit être établie à prix de base (contrairement aux indices de prix à la consommation qui sont à prix de marché). Le prix de base est le montant que le producteur reçoit de l'acheteur par unité de bien ou de service produite, diminué des impôts sur les produits et augmenté des subventions sur les produits.
L'IPC est utilisé faute d'IPSE pour les secteurs R et S, mais aussi pour l'hébergement-restauration et quelques sous secteurs comme le cinéma, théatre etc...  

Une fois les indices de prix traités via les différentes méthodes statistiques, on dispose pour chaque classe du secteur des services d’un indice de chiffre d’affaires et d’un déflateur de prix bruts depuis 2005.

Les indices de production à un niveau fin sont définis comme le rapport de l’indice de chiffres d’affaires en valeur par le déflateur de prix associé. Cette opération est effectuée pour les 141 classes du secteur des services.

Une fois les indices au niveau le plus fin de nomenclature calculés, on peut calculer les indices des secteurs de niveaux de nomenclature supérieurs par agrégation.

Les indices des secteurs plus larges sont calculés par des indices de Laspeyres (à pondérations constantes dans le temps) des indices les plus fins. Ils sont rebasés tous les 5 ans ; les indices publiés actuellement ont pour base 2010, c’est-à-dire que les pondérations des différents niveaux correspondent à des valeurs calculées sur l’année 2010. Ils sont aussi publiés en référence 100 en 2010, c’est-à-dire que les indices ont pour moyenne 100 en 2010.

Les pondérations constantes des indices élémentaires sont les valeurs ajoutées par branches aux prix de base. Le prix de base correspond au montant que le producteur reçoit de l’acheteur par unité de bien ou de service produit, diminué des impôts sur les produits et augmenté des subventions sur les produits. Le prix de base exclut les frais de transport facturés séparément. Les pondérations ont été calculées à partir des données des comptes nationaux.

Les séries sont corrigées des variations saisonnières (CVS) et des effets de calendrier (CJO). Ces effets sont estimés avec le logiciel X12-Arima sous JDemetra+ (fourni par Eurostat) au niveau des classes de la NAF rév. 2. Cette correction est effectuée au niveau du ratio « volume » c'est-à-dire indice brut de chiffre d'affaires en valeur/indice de prix brut. Les indices CVS-CJO des postes des niveaux supérieurs sont obtenus par agrégation des indices CVS-CJO des classes qui les composent.

La moyenne annuelle des indices CVS-CJO peut différer légèrement de celle des indices bruts, car elle tient compte des variations de la composition annuelle en jours ouvrables d’une année sur l’autre : années bissextiles, positionnement dans la semaine des différents jours fériés, etc.