La conjoncture économique se dégrade au 3e trimestre 2018 en Bourgogne-Franche-ComtéNote de conjoncture régionale - 3ᵉ trimestre 2018

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

L'emploi salarié poursuit son repli en Bourgogne-Franche-Comté au troisième trimestre 2018 : il recule dans le privé et dans la fonction publique par rapport au trimestre précédent. Le recours à l'intérim est en forte baisse après avoir atteint son plus haut niveau fin 2017. Le chômage est en hausse tout comme les inscriptions à Pôle emploi. Du côté de l’entreprenariat, seules les créations d'entreprises individuelles au régime du micro-entrepreneur progressent. Comparé à l’an dernier, la fréquentation hôtelière est en baisse et la saison d’été dans les campings est en recul. Les demandes de permis de construire diminuent mais n’affectent pas les mises en chantier qui continuent d’augmenter.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 16
Paru le : Paru le 10/01/2019
Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 16 - janvier 2019
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Repli confirmé de l’emploi salarié régional

Au troisième trimestre 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 968 300 salariés. Le repli de l’emploi salarié observé au trimestre précédent se confirme, avec une baisse de 0,3 %. Sur un an, la baisse atteint 0,6 % (figure 1).

Les deux composantes de l’emploi salarié continuent de diminuer au même rythme qu’au trimestre précédent. Le privé compte 1 960 emplois de moins, soit un recul de 0,3 %. La fonction publique enregistre quant à elle une perte nette de 840 emplois, soit une baisse de 0,4 %.

Ces évolutions régionales contrastent avec la tendance nationale. À l’échelle de la France, l’emploi salarié augmente de 0,1 %, et progresse de 0,7 % sur un an. L’emploi salarié privé progresse de 0,1 % au troisième trimestre et recule très légèrement dans la fonction publique, de 0,1 %.

Si la moitié des régions françaises perdent des emplois, c'est la Bourgogne-Franche-Comté qui enregistre la plus forte baisse.

Près de 34 700 personnes résident en Bourgogne-Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse. Cet effectif continue d’augmenter, de 1 % ce trimestre, mais à un rythme moins marqué qu’au précédent. Il constitue le plus haut niveau jamais atteint.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté emploi salarié total - France hors Mayotte emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,14 100,21 100,18 100,27
T2 2011 100 100,3 100,13 100,39
T3 2011 99,9 100,24 100,08 100,42
T4 2011 100,09 100,3 100,12 100,42
T1 2012 99,75 100,31 99,77 100,39
T2 2012 99,35 100,29 99,32 100,33
T3 2012 99,21 100,19 99,09 100,14
T4 2012 98,67 100,03 98,37 99,94
T1 2013 98,58 99,96 98,01 99,83
T2 2013 98,43 99,86 97,71 99,59
T3 2013 98,83 100,02 98,19 99,75
T4 2013 98,47 100,34 97,53 99,91
T1 2014 98,35 100,39 97,34 99,87
T2 2014 98,28 100,42 97,26 99,93
T3 2014 97,84 100,3 96,76 99,74
T4 2014 97,74 100,4 96,64 99,79
T1 2015 97,69 100,35 96,43 99,73
T2 2015 97,85 100,6 96,54 99,98
T3 2015 97,64 100,64 96,38 100,08
T4 2015 97,69 100,86 96,42 100,33
T1 2016 97,52 101,05 96,29 100,55
T2 2016 97,72 101,33 96,44 100,88
T3 2016 99,07 101,63 98,07 101,26
T4 2016 98,01 101,79 96,86 101,42
T1 2017 98,37 102,19 97,3 101,92
T2 2017 98,61 102,56 97,68 102,38
T3 2017 98,81 102,74 97,97 102,63
T4 2017 98,89 103,13 98,11 103,17
T1 2018 98,85 103,33 98,18 103,43
T2 2018 98,5 103,4 97,85 103,56
T3 2018 98,22 103,46 97,59 103,68
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Recul dans quasiment tous les secteurs, progression dans les services marchands hors intérim

Dans l’industrie, le repli de l’emploi salarié s’accentue (- 0,4 %). La fabrication de matériels de transport est plus particulièrement touchée (- 1,1 %), les autres activités industrielles résistent mieux mais perdent quand même des emplois

Les services non marchands et le commerce perdent quant à eux 0,3 % et 0,2 % de leurs emplois salariés, dans la continuité du trimestre précédent. La construction recule également de 0,2 %, mais reste stable sur un an.

Les services marchands hors intérim gagnent 0,2 % d’emplois salariés ce trimestre. Cette hausse est portée par l’information-communication, dont l’emploi permanent augmente de 1,7 %. Viennent ensuite les services aux entreprises, 0,5 %, et l’hébergement-restauration, 0,3 %. Sur un an, le secteur des services marchands hors intérim progresse dans la région, de 0,6 % (figure 2).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,55 100,16 100,22 99,98
T2 2011 98,9 99,82 100,28 99,82
T3 2011 98,52 99,49 100,42 99,68
T4 2011 97,97 99,31 100,45 100,07
T1 2012 97,16 98,78 100,53 99,87
T2 2012 96,14 98,38 100,58 99,64
T3 2012 95,38 97,97 100,5 99,58
T4 2012 94,63 97,59 100,24 99,6
T1 2013 93,23 96,85 99,69 99,98
T2 2013 93,16 96,07 99,41 100,07
T3 2013 92,57 95,66 99,53 100,18
T4 2013 91,56 95,37 99,52 100,78
T1 2014 91,18 95,21 99,33 100,8
T2 2014 90,26 94,62 99,36 100,76
T3 2014 89,18 94,12 99,04 100,53
T4 2014 88,24 93,51 99,2 100,48
T1 2015 87,38 92,93 99,3 100,71
T2 2015 86,09 92,73 99,4 100,87
T3 2015 85,12 92,55 99,48 100,56
T4 2015 84,91 92,13 99,38 100,39
T1 2016 84,42 91,92 99,55 100,24
T2 2016 84,17 91,39 99,8 100,69
T3 2016 84,05 90,87 100,18 100,7
T4 2016 83,56 90,34 100,29 100,59
T1 2017 83,84 90,04 100,64 100,61
T2 2017 84,06 89,92 100,84 100,55
T3 2017 83,55 89,64 100,57 100,49
T4 2017 83,79 89,8 100,72 100,37
T1 2018 83,85 89,74 100,86 100,08
T2 2018 83,78 89,69 100,82 99,72
T3 2018 83,58 89,37 100,86 99,39
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le repli de l'intérim s'accentue

Dans la région, le recours à l’intérim est en net repli : il diminue de 5,1 % sur le trimestre, après une baisse de 2,9 % au trimestre précédent. Sur un an, il est désormais en recul de 4,7 %. En France, l’intérim se replie de 1,2 % ce trimestre, mais sur un an il demeure en progression de 2,9 %. (figure 3).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 100,68 101,43
T2 2011 101,47 100,58
T3 2011 100,5 100,37
T4 2011 100,45 99,36
T1 2012 96,81 95,28
T2 2012 90,81 92,59
T3 2012 85,44 88,23
T4 2012 80,04 85,38
T1 2013 85,86 88,52
T2 2013 87,26 87,8
T3 2013 90,04 90,01
T4 2013 89,31 90,35
T1 2014 87,63 89,75
T2 2014 91,11 91,98
T3 2014 86,33 89,12
T4 2014 89,55 90,17
T1 2015 90,87 90,22
T2 2015 95,76 94,37
T3 2015 96,28 97,2
T4 2015 101,11 99,59
T1 2016 99,76 99,9
T2 2016 101,8 102,06
T3 2016 108,61 105,79
T4 2016 112,33 110,53
T1 2017 119,06 116,23
T2 2017 125,78 121,96
T3 2017 132,7 124,7
T4 2017 139,09 130,24
T1 2018 137,25 130,56
T2 2018 133,26 129,81
T3 2018 126,42 128,27
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi augmente dans l’Yonne, se maintient en Saône-et-Loire et baisse dans les autres départements

Au troisième trimestre 2018, l’Yonne est le seul département de la région dans lequel l’emploi salarié augmente, avec une hausse de 0,1 % dans les services marchands hors intérim et une stabilisation du commerce. En Saône-et-Loire, l’emploi salarié reste stable. Partout ailleurs il décroît, sous l’effet notamment du net repli de l’intérim. Le recul de l’emploi salarié est particulièrement marqué dans le Territoire de Belfort, la Haute-Saône, le Doubs et la Nièvre. Il reste très mesuré dans le Jura et en Côte-d’Or.

Quel que soit le département, les évolutions par secteur sont généralement orientées à la baisse. Elles sont toutefois contrastées dans la construction et les services marchands hors intérim. Ainsi, alors que l’emploi salarié diminue de 3,1 % dans la construction en Haute-Saône, il progresse de 1,1 % dans le Jura et de 0,5 % dans la Nièvre. Dans les services marchands hors intérim, si l’emploi baisse de 0,3 % dans le Territoire de Belfort et de 0,2 % en Saône-et-Loire, il augmente de 0,6 % en Côte-d’Or.

Avertissement

Auparavant, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE), publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activité des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis la publication de juin 2018, le champ des ETE localisé est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept. De légères différences peuvent aussi exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveaux).

Parallèlement, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Dégradation du chômage qui reste à un niveau plus bas que les années précédentes

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage augmente de 0,2 point au troisième trimestre 2018, alors qu’il reste stable en France. Il demeure cependant nettement plus bas dans la région qu'au niveau national, 7,9 % contre 9,1 % (figure 4). La Bourgogne-Franche-Comté reste au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage, à égalité avec Auvergne-Rhône-Alpes et derrière les Pays de la Loire et la Bretagne.

Le Jura est le département de Bourgogne-Franche-Comté où le taux de chômage est le plus faible, 6,5 %. À l'inverse, c'est dans le Territoire de Belfort qu'il est le plus élevé, 9,5 %. Ce trimestre, le chômage s’aggrave dans tous les départements de la région à l’exception de l’Yonne et du Jura où il se stabilise.

Sur une année, le chômage baisse dans toute la région, en particulier dans la Nièvre et dans l’Yonne. Le Territoire de Belfort enregistre un troisième trimestre consécutif de hausse et amplifie son décrochage avec les autres départements de Bourgogne-Franche-Comté.

Figure 4Taux de chômage

En %
Taux de chômage (En %)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 8,2 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,1 9,2
T4 2011 8,2 9,3
T1 2012 8,3 9,5
T2 2012 8,7 9,7
T3 2012 8,8 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,5 10,5
T3 2013 9,2 10,3
T4 2013 9 10,1
T1 2014 9,1 10,2
T2 2014 9,1 10,2
T3 2014 9,2 10,3
T4 2014 9,4 10,4
T1 2015 9,3 10,3
T2 2015 9,4 10,5
T3 2015 9,3 10,4
T4 2015 9,2 10,2
T1 2016 9,1 10,2
T2 2016 9 10
T3 2016 8,9 10
T4 2016 8,8 10
T1 2017 8,4 9,6
T2 2017 8,3 9,4
T3 2017 8,3 9,6
T4 2017 7,6 8,9
T1 2018 7,8 9,2
T2 2018 7,7 9,1
T3 2018 7,9 9,1
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4Taux de chômage

  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Moins de permis de construire mais augmentation des mises en chantier

Le nombre de permis accordés dans la région continue de diminuer plus fortement qu’au niveau national. En un an, 12 400 logements ont été autorisés à la construction en Bourgogne-Franche-Comté, soit 10 % de moins qu’un an auparavant, contre - 5 % en France.

Le nombre de permis accordés recule dans la majorité des départements de la région, en particulier en Côte-d'Or. Il augmente dans le Territoire de Belfort, le Jura et la Saône-et-Loire.

Si le nombre de permis de construire diminue, les mises en chantier continuent de progresser dans la région comme en France (figure 5). Ainsi, le nombre de logements commencés sur un an en Bourgogne-Franche-Comté augmente de 3 % par rapport à l’année précédente, une hausse identique au niveau national.

La Haute-Saône et le Doubs sont les seuls départements de la région qui enregistrent moins de mises en chantier que l’année précédente.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (Indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100 101,4
févr. 2011 100,72 102,35
mars 2011 102,17 103,43
avril 2011 101,45 103,8
mai 2011 103,62 104,96
juin 2011 102,17 103,75
juil. 2011 101,45 103,34
août 2011 100 102,8
sept. 2011 97,83 102,25
oct. 2011 96,38 101,23
nov. 2011 97,1 102,8
déc. 2011 97,83 104,13
janv. 2012 97,1 103,63
févr. 2012 97,1 103,48
mars 2012 95,65 103,75
avril 2012 95,65 102,22
mai 2012 92,75 99,81
juin 2012 93,48 100
juil. 2012 92,75 99,44
août 2012 92,03 98,82
sept. 2012 89,86 96,83
oct. 2012 89,86 96,2
nov. 2012 87,68 92,67
déc. 2012 88,41 92,6
janv. 2013 87,68 92,29
févr. 2013 86,23 92,5
mars 2013 88,41 91,47
avril 2013 89,86 92,48
mai 2013 88,41 92,79
juin 2013 87,68 92,65
juil. 2013 86,23 92,38
août 2013 86,23 91,97
sept. 2013 86,96 91,97
oct. 2013 84,78 90,55
nov. 2013 84,06 89,39
déc. 2013 81,16 86,63
janv. 2014 80,43 86,27
févr. 2014 81,16 84,7
mars 2014 76,81 83,44
avril 2014 73,19 83,1
mai 2014 71,74 82,52
juin 2014 70,29 81,7
juil. 2014 68,12 81,58
août 2014 67,39 81,33
sept. 2014 65,22 81,14
oct. 2014 65,22 80,78
nov. 2014 63,04 80,83
déc. 2014 63,77 80,71
janv. 2015 63,04 79,98
févr. 2015 63,04 80,08
mars 2015 61,59 79,86
avril 2015 63,04 79,09
mai 2015 63,77 78,6
juin 2015 63,77 79,11
juil. 2015 65,94 78,72
août 2015 66,67 79,21
sept. 2015 67,39 79,64
oct. 2015 66,67 80
nov. 2015 68,12 80,49
déc. 2015 65,94 81,29
janv. 2016 65,22 81,7
févr. 2016 64,49 82,52
mars 2016 66,67 82,28
avril 2016 65,94 83,2
mai 2016 65,94 84,91
juin 2016 66,67 85,3
juil. 2016 65,94 85,81
août 2016 64,49 85,78
sept. 2016 65,22 86,27
oct. 2016 65,94 87,28
nov. 2016 66,67 88,18
déc. 2016 67,39 88,97
janv. 2017 69,57 90,59
févr. 2017 70,29 91,47
mars 2017 69,57 93,79
avril 2017 73,19 94,9
mai 2017 74,64 95,36
juin 2017 76,81 96,4
juil. 2017 77,54 97,8
août 2017 78,26 98,45
sept. 2017 77,54 99,2
oct. 2017 78,26 99,81
nov. 2017 78,26 101,04
déc. 2017 81,16 103,7
janv. 2018 80,43 103,7
févr. 2018 83,33 103,75
mars 2018 82,61 103,26
avril 2018 78,99 103,24
mai 2018 80,43 103,34
juin 2018 78,26 103,65
juil. 2018 79,71 103,22
août 2018 78,99 103,02
sept. 2018 79,71 102,49
oct. 2018 79,71 102,37
nov. 2018 81,16 100,46
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Repli de la fréquentation des hôtels et des campings

La fréquentation hôtelière est en baisse par rapport à l’année précédente. Ainsi, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 2 368 000 nuitées au troisième trimestre 2018, soit 2 % de moins qu’un an auparavant. C’est la plus forte baisse des régions de France métropolitaine. Au niveau national, les nuitées progressent de 2 % (figure 6).

Le recul de la fréquentation hôtelière dans la région est la conséquence d’une baisse de la clientèle française, que la légère progression de la clientèle étrangère ne suffit pas à compenser.

La fréquentation des campings de la région est également en baisse par rapport à l’année précédente. 2 207 000 nuitées ont été comptabilisées dans l’hôtellerie de plein air au cours du troisième trimestre 2018, soit 3 % de moins que l’année précédente. À l’inverse, au niveau national, la fréquentation des campings progresse de 1 %.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
T4 2010 100 100
T1 2011 100,08 100,48
T2 2011 100,02 101,34
T3 2011 100,01 102,33
T4 2011 100,33 103,3
T1 2012 100,3 103,74
T2 2012 99,25 103,5
T3 2012 98,45 103,25
T4 2012 97,61 103,29
T1 2013 96,93 103,22
T2 2013 96,63 103,03
T3 2013 95,87 103,05
T4 2013 95,81 102,94
T1 2014 95,86 102,36
T2 2014 96,34 102,1
T3 2014 96,57 101,52
T4 2014 97,15 101,33
T1 2015 98,04 101,79
T2 2015 99,16 102,35
T3 2015 101 103,48
T4 2015 102,07 103,27
T1 2016 103,14 103,67
T2 2016 102,57 102,64
T3 2016 101,82 101,27
T4 2016 102,04 102,32
T1 2017 101,93 102,85
T2 2017 102,76 104,6
T3 2017 103,83 106,36
T4 2017 104,23 107,54
T1 2018 104,74 108,62
T2 2018 104,63 109,04
T3 2018 103,78 109,8
  • Note : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Note : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Hausse des créations de micro-entreprises

Au troisième trimestre 2018, 4 700 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 5 % de plus qu’au trimestre précédent. Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises est stable ce trimestre, après une année de croissance.

La hausse des créations d’entreprises est due à la forte augmentation des créations d’entreprises individuelles au régime du micro-entrepreneur : + 14 %. À l’inverse, les créations d’entreprises « classiques » reculent de  1 % (figure 7).

Les créations sont plus nombreuses qu’au trimestre précédent dans les secteurs des services et de l’industrie. Elles reculent en revanche dans la construction.

Figure 7Créations d'entreprises

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Bourgogne-Franche-Comté y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 98,54 99,21 91 91,3
T2 2011 96,4 98,3 90,21 91,71
T3 2011 96,35 99,06 88,15 91,64
T4 2011 98,02 99,04 90,52 92,67
T1 2012 90,88 94,75 94,19 93,94
T2 2012 90,46 91,7 90,17 91,88
T3 2012 91,5 92,25 88,25 91,37
T4 2012 92,13 93,16 91,48 89,76
T1 2013 95,52 100,22 90,75 90,63
T2 2013 96,35 101,27 88,92 90
T3 2013 98,12 101,66 86,11 89,06
T4 2013 97,86 104,08 85,88 91,42
T1 2014 95,26 103,73 90,67 92,07
T2 2014 93,27 103,23 84,44 91,47
T3 2014 91,76 101,92 87,9 92,85
T4 2014 96,51 103,46 89,48 93,2
T1 2015 106,52 111,02 83,25 87,49
T2 2015 108,5 115,51 77,13 87,1
T3 2015 110,11 118,18 78,4 87,74
T4 2015 116,06 120,42 80,84 89,28
T1 2016 118,14 122,69 83,96 90,9
T2 2016 122,21 128,03 83,63 95,01
T3 2016 120,07 129,95 80,11 91,84
T4 2016 118,09 126,88 78,86 91,83
T1 2017 119,19 130,16 83,69 95,39
T2 2017 124,14 130,88 80,9 94,87
T3 2017 135,82 135,36 86,61 99,13
T4 2017 134,36 142,1 88,38 106,94
T1 2018 140,15 143,99 98,44 111,9
T2 2018 137,7 149,16 93,38 115,46
T3 2018 135,97 148,13 98 115,77
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Moins de défaillances d'entreprises

Sur une année, les défaillances d’entreprises baissent légèrement dans la région (- 1 % par rapport à l’année précédente). Elles diminuent plus franchement au niveau national : - 3 %.

En Bourgogne-Franche-Comté, elles sont moins nombreuses que l’an dernier dans la construction et l’hébergement-restauration.

Figure 8Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (Indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,11 100,05
févr. 2011 103,33 100,01
mars 2011 101,54 99,36
avril 2011 101,93 98,97
mai 2011 104,04 100,3
juin 2011 102,76 99,27
juil. 2011 102,59 98,66
août 2011 102,5 98,73
sept. 2011 102,28 98,35
oct. 2011 102,02 98,49
nov. 2011 100,22 98,79
déc. 2011 100,53 98,61
janv. 2012 100,18 99,39
févr. 2012 101,8 99,42
mars 2012 103,2 98,69
avril 2012 103,9 98,95
mai 2012 102,02 97,57
juin 2012 102,89 97,65
juil. 2012 104,17 99
août 2012 104,74 98,83
sept. 2012 103,73 98,38
oct. 2012 105,09 99,98
nov. 2012 106,89 100,13
déc. 2012 107,89 101,27
janv. 2013 107,59 101,04
févr. 2013 106,36 100,84
mars 2013 107,68 100,65
avril 2013 108,29 101,76
mai 2013 107,72 102,02
juin 2013 107,28 102,37
juil. 2013 107,15 103,12
août 2013 106,67 103,02
sept. 2013 106,84 103,82
oct. 2013 108,42 103,76
nov. 2013 107,98 103,59
déc. 2013 108,64 103,65
janv. 2014 108,38 103,82
févr. 2014 108,29 104,8
mars 2014 104,08 104,77
avril 2014 103,68 104,96
mai 2014 104,61 104,53
juin 2014 104,34 104,7
juil. 2014 105,44 104,7
août 2014 106,23 104,71
sept. 2014 106,67 105
oct. 2014 105,53 104,8
nov. 2014 104,82 104,87
déc. 2014 102,59 103,43
janv. 2015 103,38 103,92
févr. 2015 104,08 103,76
mars 2015 106,49 105,63
avril 2015 107,59 105,72
mai 2015 103,95 103,53
juin 2015 106,14 104,99
juil. 2015 104,08 104,53
août 2015 102,63 104,12
sept. 2015 102,98 104,29
oct. 2015 102,06 102,87
nov. 2015 102,68 103,15
déc. 2015 103,68 104,44
janv. 2016 102,46 103,2
févr. 2016 101,8 102,56
mars 2016 101,1 101,22
avril 2016 99,61 100,17
mai 2016 101,36 102,61
juin 2016 98,46 101,2
juil. 2016 97,85 99,75
août 2016 97,15 99,61
sept. 2016 94,74 98,56
oct. 2016 92,94 98,25
nov. 2016 91,45 97,8
déc. 2016 89,87 96,2
janv. 2017 88,68 95,95
févr. 2017 87,72 95,02
mars 2017 85,96 94,82
avril 2017 83,46 93,57
mai 2017 83,99 93,56
juin 2017 84,78 92,48
juil. 2017 85,04 92,11
août 2017 85,35 92,16
sept. 2017 85,7 91,1
oct. 2017 85,61 90,78
nov. 2017 86,58 90,2
déc. 2017 86,67 90,42
janv. 2018 85,61 89,62
févr. 2018 84,74 89,2
mars 2018 84,56 88,15
avril 2018 85,13 88,38
mai 2018 84,96 87,49
juin 2018 84,74 87,55
juil. 2018 85,31 87,94
août 2018 85,61 88,41
sept. 2018 85,13 88,67
oct. 2018 85,66 89,36
  • Note : données mensuelles brutes au 20 décembre 2018, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Note : données mensuelles brutes au 20 décembre 2018, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Hausse des inscrits à Pôle emploi

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi augmente légèrement ce trimestre dans la région, après trois trimestres consécutifs de baisse. La Bourgogne-Franche-Comté compte ainsi 216 100 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C au troisième trimestre 2018, soit 0,3 % de plus qu’au précédent, une hausse comparable à l’évolution nationale.

L’augmentation du nombre d’inscrits à Pôle emploi concerne toutes les tranches d’âge ainsi que les demandeurs d’emploi de longue durée.

Tous les départements de la région affichent une hausse du nombre de demandeurs d’emploi, à l’exception de la Nièvre et de l’Yonne.

En France, le soutien apporté au pouvoir d’achat des ménages limiterait le ralentissement de l’activité

Au troisième trimestre 2018, l’activité a progressé de 0,3 % en France après deux trimestres de croissance plus modérée (+ 0,2 % par trimestre). La reprise de la consommation des ménages est principalement à l’origine de ce rebond.

Le contexte international, mais également le mouvement des gilets jaunes, pèserait sur la croissance française en fin d’année 2018. L’activité économique ne progresserait que de + 0,2 % au quatrième trimestre avant de se redresser au premier semestre 2019 (+ 0,4 % puis + 0,3 % par trimestre). Les gains de pouvoir d’achat des ménages prévus fin 2018 et début 2019 soutiendraient la consommation au premier semestre 2019.

En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de + 1 % à mi-année (après + 1,5 % prévu pour l’ensemble de l’année 2018). L’acquis de croissance du pouvoir d’achat (mesuré au niveau global) serait de + 2 % à la mi-2019 (après + 1,4 % sur l’ensemble de l’année 2018).

La croissance européenne s’essouffle un peu

Les climats des affaires sont globalement en baisse à l’automne 2018, suggérant un ralentissement économique, dans un contexte de tensions commerciales. L’activité des États-Unis résisterait un peu grâce à des dépenses publiques vigoureuses, mais ralentirait tout de même à l’horizon de la prévision (mi-2019). La Chine, comme d’autres pays émergents, présenterait des signes d’essoufflement. Les économies de la zone euro, soumises à des incertitudes persistantes (modalités du Brexit, situation budgétaire italienne, tensions sociales en France) ralentiraient même si les stimuli budgétaires programmés en 2019 soutiendraient la consommation des ménages.