Bilan économique 2017 - Bourgogne-Franche-Comté

Bonne dynamique économique en 2017

L’emploi se développe, soutenu par l’intérim et les services marchands. L’emploi frontalier continue de progresser. Le taux de chômage recule pour la troisième année consécutive. Le nombre de créations d’entreprises augmente et il y a moins de défaillances. La reprise se confirme pour les constructions de logements. La fréquentation touristique est au plus haut dans les hôtels et campings de la région. Dans l’agriculture, la production renoue avec des niveaux élevés.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 13
Paru le : Paru le 31/05/2018
Guillaume Volmers, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 13 - mai 2018
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Emploi - L’emploi se développe, soutenu par l’intérim et les services marchandsBilan économique 2017

Guillaume Volmers, Insee

En 2017, la Bourgogne-Franche-Comté gagne 6 300 emplois, une hausse de 1,1 % en un an cependant moins dynamique qu’au niveau national. Avec 5 000 nouveaux emplois, soit une hausse de 14 %, l’intérim atteint un nouveau record. Le secteur tertiaire marchand hors intérim continue de se développer, même si le rythme est moins soutenu qu’en 2016. Pour la première fois depuis près de dix ans, les effectifs salariés de la construction augmentent. L’industrie perd toujours des emplois, mais nettement moins qu’au cours des cinq dernières années.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté

No 13

Paru le : 31/05/2018

Fin 2017, la Bourgogne-Franche-Comté compte 601 900 salariés dans les secteurs principalement marchands, hors agriculture et particuliers employeurs. C’est 6 300 de plus qu’un an auparavant, soit une progression de 1,1 %. Après une décennie en berne, c’est la deuxième année consécutive où l’emploi est en hausse dans la région. La situation est cependant moins favorable qu’au niveau national, où la hausse de l’emploi atteint 1,6 %, confirmant ainsi la poursuite du décrochage par rapport à la France métropolitaine. La Bourgogne-Franche-Comté, comme les quatre autres régions limitrophes de l’Île-de-France, fait partie des cinq régions dont la dynamique est la plus faible (figure 1).

De plus en plus d’intérimaires

Le nombre d’intérimaires dans la région culmine à 41 000 en fin d’année, soit 7 % de l’emploi salarié marchand. C’est 5 000 de plus que l’an dernier, une hausse de 14 % dans la lignée de 2016 (figure 2) et deux fois plus rapide qu’au niveau national (figure 5).

L’intérim est en hausse dans tous les départements. Dans le Doubs, qui concentre près du tiers des effectifs intérimaires de la région, la progression atteint 25 %. Elle est également forte en Haute-Saône, 19 %, et dans le Territoire de Belfort, 17 %.

La croissance du secteur tertiaire continue, même hors intérim

Le secteur tertiaire marchand hors intérim gagne 1 800 emplois, principalement dans les services aux entreprises, l’hébergement-restauration et le commerce. À l’inverse, les services aux ménages, financiers et immobiliers ainsi que les activités de transport perdent des emplois. Au global, la hausse régionale de 0,5 % est bien au-dessous de la moyenne nationale, qui s’établit à 1,6 %.

Le nombre d’emplois du secteur tertiaire marchand hors intérim croît dans sept des huit départements de la région en 2017 et particulièrement dans le Doubs et la Saône-et-Loire. Seule la Nièvre perd des emplois dans ce secteur (figure 3).

Le commerce, qui représente plus du tiers des emplois tertiaires hors intérim de la région, en a gagné en particulier en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire. Au contraire, le Doubs et le Territoire de Belfort ont moins de salariés dans ce secteur que fin 2016.

Moins de pertes d’emplois dans l’industrie

En 2017, la Bourgogne-Franche-Comté perd 700 emplois industriels quand les effectifs nationaux restent stables. Cette baisse de 0,4 % marque toutefois une amélioration : ces cinq dernières années, l’industrie régionale perdait en moyenne 2 % de ses emplois par an. Au 4e trimestre, l’emploi industriel augmente même légèrement. De plus, le recul ne concerne plus toutes les activités industrielles, contrairement à 2016 : l’industrie agro-alimentaire en effet est en hausse de 1,5 %.

Dans le Jura et dans l’Yonne, l’emploi salarié industriel augmente, notamment dans l’agro-alimentaire. Dans le Territoire de Belfort il est également en hausse, porté par la fabrication de biens d’équipement. Les effectifs se stabilisent dans le Doubs et baissent dans les autres départements.

Légère reprise de l’emploi dans la construction

La région gagne 300 emplois dans la construction fin 2017. Une progression de 0,5 % plus faible qu’au niveau national, où elle atteint 2,3 %. L’activité est certes fluctuante dans ce secteur, mais c’est la première fois depuis 2008 que la Bourgogne-Franche-Comté gagne des salariés dans la construction sur une année (figure 4).

La plupart des départements de Bourgogne-Franche-Comté profitent de cette amélioration, en particulier la Côte-d’Or où l’emploi dans la construction augmente de 1,5 %. Seules la Saône-et-Loire et la Nièvre font exception.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salariéFrance hors Mayotte : 1,6 %

Glissement annuel 2017-2016 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié (Glissement annuel 2017-2016 (en %))
zonage valeur
11 1.88
24 0.62
27 1.06
28 0.56
32 0.9
44 0.96
52 2.78
53 2.39
75 1.74
76 1.8
84 1.9
93 1.32
94 1.57
  • Note : données CVS.
  • Champ : France hors Mayotte. Emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salariéFrance hors Mayotte : 1,6 %

Figure 2Emploi salarié des secteurs principalement marchands

en %
Emploi salarié des secteurs principalement marchands (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2017 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2016/2011 (1)
Bourgogne-Franche-Comté Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
Industrie 171,3 -0,4 0,0 -1,9 -0,9
Industrie agro-alimentaire 25,5 1,5 1,2 -0,4 0,2
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 12,0 -0,4 -1,2 -0,6 -0,1
Biens d'équipement 23,2 -1,7 -0,2 -2,6 -1,4
Matériels de transport 23,8 -2,4 -0,1 -3,4 -1,2
Autres branches industrielles 86,7 -0,1 0,0 -1,8 -1,4
Construction 50,2 0,5 2,3 -3,1 -2,0
Tertiaire marchand 380,4 1,8 2,0 0,4 0,8
Commerce 120,9 0,5 0,8 -0,3 0,1
Transports 52,1 -0,3 0,6 -0,5 -0,0
Hébergement - restauration 31,7 2,6 3,4 0,6 1,1
Information - communication 8,6 0,4 3,0 -0,1 0,9
Services financiers 22,5 -0,7 0,4 -0,7 0,5
Services immobiliers 6,8 -2,1 -0,7 -1,1 0,2
Services aux entreprises 67,2 2,2 3,0 1,4 1,7
Services aux ménages 29,6 -2,2 -0,2 0,6 0,7
Intérim 40,9 14,0 8,2 3,4 3,1
Total 601,9 1,1 1,6 -0,6 0,2
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • (1) : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Emploi salarié par département et par secteur

en %
Emploi salarié par département et par secteur (en %)
2017T4 (en milliers) Glissement annuel
Industrie Construction Tertiaire marchand dont Commerce dont Intérim Total
Côte-d'Or 129,7 -1,9 1,5 1,1 0,9 11,9 0,5
Doubs 127,6 0,0 0,7 3,7 -0,5 25,0 2,3
Jura 54,5 1,1 0,3 1,4 0,8 7,3 1,2
Nièvre 36,4 -1,3 -0,3 -0,1 0,0 15,2 -0,4
Haute-Saône 39,5 -0,8 1,3 3,3 0,3 18,7 1,5
Saône-et-Loire 115,2 -1,2 -0,7 1,1 1,2 4,7 0,2
Yonne 67,7 0,7 1,0 1,7 0,6 7,4 1,4
Territoire de Belfort 31,2 0,9 0,9 2,6 -0,8 17,0 2,0
Bourgogne-Franche-Comté 601,9 -0,4 0,5 1,8 0,5 14,0 1,1
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Bourgogne-Franche-Comté

en indice base 100 au 2005 T1
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Bourgogne-Franche-Comté (en indice base 100 au 2005 T1)
Industrie Construction Tertiaire principalement marchand hors intérim dont Commerce Emploi hors intérim Bourgogne-Franche-Comté Emploi hors intérim France hors Mayotte
1er trim. 2005 100 100 100 100 100 100
2e trim. 2005 99,18 101,21 100,05 100,11 99,84 100,04
3e trim. 2005 98,32 101,95 99,97 100,21 99,54 100,06
4e trim. 2005 97,35 102,58 100,27 100,33 99,39 100,2
1er trim. 2006 96,63 103,6 100 100,09 99,08 100,34
2e trim. 2006 96 104,36 100,18 100,49 99,01 100,67
3e trim. 2006 95,25 105,12 100,62 101,04 99,03 101,05
4e trim. 2006 94,9 106,33 100,58 100,58 99 101,28
1er trim. 2007 94,56 106,71 101,03 101,12 99,14 101,78
2e trim. 2007 94,1 107,41 101,4 101,35 99,23 102,13
3e trim. 2007 93,75 108,9 102,07 101,92 99,6 102,62
4e trim. 2007 93,27 110,23 102,02 101,87 99,52 102,86
1er trim. 2008 92,69 110,74 102,92 102,37 99,82 103,06
2e trim. 2008 92,28 110,91 103,37 102,36 99,93 102,97
3e trim. 2008 92,04 111,56 103,27 102,06 99,84 102,89
4e trim. 2008 91,4 110,7 103,34 101,51 99,57 102,55
1er trim. 2009 90 110,48 103,07 101,04 98,88 101,98
2e trim. 2009 88,4 109,56 102,58 100,24 97,93 101,43
3e trim. 2009 87,2 109,01 102,47 99,89 97,38 101,01
4e trim. 2009 85,85 107,89 102,63 99,76 96,85 100,86
1er trim. 2010 84,92 107,28 102,46 99,79 96,36 100,64
2e trim. 2010 84,22 106,58 102,28 99,67 95,93 100,55
3e trim. 2010 83,64 105,71 102,46 99,7 95,73 100,64
4e trim. 2010 83,42 105,01 102,36 99,61 95,54 100,66
1er trim. 2011 83,56 104,54 102,66 99,65 95,7 100,92
2e trim. 2011 83,3 103,88 102,77 99,91 95,6 101,11
3e trim. 2011 83,02 103,5 102,95 99,78 95,56 101,08
4e trim. 2011 82,85 102,88 102,96 99,97 95,44 101,15
1er trim. 2012 82,41 102,03 103,16 99,6 95,31 101,25
2e trim. 2012 82,09 100,97 103,26 99,74 95,14 101,28
3e trim. 2012 81,74 100,19 103,28 99,71 94,95 101,24
4e trim. 2012 81,41 99,38 102,99 99,63 94,6 101,07
1er trim. 2013 80,79 97,92 102,66 99,31 94,05 100,98
2e trim. 2013 80,16 97,84 102,3 98,87 93,62 100,68
3e trim. 2013 79,81 97,23 102,35 98,99 93,46 100,79
4e trim. 2013 79,57 96,16 102,47 98,99 93,33 100,84
1er trim. 2014 79,43 95,77 102,38 98,88 93,19 100,81
2e trim. 2014 78,93 94,78 102,4 98,68 92,93 100,78
3e trim. 2014 78,53 93,64 102,06 98,25 92,49 100,62
4e trim. 2014 78,02 92,68 102,19 98,27 92,28 100,63
1er trim. 2015 77,55 91,79 102,3 98,71 92,08 100,57
2e trim. 2015 77,38 90,42 102,58 98,86 92,04 100,63
3e trim. 2015 77,21 89,4 102,66 99,43 91,92 100,67
4e trim. 2015 76,89 89,25 102,51 98,79 91,71 100,85
1er trim. 2016 76,71 88,71 102,78 98,74 91,74 101,12
2e trim. 2016 76,26 88,43 103,05 98,66 91,69 101,34
3e trim. 2016 75,82 88,28 103,43 98,15 91,71 101,57
4e trim. 2016 75,39 87,84 103,57 98,67 91,59 101,64
1er trim. 2017 75,18 88,21 104,02 99,01 91,78 101,99
2e trim. 2017 75,2 88,53 104,16 99,15 91,89 102,32
3e trim. 2017 74,9 87,94 104,04 99,2 91,67 102,55
4e trim. 2017 75,08 88,33 104,11 99,15 91,8 102,97
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié des secteurs principalement marchands dans la région Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

en indice base 100 au 2005 T1
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (en indice base 100 au 2005 T1)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
1er trim. 2005 100 100
2e trim. 2005 97,87 97,81
3e trim. 2005 104,21 103,17
4e trim. 2005 106,85 106,12
1er trim. 2006 106,74 104,05
2e trim. 2006 110,37 109,62
3e trim. 2006 110,03 108,81
4e trim. 2006 115,51 110,81
1er trim. 2007 123,43 118,25
2e trim. 2007 118,71 115,02
3e trim. 2007 116,27 112,46
4e trim. 2007 117,58 111,43
1er trim. 2008 124,33 116,66
2e trim. 2008 114,13 109,2
3e trim. 2008 103,89 102,89
4e trim. 2008 78,91 88,67
1er trim. 2009 64,1 76,99
2e trim. 2009 66,92 77,38
3e trim. 2009 73,03 81,21
4e trim. 2009 80,29 85,18
1er trim. 2010 84,33 89,87
2e trim. 2010 88,16 93,69
3e trim. 2010 94,12 97,37
4e trim. 2010 101,9 101,59
1er trim. 2011 102,94 103,2
2e trim. 2011 103,53 102,31
3e trim. 2011 102,42 102,02
4e trim. 2011 102,07 100,8
1er trim. 2012 98,64 96,87
2e trim. 2012 92,39 94,01
3e trim. 2012 87,36 89,56
4e trim. 2012 81,52 86,55
1er trim. 2013 87,67 90,08
2e trim. 2013 88,73 89,2
3e trim. 2013 91,5 91,43
4e trim. 2013 90,86 91,67
1er trim. 2014 89,58 91,45
2e trim. 2014 92,64 93,52
3e trim. 2014 87,41 90,54
4e trim. 2014 90,89 91,39
1er trim. 2015 91,98 92,22
2e trim. 2015 97,57 96,01
3e trim. 2015 97,61 98,87
4e trim. 2015 102,33 100,84
1er trim. 2016 102,51 102,41
2e trim. 2016 103,66 103,78
3e trim. 2016 110,03 107,49
4e trim. 2016 120,69 117,57
1er trim. 2017 122,48 117,86
2e trim. 2017 128,42 122,69
3e trim. 2017 134,02 124,53
4e trim. 2017 137,58 127,19
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

l'évolution d'une série statistique peut en général se décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et une composante irrégulière. La correction des variations saisonnières est une technique que les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, de manière à en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composante irrégulière).

Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé supprime les variations dues au profil saisonnier habituel d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la construction.


Emploi salarié / Emploi non salarié :

par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente.

Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.


Estimations d'emploi localisées / ESTEL / Estel :

a partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.


Intérim / Travail intérimaire / Travail temporaire :

l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).

Remarque :

Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.


Nomenclature d'activités française / NAF :

la nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

Ulrich A., Volmers G., « Une conjoncture favorable en Bourgogne-Franche-Comté fin 2017, mais moins dynamique qu’au niveau national », Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté, n° 12, avril 2018

Définitions