Dans un contexte moins favorable, l'emploi salarié cesse de progresser au 1er trimestre 2018Note de conjoncture régionale – 1er trimestre 2018

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

Dans une conjoncture nationale où l'activité économique a ralenti, la Bourgogne-Franche-Comté ne fait pas exception au premier trimestre 2018 : l'emploi salarié total ne progresse plus, l'emploi privé compensant tout juste la baisse de l'emploi public, et le taux de chômage remonte légèrement. Cependant, de nombreux indicateurs restent bien orientés : les mises en chantier de logements continuent d'augmenter, la fréquentation hôtelière est en hausse, les créations d’entreprises sont plus nombreuses et les liquidations judiciaires sont en recul.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 14
Paru le : Paru le 05/07/2018
Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 14 - juillet 2018
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Stabilité de l'emploi salarié : l'emploi privé compense la baisse dans le public

Au 1er trimestre 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 975 900 salariés. Après l’embellie de fin d’année 2017, l’emploi salarié total se stabilise dans la région alors qu’il augmente de 0,2 % au niveau national. En Bourgogne-Franche-Comté, les deux composantes de l’emploi salarié agissent en sens contraire. Dans la fonction publique, l’emploi salarié se replie par rapport au trimestre précédent : 880 emplois sont supprimés, soit une baisse de 0,4 %. Dans le privé, il progresse de 0,1 %. Pour comparaison, au niveau national, l’emploi salarié reste stable dans la fonction publique, et sa progression est plus prononcée dans le secteur privé : + 0,2 %.

Sur un an, l’emploi salarié est en hausse, dans la région comme au niveau national. Toutefois, la progression est moindre en Bourgogne-Franche-Comté (+ 0,5 %) qu’en France (+ 1,2 %). Cet écart de croissance est dû tant à la baisse plus prononcée de l’emploi salarié public dans la région (- 0,9 % contre - 0,2 % en France) qu’à la moindre hausse de l’emploi salarié privé (+ 1 % contre + 1,6 % en France) (figure 1).

Au premier trimestre 2018, 34 100 personnes résident en Bourgogne-Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse, soit 0,4 % de moins que le trimestre précédent. Cette baisse rompt avec trois trimestres de hausse.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
emploi salarié Total - Bourgogne-Franche-Comté emploi salarié Total - France hors Mayotte emploi salarié Privé - Bourgogne-Franche-Comté emploi salarié Privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,12 100,2 100,18 100,27
T2 2011 99,96 100,29 100,09 100,39
T3 2011 99,88 100,24 100,05 100,42
T4 2011 100,08 100,3 100,11 100,42
T1 2012 99,75 100,32 99,77 100,39
T2 2012 99,33 100,29 99,3 100,33
T3 2012 99,2 100,18 99,08 100,14
T4 2012 98,65 100,03 98,34 99,94
T1 2013 98,56 99,97 97,98 99,83
T2 2013 98,42 99,86 97,69 99,59
T3 2013 98,83 100,02 98,18 99,74
T4 2013 98,45 100,34 97,51 99,91
T1 2014 98,34 100,38 97,32 99,87
T2 2014 98,27 100,41 97,25 99,92
T3 2014 97,84 100,29 96,76 99,74
T4 2014 97,72 100,4 96,61 99,79
T1 2015 97,69 100,36 96,42 99,75
T2 2015 97,84 100,6 96,54 99,99
T3 2015 97,65 100,66 96,4 100,09
T4 2015 97,7 100,88 96,43 100,35
T1 2016 97,55 101,08 96,3 100,59
T2 2016 97,69 101,33 96,4 100,89
T3 2016 99,08 101,66 98,06 101,27
T4 2016 97,98 101,82 96,8 101,45
T1 2017 98,45 102,26 97,36 101,99
T2 2017 98,63 102,62 97,68 102,45
T3 2017 98,59 102,8 97,7 102,73
T4 2017 99 103,25 98,25 103,34
T1 2018 98,95 103,45 98,31 103,6
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Légère progression dans le tertiaire marchand hors intérim

Ce trimestre, la région gagne 300 emplois dans les activités du tertiaire marchand hors intérim, en particulier les services aux entreprises et l'hébergement-restauration. Les effectifs dans le commerce sont stables (figure 2).

Dans la construction (- 0,2 %) comme dans l’industrie (- 0,1 %), l’emploi salarié se replie ce trimestre, après un quatrième trimestre 2017 encourageant pour chacun des deux secteurs. Dans l’industrie, cette baisse affecte particulièrement la fabrication de matériels de transport.

L'emploi dans les services non marchands se replie de 0,2 %. C'est le quatrième trimestre consécutif de baisse. La diminution des effectifs se concentre dans les activités de l'enseignement et de l'administration publique.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,55 100,16 100,23 99,94
T2 2011 98,9 99,82 100,28 99,81
T3 2011 98,52 99,49 100,42 99,67
T4 2011 97,98 99,31 100,45 100,07
T1 2012 97,16 98,78 100,54 99,87
T2 2012 96,14 98,38 100,58 99,64
T3 2012 95,38 97,97 100,5 99,59
T4 2012 94,63 97,59 100,23 99,6
T1 2013 93,24 96,84 99,68 99,98
T2 2013 93,17 96,07 99,41 100,07
T3 2013 92,58 95,66 99,53 100,19
T4 2013 91,56 95,37 99,52 100,78
T1 2014 91,18 95,2 99,33 100,82
T2 2014 90,25 94,62 99,36 100,76
T3 2014 89,18 94,12 99,05 100,52
T4 2014 88,24 93,51 99,2 100,48
T1 2015 87,39 92,93 99,32 100,73
T2 2015 86,11 92,73 99,44 100,84
T3 2015 85,15 92,55 99,52 100,52
T4 2015 84,95 92,14 99,41 100,41
T1 2016 84,46 91,94 99,58 100,27
T2 2016 84,21 91,4 99,8 100,63
T3 2016 84,09 90,88 100,14 100,71
T4 2016 83,59 90,35 100,2 100,61
T1 2017 83,92 90,17 100,57 100,73
T2 2017 84,16 90,13 100,75 100,63
T3 2017 83,69 89,81 100,47 100,52
T4 2017 83,97 90,11 100,7 100,48
T1 2018 83,84 90,02 100,79 100,23
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Recul dans l'intérim

Le recours au travail intérimaire se tasse partout en France. Il diminue même de 0,5 % sur un trimestre dans la région après une hausse continue depuis deux ans (figure 3). Sur un an toutefois, l’intérim porte la majorité des créations nettes d’emplois dans la région, et sa progression, de 16 %, est bien supérieure à celle du niveau national : + 12 %.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 100,72 101,44
T2 2011 100,71 100,59
T3 2011 99,87 100,38
T4 2011 100,33 99,35
T1 2012 96,8 95,35
T2 2012 90,55 92,6
T3 2012 85,22 88,23
T4 2012 79,59 85,36
T1 2013 85,53 88,64
T2 2013 87,19 87,8
T3 2013 89,78 89,98
T4 2013 88,97 90,34
T1 2014 87,41 89,98
T2 2014 90,99 91,97
T3 2014 86,13 89,05
T4 2014 89,27 90,21
T1 2015 90,79 90,53
T2 2015 95,55 94,34
T3 2015 95,88 97,13
T4 2015 101,16 99,72
T1 2016 100,19 100,38
T2 2016 101,46 102,02
T3 2016 107,81 105,69
T4 2016 112,63 110,8
T1 2017 120,22 116,89
T2 2017 124,61 121,9
T3 2017 131,1 124,56
T4 2017 139,85 130,67
T1 2018 139,12 131,39
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi augmente en Saône-et-Loire, se stabilise en Côte-d’Or et baisse dans les autres départements

Au premier trimestre 2018, la Saône-et-Loire est le seul département de la région dans lequel l’emploi salarié est en hausse, de 0,6 %. Il augmente dans tous les secteurs à l’exception de l’industrie et des services non marchands. En Côte-d’Or, l’emploi salarié est stable ce trimestre, les services marchands, intérim compris, compensant les suppressions d’emplois dans les autres secteurs.

Dans tous les autres départements, l’emploi salarié se replie. Cette baisse est plus importante dans le Doubs et le Territoire de Belfort. Dans le Doubs, elle provient essentiellement du moindre recours à l’intérim (- 8,3 %). Dans le Territoire de Belfort, à la baisse de l’intérim s’ajoute le repli de l’emploi salarié dans le commerce.

D’un département à l’autre, les évolutions par secteur sont hétérogènes. Ainsi, alors que l’emploi salarié dans l’industrie diminue fortement, de 0,6 %, en Haute-Saône et en Saône-et-Loire, il progresse dans le Territoire de Belfort et dans la Nièvre (+ 0,6 %). De la même façon, dans la construction, l’emploi baisse fortement dans l’Yonne (- 2,1 %), alors qu’il augmente en Saône-et-Loire notamment.

Le chômage remonte légèrement

Dans un contexte de ralentissement de l'activité économique début 2018, le taux de chômage remonte légèrement au premier trimestre : + 0,2 point dans la région. Il demeure nettement plus bas qu’en France, 7,8 % contre 9,2 %. La Bourgogne-Franche-Comté est au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage (figure 4).

Le Jura est le département de Bourgogne-Franche-Comté où le taux de chômage est le plus faible, 6,5 %. À l'inverse, c'est dans le Territoire de Belfort qu'il est le plus élevé, 8,9 %.

Sur une année, le chômage baisse dans tous les départements de la région, en particulier dans le Territoire de Belfort, le Doubs et la Nièvre.

Figure 4Taux de chômage

En %
Taux de chômage (En %)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 8,2 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,1 9,2
T4 2011 8,3 9,3
T1 2012 8,3 9,5
T2 2012 8,7 9,7
T3 2012 8,8 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,5 10,5
T3 2013 9,2 10,3
T4 2013 9,1 10,1
T1 2014 9,1 10,1
T2 2014 9,1 10,2
T3 2014 9,2 10,3
T4 2014 9,4 10,4
T1 2015 9,3 10,3
T2 2015 9,4 10,5
T3 2015 9,3 10,4
T4 2015 9,2 10,2
T1 2016 9,1 10,2
T2 2016 9 10
T3 2016 8,9 10
T4 2016 8,8 10
T1 2017 8,4 9,6
T2 2017 8,2 9,4
T3 2017 8,4 9,7
T4 2017 7,6 9
T1 2018 7,8 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.
Avertissement

Jusqu’à présent, les estimations trimestrielles d’emploi publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. À compter du 1er janvier 2018, le champ est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveaux).

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Moins de permis de construire, mais toujours plus de mises en chantier

Les permis accordés sont moins nombreux que l’année précédente. En un an, 12 500 logements ont été autorisés à la construction en Bourgogne-Franche-Comté, soit 9 % de moins qu’un an auparavant. Cette baisse est la plus forte des régions de France métropolitaine pour lesquelles les permis accordés sont en moins grand nombre. Au niveau national, ils progressent de 3 %.

Sur un an, le nombre de permis accordés diminue particulièrement dans la Nièvre et le Doubs. Dans la région, seuls les départements de Saône-et-Loire, du Jura et de l’Yonne enregistrent une hausse.

La baisse du nombre de permis de construire ne se répercute pas encore sur les mises en chantier. Après un quatrième trimestre 2017 en baisse, celles-ci s'inscrivent à nouveau dans la tendance haussière entamée mi 2016. Sur un an, le nombre de logements commencés progresse en effet de 20 %, plus qu’en moyenne nationale, 10 %. La Bourgogne-Franche-Comté est la région métropolitaine où la progression est la plus forte (figure 5).

Le nombre de logements commencés augmente par rapport à l’année précédente dans tous les départements de la région, à l’exception du Jura où il est stable. La croissance est particulièrement prononcée en Haute-Saône, dans l’Yonne et le Doubs.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (Indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100 101,43
févr. 2011 100,72 102,37
mars 2011 102,17 103,46
avril 2011 101,45 103,82
mai 2011 103,62 104,98
juin 2011 102,17 103,77
juil. 2011 101,45 103,36
août 2011 100 102,83
sept. 2011 97,83 102,27
oct. 2011 96,38 101,21
nov. 2011 97,1 102,8
déc. 2011 97,83 104,13
janv. 2012 97,1 103,62
févr. 2012 97,1 103,48
mars 2012 94,93 103,75
avril 2012 95,65 102,2
mai 2012 92,75 99,78
juin 2012 93,48 99,95
juil. 2012 92,75 99,4
août 2012 92,03 98,77
sept. 2012 89,86 96,79
oct. 2012 89,86 96,16
nov. 2012 87,68 92,63
déc. 2012 87,68 92,56
janv. 2013 86,96 92,19
févr. 2013 86,23 92,44
mars 2013 88,41 91,4
avril 2013 89,86 92,41
mai 2013 88,41 92,75
juin 2013 87,68 92,63
juil. 2013 86,23 92,39
août 2013 86,96 91,98
sept. 2013 86,96 92
oct. 2013 84,78 90,58
nov. 2013 84,06 89,44
déc. 2013 81,16 86,71
janv. 2014 80,43 86,39
févr. 2014 81,16 84,85
mars 2014 76,81 83,64
avril 2014 73,19 83,33
mai 2014 71,74 82,75
juin 2014 70,29 82,02
juil. 2014 68,12 81,88
août 2014 67,39 81,61
sept. 2014 65,22 81,39
oct. 2014 65,22 81,05
nov. 2014 63,04 81,13
déc. 2014 63,77 80,96
janv. 2015 63,04 80,26
févr. 2015 62,32 80,38
mars 2015 61,59 80,14
avril 2015 63,04 79,41
mai 2015 63,77 78,98
juin 2015 63,04 79,53
juil. 2015 65,22 79,02
août 2015 66,67 79,41
sept. 2015 67,39 79,85
oct. 2015 66,67 80,14
nov. 2015 68,12 80,52
déc. 2015 65,94 81,32
janv. 2016 65,22 81,75
févr. 2016 64,49 82,48
mars 2016 67,39 82,29
avril 2016 65,94 83,11
mai 2016 66,67 84,7
juin 2016 66,67 85,04
juil. 2016 65,94 85,67
août 2016 64,49 85,81
sept. 2016 65,22 86,32
oct. 2016 65,94 87,46
nov. 2016 67,39 88,5
déc. 2016 68,12 89,2
janv. 2017 70,29 90,79
févr. 2017 70,29 91,81
mars 2017 69,57 94,13
avril 2017 73,19 95,36
mai 2017 75,36 96,06
juin 2017 77,54 97,2
juil. 2017 78,26 98,67
août 2017 78,99 99,44
sept. 2017 78,26 100,39
oct. 2017 79,71 101,04
nov. 2017 78,99 101,74
déc. 2017 81,88 103,77
janv. 2018 81,88 103,79
févr. 2018 84,06 103,7
mars 2018 84,06 102,97
avril 2018 80,43 102,49
mai 2018 81,88 102,03
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Fréquentation hôtelière en hausse

Au 1er trimestre 2018, les hôtels de la région ont enregistré 1 381 000 nuitées, soit 3 % de plus qu’au 1er trimestre 2017. Cette progression est plus faible qu'au niveau national : + 5 % (figure 6).

Le tourisme d’affaires, qui représente la majorité des nuitées, est en léger recul par rapport à l’année précédente ( 0,8 %). En revanche, le tourisme d’agrément augmente fortement : + 8,4 %.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ( En %)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
T1 2011 0,46 2,5
T2 2011 -0,23 3,15
T3 2011 -0,02 3,01
T4 2011 1,61 4,69
T1 2012 -0,16 2,25
T2 2012 -3,78 -0,83
T3 2012 -2,33 -0,76
T4 2012 -4,13 0,22
T1 2013 -3,75 -0,37
T2 2013 -1,13 -0,68
T3 2013 -2,3 0,07
T4 2013 -0,3 -0,53
T1 2014 0,25 -2,91
T2 2014 1,8 -0,93
T3 2014 0,71 -1,73
T4 2014 3 -0,89
T1 2015 5,1 2,37
T2 2015 4,16 2,05
T3 2015 5,63 3,43
T4 2015 5,32 -1,01
T1 2016 5,81 2,01
T2 2016 -2,03 -3,65
T3 2016 -2,17 -4,02
T4 2016 1,02 4,98
T1 2017 -0,54 2,61
T2 2017 3,02 6,44
T3 2017 3,17 5,38
T4 2017 1,88 5,31
T1 2018 2,65 5,21
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Forte augmentation des créations de micro-entreprises

Au 1er trimestre 2018, 4 700 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 12 % de plus qu’au trimestre précédent. Cette hausse est plus marquée qu’en moyenne nationale (+ 5 %).

Les créations d’entreprises individuelles au régime du micro-entrepreneur sont en nette hausse dans la région (+ 23 %). Les créations d’entreprises « classiques » augmentent également, mais plus modérément : + 5 % (figure 7).

Les créations sont plus nombreuses qu’au trimestre précédent dans tous les grands secteurs d’activité. La hausse est particulièrement marquée dans la construction et les services.

Figure 7Créations d'entreprises

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Créations d'entreprises (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entr. France entière hors micro-entr. Bourgogne-Franche-Comté y/c micro-entr. France entière y/c micro-entr.
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 98,59 99,22 90,98 91,21
T2 2011 96,4 98,27 90,19 91,65
T3 2011 96,4 99,09 88,17 91,61
T4 2011 98,17 99,1 90,56 92,7
T1 2012 90,87 94,78 94,17 93,88
T2 2012 90,61 91,79 90,21 91,9
T3 2012 91,55 92,28 88,27 91,35
T4 2012 92,28 93,2 91,52 89,76
T1 2013 95,62 100,3 90,75 90,58
T2 2013 96,4 101,26 88,9 89,96
T3 2013 98,12 101,68 86,13 89,06
T4 2013 97,86 104,04 85,88 91,35
T1 2014 95,36 103,79 90,63 92,01
T2 2014 93,27 103,21 84,42 91,43
T3 2014 91,71 101,9 87,94 92,86
T4 2014 96,66 103,53 89,56 93,17
T1 2015 106,62 111,01 83,21 87,36
T2 2015 108,5 115,48 77,11 87,07
T3 2015 110,12 118,28 78,42 87,88
T4 2015 116,22 120,46 80,9 89,18
T1 2016 118,41 122,68 83,96 90,74
T2 2016 122,12 128 83,59 95,03
T3 2016 119,87 129,98 80,07 92,02
T4 2016 118,31 127,01 78,94 91,71
T1 2017 119,51 130,14 83,71 95,15
T2 2017 124,1 130,9 80,86 94,95
T3 2017 135,73 135,38 86,63 99,45
T4 2017 134,53 142,24 88,44 106,72
T1 2018 140,74 144,47 98,75 111,96
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Diminution du nombre de défaillances d'entreprises

Les défaillances d’entreprises repartent à la baisse ce trimestre. Sur un an, elles reculent de 1 %. Au niveau national, la baisse est plus marquée : 7 %.

Dans la région, les défaillances diminuent dans la construction, restent stables dans l’hébergement-restauration et les services, mais augmentent dans le secteur regroupant le commerce et la réparation automobile.

Figure 8Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (Indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,11 100,05
févr. 2011 103,33 100,01
mars 2011 101,54 99,36
avril 2011 101,93 98,97
mai 2011 104,04 100,3
juin 2011 102,76 99,27
juil. 2011 102,59 98,66
août 2011 102,5 98,73
sept. 2011 102,28 98,35
oct. 2011 102,02 98,49
nov. 2011 100,22 98,79
déc. 2011 100,53 98,61
janv. 2012 100,18 99,39
févr. 2012 101,8 99,42
mars 2012 103,2 98,69
avril 2012 103,9 98,95
mai 2012 102,02 97,57
juin 2012 102,89 97,65
juil. 2012 104,17 99
août 2012 104,74 98,83
sept. 2012 103,73 98,38
oct. 2012 105,09 99,98
nov. 2012 106,89 100,13
déc. 2012 107,89 101,27
janv. 2013 107,59 101,04
févr. 2013 106,36 100,84
mars 2013 107,68 100,65
avril 2013 108,29 101,76
mai 2013 107,72 102,02
juin 2013 107,28 102,37
juil. 2013 107,15 103,12
août 2013 106,67 103,02
sept. 2013 106,84 103,82
oct. 2013 108,42 103,76
nov. 2013 107,98 103,59
déc. 2013 108,64 103,65
janv. 2014 108,38 103,82
févr. 2014 108,29 104,8
mars 2014 104,08 104,77
avril 2014 103,68 104,96
mai 2014 104,61 104,53
juin 2014 104,34 104,7
juil. 2014 105,44 104,7
août 2014 106,23 104,71
sept. 2014 106,67 105
oct. 2014 105,53 104,8
nov. 2014 104,82 104,87
déc. 2014 102,59 103,43
janv. 2015 103,38 103,92
févr. 2015 104,08 103,76
mars 2015 106,49 105,63
avril 2015 107,59 105,72
mai 2015 103,95 103,53
juin 2015 106,14 104,99
juil. 2015 104,08 104,53
août 2015 102,63 104,12
sept. 2015 102,98 104,29
oct. 2015 102,06 102,87
nov. 2015 102,68 103,15
déc. 2015 103,68 104,44
janv. 2016 102,46 103,2
févr. 2016 101,8 102,56
mars 2016 101,1 101,22
avril 2016 99,61 100,17
mai 2016 101,36 102,61
juin 2016 98,42 101,19
juil. 2016 97,81 99,57
août 2016 97,11 99,44
sept. 2016 94,78 98,41
oct. 2016 92,98 98,1
nov. 2016 91,45 97,65
déc. 2016 89,78 96,04
janv. 2017 88,64 95,8
févr. 2017 87,68 94,88
mars 2017 85,96 94,69
avril 2017 83,51 93,44
mai 2017 84,04 93,45
juin 2017 84,91 92,38
juil. 2017 85,18 92,19
août 2017 85,53 92,24
sept. 2017 85,96 91,19
oct. 2017 85,88 90,88
nov. 2017 86,89 90,29
déc. 2017 87,02 90,51
janv. 2018 85,88 89,63
févr. 2018 85,04 89,15
mars 2018 84,78 88,01
avril 2018 84,52 87,57
  • Notes : données mensuelles brutes au 28 juin 2018, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 28 juin 2018, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Moins d’inscrits à Pôle emploi

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en légère diminution ce trimestre en Bourgogne-Franche-Comté. La région compte ainsi 216 180 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C à la fin du 1er trimestre 2018, soit 0,2 % de moins qu’au trimestre précédent. Cette tendance est plus favorable qu'en France où le nombre de demandeurs reste stable.

Contrairement à la tendance des deux trimestres précédents, les inscrits de 50 ans ou plus sont moins nombreux que fin 2017 (0,3 %). À l’inverse, ceux de moins de 25 ans augmentent de 0,7 %. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée continue d’augmenter (+ 1,9 %).

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi recule dans tous les départements de la région, à l’exception du Doubs (+ 0,3 %). C’est dans la Nièvre que la diminution est la plus marquée (1,5 %).

Contexte national : l’activité économique française croîtrait en 2018 à un rythme moins soutenu qu’en 2017

En France, l’activité économique a ralenti début 2018 (+0,2 %) après un quatrième trimestre 2017 dynamique (+0,7 %). L’investissement des entreprises a calé du fait du repli de l’investissement en biens manufacturés. La consommation des ménages a été atone au premier trimestre, à l’image de sa faible progression en 2017. Enfin, les échanges extérieurs se sont légèrement repliés, la contribution du commerce extérieur à la croissance s’annulant en début d’année, après avoir été nettement positive fin 2017.

Le climat des affaires s’est replié depuis son point haut de la fin 2017 mais reste à un niveau élevé. Le PIB progresserait de 1,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017. L’emploi marchand resterait dynamique mais ralentirait en 2018, permettant tout de même une poursuite de la baisse du taux de chômage qui s’établirait à 8,8 % en fin d’année.

Contexte international : le commerce mondial resterait solide mais ralentirait un peu

Début 2018, le commerce mondial garderait de l’élan mais décélérerait un peu après une franche reprise fin 2017. Les tensions protectionnistes pourraient, par ailleurs, peser sur la vigueur des échanges internationaux. L’inflation s’élèverait franchement aux États-Unis et un peu moins en zone euro, portée par la diffusion des hausses de prix de l’énergie.

D’ici fin 2018, la politique budgétaire expansionniste porterait l’accélération de l’activité aux États-Unis, mais intervenant en haut de cycle, elle contribuerait à la hausse des prix et pourrait présenter un risque sur les taux d’intérêt américains. Dans les autres économies avancées, l’activité augmenterait un peu moins vite qu’en 2017.