Montpellier Méditerranée Métropole - Un territoire à l’attractivité très contrastée

Stéphane Méloux, Séverine Pujol, Insee

Entre 2013 et 2014, Montpellier Méditerranée Métropole gagne 3 400 habitants dans ses échanges avec le reste de la France. Le territoire est excédentaire avec presque toutes les régions, comme avec le reste de l’Occitanie, qui représente près de la moitié des échanges. Cette attractivité est exclusivement due aux étudiants, notamment en 1er cycle, qui affluent dans ce pôle universitaire d’envergure nationale. En dehors des étudiants, la métropole montpelliéraine perd des habitants : souvent des jeunes ménages qui s’installent en périphérie afin d’accéder à la propriété ou à une maison individuelle. En périphérie, parmi les actifs ayant un emploi et récemment installés, quatre sur dix viennent de Montpellier Méditerranée Métropole.

Insee Analyses Occitanie
No 64
Paru le : Paru le 14/12/2018
Stéphane Méloux, Séverine Pujol, Insee
Insee Analyses Occitanie  No 64 - décembre 2018

Au 1er janvier 2015, Montpellier Méditerranée Métropole compte 457 800 habitants. Ce territoire, composé de 31 communes, est l’une des métropoles les plus attractives de France : entre 2010 et 2015, sa population augmente de 1,9 %, en moyenne chaque année, dont 1,2 % résulte du seul excédent migratoire, c’est-à-dire du solde entre les arrivées et les départs.

Entre 2013 et 2014, Montpellier Méditerranée Métropole gagne 3 400 habitants dans ses échanges avec les autres territoires français : 27 500 personnes s’y installent alors que 24 100 en partent.

Parmi les métropoles françaises, Montpellier Méditerranée Métropole bénéficie du quatrième excédent migratoire le plus important en volume. Elle se situe derrière les métropoles de Bordeaux, Nantes et Rennes, les deux premières étant néanmoins bien plus peuplées. Montpellier devance ainsi son homologue régional, Toulouse Métropole, qui gagne 1 000 habitants au jeu des migrations résidentielles.

Le territoire est bénéficiaire dans ses échanges migratoires avec toutes les régions (figure 1), excepté la Nouvelle-Aquitaine avec qui les échanges sont équilibrés. Avec le reste de l’Occitanie, le solde est largement excédentaire bien que la métropole perde des habitants au profit du reste de l’Hérault et de la Haute-Garonne. L’Occitanie constitue la principale zone d’échange, avec près de la moitié des flux migratoires (48 %).

Figure 1Montpellier Méditerranée Métropole gagne des habitants, excepté avec sa périphérieSoldes migratoires entre Montpellier Méditerranée Métropole, sa périphérie et les régions françaises

Montpellier Méditerranée Métropole gagne des habitants, excepté avec sa périphérie
Code_1 Territoire_1 Code_2 Territoires_2 Solde
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 11 Île-de-France 566
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 76 Occitanie 950
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 315
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 84 Auvergne-Rhône-Alpes ns
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 000 Autres région 1 983
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 34344 CA du Pays de l'Or 413
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 34340 CC du Pays de Lunel 113
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 34341 CA du Bassin de Thau - 95
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 34343 CC du Grand Pic-St-Loup - 450
34337 Montpellier Méditerranée Métropole 34328 CC Vallée de l'Hérault - 454
  • ns : non significatif
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Figure 1Montpellier Méditerranée Métropole gagne des habitants, excepté avec sa périphérieSoldes migratoires entre Montpellier Méditerranée Métropole, sa périphérie et les régions françaises

  • ns : non significatif
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Une attractivité liée aux étudiants

L’attractivité exceptionnelle de Montpellier Méditerranée Métropole repose essentiellement sur les étudiants, seule catégorie de population pour laquelle le solde migratoire est positif.

Entre 2013 et 2014, la métropole de Montpellier gagne près de 5 000 étudiants 1 . Grâce à son pôle universitaire d’envergure nationale, 47 % de cet excédent migratoire estudiantin résulte des échanges avec les autres régions. La métropole gagne ainsi plus d’étudiants qu’elle n’en perd avec Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 700) et, dans une moindre mesure, avec Auvergne-Rhône-Alpes (+ 400). L’Île-de-France est la seule région avec laquelle le solde migratoire des étudiants est négatif (- 200), Paris attirant de nombreux étudiants en 2e ou 3e cycle. Dans les échanges entre métropoles, Montpellier Méditerranée Métropole perd des étudiants avec celles de Lyon et Toulouse.

Cette très forte attractivité de Montpellier Méditerranée Métropole s’exerce en grande partie sur les étudiants inscrits en 1er cycle : ils contribuent pour les trois quarts à l’excédent migratoire des étudiants. La majorité des étudiants qui s’installent dans la métropole montpelliéraine commencent leurs études supérieures et ne sont pas encore diplômés. Parallèlement, d’autres poursuivent leurs études ailleurs : 56 % des étudiants quittant la métropole ont déjà un diplôme du supérieur. Cette proportion atteint même 68 % lorsqu’ils partent à Paris.

1 Est considéré dans cette étude comme étudiant, toute personne âgée de 16 à 29 ans, inscrite dans un établissement d’enseignement et titulaire d’au moins un baccalauréat ou un diplôme de niveau équivalent.

Les jeunes adultes quittent plus souvent la métropole qu’ils ne s’y installent

Dans les échanges entre la métropole montpelliéraine et le reste de la France, le déficit migratoire est le plus fort pour les jeunes adultes, âgés de 25 à 34 ans (figure 2). Entre 2013 et 2014, la métropole en perd plus de 1 000. Les départs de ces jeunes adultes vers le reste de l’Occitanie et vers les régions du sud continental (Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes) sont nettement plus importants que les arrivées. À l’inverse, la métropole gagne des habitants en provenance d’Île-de-France et, dans une moindre mesure, des Hauts-de-France et du Grand Est.

Cependant, ce constat est à relativiser car toutes les autres métropoles françaises perdent également des jeunes adultes au jeu des échanges migratoires, à l’exception de celles de Nantes et de Rennes. Après une arrivée massive de jeunes venus pour leurs études, ces territoires ne retiennent pas toute cette population quand elle arrive en début de vie active. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces départs plus nombreux : la quête d’un premier emploi, celle d’un logement plus spacieux ou moins onéreux en dehors de la ville, un retour dans la région d’origine…

Figure 2Un déficit marqué pour les 25-29 ansSoldes migratoires de Montpellier Méditerranée Métropole, par tranche d’âge

Un déficit marqué pour les 25-29 ans
Tranche d’âge Entrants Sortants Solde
1 à 4 ans 940 1 204 - 264
5 à 9 ans 876 875 1
10 à 14 ans 811 636 175
15 à 19 ans 4 556 1 618 2938
20 à 24 ans 7 764 6 318 1446
25 à 29 ans 3 711 4 400 - 689
30 à 34 ans 2 302 2 550 - 248
35 à 39 ans 1 470 1 485 - 15
40 à 44 ans 1 121 1 125 - 4
45 à 49 ans 845 863 - 19
50 à 54 ans 750 696 54
55 à 59 ans 580 594 - 13
60 à 64 ans 546 527 19
65 à 69 ans 461 426 35
70 à 74 ans 258 224 34
75 ans ou plus 511 611 - 100
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Figure 2Un déficit marqué pour les 25-29 ansSoldes migratoires de Montpellier Méditerranée Métropole, par tranche d’âge

  • Source : Insee, recensement de la population 2014

À partir de 35 ans, les mouvements migratoires s’équilibrent. La métropole de Montpellier continue à perdre des habitants au profit des régions du sud, mais les arrivées des autres régions, notamment du quart nord-est du pays, compensent les départs. Ce constat vaut autant pour les habitants qui sont en âge d’être actifs que pour les retraités.

La métropole perd des habitants au profit de sa périphérie

Entre 2013 et 2014, quelque 5 500 personnes, étudiantes ou non, quittent la métropole pour s’installer dans l’une des cinq intercommunalités limitrophes 2 alors que 4 700 font le chemin inverse. Dans ses échanges avec la périphérie, Montpellier Méditerranée Métropole perd donc 800 habitants (figure 1). Ce déficit de proximité se mesure aussi à l’aune des échanges avec le reste de l’aire urbaine  : les mouvements migratoires se font davantage de la ville vers sa couronne périurbaine, comme d’ailleurs dans toutes les métropoles françaises.

La situation est cependant variable selon les territoires voisins. La métropole gagne ainsi plus d’habitants qu’elle n’en perd dans ses échanges avec les deux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de l’est : la communauté d’agglomération (CA) du Pays de l’Or, autour de Mauguio, et la communauté de communes (CC) du Pays de Lunel (figure 1).

Montpellier Méditerranée Métropole contribue pour plus de 30 % au renouvellement de la population de l’ensemble des EPCI limitrophes. La contribution est la plus élevée dans la CC du Grand Pic Saint-Loup : dans ce territoire, un nouvel habitant sur deux vient de la métropole montpelliéraine. Il est vrai que l’agglomération de Montpellier (définitions) englobe certaines des communes les plus importantes de cet EPCI.

Plus largement, les partants de la métropole s’installent dans des communes très proches ou bien desservies par les principaux axes de communication (figure 3). Parmi les départs vers la périphérie, plus d’un sur deux se fait vers une commune jouxtant Montpellier Méditerranée Métropole.

2 Communauté d’agglomération (CA) Sète Agglopôle Méditerranée, communauté de communes (CC) du Pays de Lunel, CA du Pays de l’Or, CC du Grand Pic Saint-Loup, CC de la Vallée de l’Hérault.

Figure 3Les partants privilégient les communes proches de la métropole et des grands axes de communicationDestination des partants de Montpellier Méditerranée Métropole vers les communes des EPCI limitrophes

Les partants privilégient les communes proches de la métropole et des grands axes de communication
Code commune Commune Effectif
34154 Mauguio 481
34301 Sète 301
34145 Lunel 228
34247 Saint-Clément-de-Rivière 217
34255 Saint-Gély-du-Fesc 204
34309 Teyran 193
34114 Gignac 183
34113 Gigean 175
34108 Frontignan 160
34192 Palavas-les-Flots 157
34239 Saint-André-de-Sangonis 142
34344 La Grande-Motte 131
34159 Mireval 129
34240 Saint-Aunès 128
34274 Saint-Martin-de-Londres 120
34276 Saint-Mathieu-de-Tréviers 118
34333 Vic-la-Gardiole 114
34163 Montarnaud 114
34320 Vailhauquès 94
34272 Saint-Just 87
34248 Sainte-Croix-de-Quintillargues 85
34213 Poussan 83
34153 Les Matelles 83
34151 Marsillargues 81
34157 Mèze 76
34176 Mudaison 75
34146 Lunel-Viel 70
34050 Candillargues 67
34127 Lansargues 65
34035 La Boissière 64
34014 Assas 62
34010 Aniane 61
34321 Valergues 57
34282 Saint-Paul-et-Valmalle 50
34341 Villeveyrac 46
34023 Balaruc-les-Bains 43
34102 Fontanès 41
34265 Saint-Jean-de-Cornies 40
34165 Montbazin 38
34267 Saint-Jean-de-Fos 38
34210 Le Pouget 38
34033 Boisseron 35
34288 Saint-Sériès 34
34078 Claret 31
34242 Saint-Bauzille-de-Montmel 30
34082 Combaillaux 26
34322 Valflaunès 26
34215 Pouzols 26
34296 Saussines 25
34343 Viols-le-Fort 24
34246 Saint-Christol 23
34012 Argelliers 23
34290 Saint-Vincent-de-Barbeyrargues 22
34110 Galargues 22
34222 Puilacher 22
34263 Saint-Hilaire-de-Beauvoir 21
34173 Montpeyroux 21
34118 Guzargues 20
34150 Marseillan 19
34043 Buzignargues 19
34281 Saint-Pargoire 16
34204 Plaissan 16
34266 Saint-Jean-de-Cuculles 15
34131 Lauret ns
34039 Bouzigues ns
34024 Balaruc-le-Vieux ns
34330 Vérargues ns
34313 Tressan ns
34340 Villetelle ns
34152 Mas-de-Londres ns
34328 Vendémian ns
34241 Saint-Bauzille-de-la-Sylve ns
34318 Vacquières ns
34221 Puéchabon ns
34314 Le Triadou ns
34177 Murles ns
34060 Causse-de-la-Selle ns
34294 Saturargues ns
34208 Popian ns
34066 Cazevieille ns
34185 Notre-Dame-de-Londres ns
34099 Ferrières-les-Verreries ns
34047 Campagnan ns
34122 Jonquières ns
34143 Loupian ns
34297 Sauteyrargues ns
34016 Aumelas ns
34029 Bélarga ns
34342 Viols-en-Laval ns
34112 Garrigues ns
34287 Saint-Saturnin-de-Lucian ns
34280 Saint-Nazaire-de-Pézan ns
34125 Lagamas ns
34261 Saint-Guilhem-le-Désert ns
34262 Saint-Guiraud ns
  • ns : non significatif
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Figure 3Les partants privilégient les communes proches de la métropole et des grands axes de communicationDestination des partants de Montpellier Méditerranée Métropole vers les communes des EPCI limitrophes

  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Entre 2013 et 2014, 39 % des couples avec enfants qui quittent Montpellier Méditerranée Métropole s’installent dans l’un des cinq EPCI limitrophes. Les couples avec enfants sont près de deux fois plus nombreux à quitter la métropole pour s’installer en périphérie que l’inverse (figure 4). La métropole perd aussi des couples sans enfants. À l’inverse, elle gagne des ménages d’une personne, en grande partie du fait des étudiants, comme c’est le cas de toutes les grandes villes universitaires.

Figure 4Dans ses échanges avec la périphérie, la métropole de Montpellier perd de nombreux couples avec enfantsFlux d’échanges migratoires de Montpellier Méditerranée Métropole avec les EPCI limitrophes selon le type de ménages

Dans ses échanges avec la périphérie, la métropole de Montpellier perd de nombreux couples avec enfants
Entrants Sortants Solde
Personnes seules 1 238 781 458
Personnes sans lien familial 171 111 60
Familles monoparentales 317 180 137
Couples sans enfant 446 530 - 84
Couples avec enfants 378 663 - 285
Périphérie 2 551 2 265 286
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Figure 4Dans ses échanges avec la périphérie, la métropole de Montpellier perd de nombreux couples avec enfantsFlux d’échanges migratoires de Montpellier Méditerranée Métropole avec les EPCI limitrophes selon le type de ménages

  • Source : Insee, recensement de la population 2014

En périphérie, quatre nouveaux actifs en emploi sur dix viennent de la métropole

La métropole de Montpellier contribue pour une large part à l’installation de nouveaux actifs ayant un emploi dans sa périphérie : 40 % des actifs en emploi qui s’y installent viennent de la métropole. C’est cependant un constat que l’on peut faire pour la plupart des grandes villes.

Parmi les actifs en emploi partis vers la périphérie, deux sur trois travaillent dans la métropole montpelliéraine. Cette proportion n’est cependant pas homogène entre les cinq EPCI (figure 5). Les actifs partis dans la CA du Pays de l’Or ou dans les CC de la Vallée de l’Hérault et du Grand Pic Saint-Loup travaillent davantage dans la métropole (entre 69 % et 73 %). Il est vrai que ces trois EPCI ne disposent pas de pôles d’emploi importants et sont de fait tournés vers Montpellier, étant presque entièrement inclus dans sa couronne périurbaine.

La part des actifs partis s’installer dans la CC du Pays de Lunel ou dans la CA Sète Agglopôle Méditerranée, et travaillant dans la métropole montpelliéraine, est plus faible (54 %). Ces deux territoires sont constitués autour d’un pôle d’emploi important, notamment Sète. Par ailleurs, la CC du Pays de Lunel est aussi tournée vers la région nîmoise.

Pour les autres catégories de population, notamment les retraités, la contribution de Montpellier Méditerranée Métropole est plus faible, les origines des arrivants dans ces périphéries étant plus variées. Ainsi, seuls 17 % des retraités qui s’installent dans ces communes proches viennent de la métropole. En périphérie, quatre nouveaux actifs en emploi sur dix viennent de la métropole.

Figure 5La majorité des actifs en emploi qui s’installent en périphérie travaillent dans la métropoleRépartition des actifs quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour différents ECPI, selon leur lieu de travail (en %)

La majorité des actifs en emploi qui s’installent en périphérie travaillent dans la métropole - Lecture : parmi les actifs en emploi quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer dans la CC du Pays de l’Or, 70 % travaillent dans la métropole, 21 % dans la CC du Pays de l’Or et 9 % travaillent ailleurs.
EPCI Travaillent dans Montpellier Méditerranée Métropole Travaillent dans l’EPCI de résidence Travaillent ailleurs
CA Sète Agglopôle Méditerranée 54 32 14
CC du Pays de Lunel 54 22 24
CC du Grand Pic St Loup 69 19 12
CA du Pays de l'Or 70 21 9
CC de la Vallée de l'Hérault 73 12 15
  • Lecture : parmi les actifs en emploi quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer dans la CC du Pays de l’Or, 70 % travaillent dans la métropole, 21 % dans la CC du Pays de l’Or et 9 % travaillent ailleurs.
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Figure 5La majorité des actifs en emploi qui s’installent en périphérie travaillent dans la métropoleRépartition des actifs quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour différents ECPI, selon leur lieu de travail (en %)

  • Lecture : parmi les actifs en emploi quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer dans la CC du Pays de l’Or, 70 % travaillent dans la métropole, 21 % dans la CC du Pays de l’Or et 9 % travaillent ailleurs.
  • Source : Insee, recensement de la population 2014

Encadrés

La moitié des arrivées en provenance de l’étranger sont motivées par les études

Entre 2013 et 2014, 4 000 personnes en provenance de l’étranger s’installent dans la métropole de Montpellier. Les arrivants de l’étranger représentent 0,9 % de la population de la métropole. Cette part est légèrement plus faible que celle observée pour Toulouse Métropole (1,0 %), mais plus élevée que celle des métropoles de Nantes, Bordeaux ou Rennes (0,6 %).

Ces nouveaux habitants sont jeunes, la moitié ont entre 18 et 25 ans, et ils sont pour la plupart étudiants (47 %). Ces étudiants arrivant de l’étranger représentent 16 % des nouveaux étudiants, proportion comparable à celle observée à Lyon Métropole, mais inférieure à celles des métropoles de Paris, Nice et Strasbourg.

Plus du tiers des étudiants venant de l’étranger ont la nationalité française. Il peut s’agir de jeunes partis vivre à l’étranger avec leurs parents et qui reviennent en France pour leurs études, mais aussi de jeunes étudiants de retour d’une année passée à l’étranger dans le cadre de programmes européens (Erasmus) ou de partenariats internationaux.

La Chine est le premier pays de provenance des étudiants venus de l’étranger pour habiter dans la métropole de Montpellier, suivie du Royaume-Uni, du Maroc et de l’Espagne.

30 % des ménages deviennent propriétaires lorsqu’ils emménagent en périphérie

En 2015, déménager de Montpellier Méditerranée Métropole vers l’un des cinq EPCI limitrophes (figure 6) est l’occasion pour 30 % des ménages d’accéder à la propriété, notamment dans la vallée de l’Hérault (37 %). Ces ménages sont jeunes : 44 % ont moins de 40 ans.

Parallèlement, 40 % des ménages quittent un appartement pour habiter une maison. Au total, en comptabilisant les ménages qui vivaient déjà dans une maison avant leur déménagement, 60 % des nouveaux ménages s’installent dans un logement individuel de cette périphérie. Il est vrai que l’offre de maisons y est bien plus développée que dans la métropole. Les maisons individuelles y représentent 53 % des logements, contre 33 % dans la métropole. Cette proportion atteint même 85 % dans la CC du Grand Pic Saint-Loup et la CC de la Vallée de l’Hérault.

En outre, près de la moitié (45 %) des ménages qui quittent Montpellier Méditerranée Métropole pour la périphérie emménagent dans un logement ayant au moins une chambre supplémentaire.

Figure 6Emménager en périphérie pour vivre ou rester dans une maisonMaintien et accession à la propriété et au logement individuel pour les ménages qui quittent Montpellier Méditerranée Métropole, selon le lieu d’installation (en %)

Emménager en périphérie pour vivre ou rester dans une maison - Lecture : 30 % des ménages quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer en périphérie deviennent propriétaires. Ils sont 25 % à le devenir lorsqu’ils quittent Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer ailleurs.
Ménages qui s'installent ailleurs Ménages qui s'installent en périphérie
Logement individuel Accès 34,5 40,0
Maintien 13,1 19,8
Propriété Accès 24,9 30,1
Maintien 11,4 17,1
  • Lecture : 30 % des ménages quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer en périphérie deviennent propriétaires. Ils sont 25 % à le devenir lorsqu’ils quittent Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer ailleurs.
  • Source : Insee, fichier démographique des logements et des individus (Fidéli) 2016

Figure 6Emménager en périphérie pour vivre ou rester dans une maisonMaintien et accession à la propriété et au logement individuel pour les ménages qui quittent Montpellier Méditerranée Métropole, selon le lieu d’installation (en %)

  • Lecture : 30 % des ménages quittant Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer en périphérie deviennent propriétaires. Ils sont 25 % à le devenir lorsqu’ils quittent Montpellier Méditerranée Métropole pour s’installer ailleurs.
  • Source : Insee, fichier démographique des logements et des individus (Fidéli) 2016

Sources

Le Fichier démographique des logements et des individus (Fidéli) est une nouvelle source statistique issue de divers fichiers fiscaux. Disposant de la caractéristique de la personne (de son ménage et de son logement) avant et après la migration, elle permet une analyse des parcours résidentiels. Les migrations des personnes sont observées uniquement lorsque celles-ci paient une taxe d’habitation en leur nom. Les étudiants qui ne paient pas de taxe d’habitation et sont rattachés fiscalement à leurs parents sont localisés dans le ménage de leurs parents. Pour cette raison, cette étude n’utilise cette source que pour les ménages dont la personne de référence a au moins 25 ans.

Définitions

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année.

La notion d'unité urbaine correspond à celle plus communément admise d’agglomération (zone de bâti continu qui compte au moins 2 000 habitants). L’aire urbaine, comme celle de Montpellier, est un ensemble de communes constitué par un grand pôle urbain (unité urbaine d’au moins 10 000 emplois) et par des communes dont au moins 40 % de la population ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.

Le terme métropole est employé ici dans son sens politique : c’est la forme la plus intégrée de l’intercommunalité, créée par la loi de réforme des collectivités territoriales de 2010, remaniée par les lois dites MAPTAM (2014) et NOTRe (2015). C’est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), tout comme la communauté urbaine, la communauté d’agglomération ou la communauté de communes, c’est-à-dire un regroupement de communes ayant pour objet l'élaboration de « projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité ».

Pour en savoir plus

« Montpellier Méditerranée Métropole - Un territoire dynamique qui resterait jeune à l’horizon 2040 », Insee Analyses Occitanie n° 65, décembre 2018

« Montpellier Méditerranée Métropole – Diagnostic des territoires », Insee Dossier Occitanie n° 1, juillet 2016