Stabilisation de l’emploi et baisse du chômage au 4e trimestre 2018 en Bourgogne-Franche-ComtéNote de conjoncture régionale - 4ᵉ trimestre 2018

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

L'emploi salarié se stabilise en Bourgogne-Franche-Comté au quatrième trimestre 2018. Une légère hausse dans le public compense en partie les pertes qui s’atténuent dans le privé. Les emplois permanents repartent à la hausse tandis que ceux de l’intérim continuent de diminuer. Le chômage diminue dans tous les départements de la région. Du côté de l’entreprenariat, le nombre de créations d'entreprises progresse et celui des défaillances est en baisse. Comparé à l’an dernier, la fréquentation hôtelière continue de reculer et les demandes de permis de construire diminuent mais n’affectent pas les mises en chantier qui continuent d’augmenter.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 17
Paru le : Paru le 04/04/2019
Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 17 - avril 2019
Avertissement

Auparavant, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis la publication de juin 2018, le champ des ETE localisées est étendu aux départements d’outre-mer (hors Mayotte) et à l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

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Stabilisation de l’emploi salarié régional, légère hausse de l’emploi public

Au quatrième trimestre 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 968 500 salariés. Après trois trimestres de baisse, le nombre d’emplois salariés se stabilise. Sur un an, la baisse atteint 0,7 % (figure 1).

Les deux composantes de l’emploi salarié suivent ce trimestre des trajectoires opposées. Après plusieurs trimestres de repli, la fonction publique enregistre une hausse de 0,1 %, soit 270 emplois supplémentaires. À l’inverse, l’emploi salarié privé baisse à nouveau, - 0,1 %, avec 590 emplois perdus.

Ces évolutions régionales contrastent avec la tendance nationale. En France, l’emploi salarié connaît une évolution favorable de 0,2 % ce trimestre et de 0,6 % sur un an. Au quatrième trimestre, l’emploi salarié augmente de 0,3 % dans le privé. Il est stable dans la fonction publique.

Près de 35 300 personnes résident en Bourgogne-Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse. Le nombre de frontaliers continue d’augmenter à un rythme soutenu : + 1,7 % par rapport au troisième trimestre 2018. Il constitue le plus haut niveau jamais atteint. Pourtant, depuis début juillet 2018, la Suisse applique la loi de « préférence indigène » privilégiant l’embauche de résidents en Suisse dans les secteurs affichant un taux de chômage supérieur à 8 % comme le bâtiment, l’horlogerie et la restauration.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,13 100,21 100,18 100,27
T2 2011 100,01 100,3 100,13 100,39
T3 2011 99,92 100,26 100,09 100,42
T4 2011 100,09 100,3 100,12 100,42
T1 2012 99,75 100,31 99,78 100,39
T2 2012 99,35 100,3 99,32 100,33
T3 2012 99,23 100,2 99,11 100,14
T4 2012 98,67 100,03 98,37 99,95
T1 2013 98,59 99,96 98,02 99,83
T2 2013 98,43 99,86 97,71 99,59
T3 2013 98,85 100,03 98,2 99,75
T4 2013 98,47 100,34 97,53 99,91
T1 2014 98,35 100,39 97,34 99,87
T2 2014 98,29 100,43 97,27 99,93
T3 2014 97,85 100,3 96,77 99,74
T4 2014 97,74 100,41 96,65 99,8
T1 2015 97,69 100,35 96,44 99,73
T2 2015 97,86 100,6 96,55 99,98
T3 2015 97,66 100,65 96,39 100,08
T4 2015 97,7 100,87 96,43 100,34
T1 2016 97,52 101,05 96,29 100,55
T2 2016 97,73 101,33 96,44 100,88
T3 2016 99,09 101,65 98,08 101,26
T4 2016 98,02 101,8 96,88 101,43
T1 2017 98,36 102,19 97,3 101,92
T2 2017 98,61 102,57 97,67 102,37
T3 2017 98,84 102,76 97,97 102,63
T4 2017 98,91 103,15 98,14 103,2
T1 2018 98,86 103,38 98,19 103,48
T2 2018 98,5 103,43 97,87 103,61
T3 2018 98,28 103,54 97,65 103,78
T4 2018 98,25 103,77 97,57 104,05
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Progression dans le tertiaire marchand hors intérim

Dans la région, le nombre d’emplois permanents augmente de nouveau. Dans le tertiaire marchand hors intérim, il progresse de 0,2 % ce trimestre (figure 2). Cette hausse est portée par l’information-communication, dont les effectifs augmentent de 1,6 %. Viennent ensuite les transports, 0,9 %, et les services aux entreprises, 0,7 %. Le commerce gagne 0,1 % de salariés.

Après six trimestres de baisse, le tertiaire non marchand renoue avec la croissance du nombre d’emplois et en gagne 140. Sur un an, les pertes restent importantes : 2 760 emplois en moins soit - 0,8 %.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,55 100,16 100,22 99,96
T2 2011 98,9 99,82 100,28 99,84
T3 2011 98,52 99,49 100,42 99,71
T4 2011 97,97 99,31 100,45 100,07
T1 2012 97,16 98,78 100,53 99,86
T2 2012 96,14 98,38 100,58 99,65
T3 2012 95,38 97,97 100,5 99,61
T4 2012 94,63 97,59 100,24 99,6
T1 2013 93,23 96,84 99,69 99,98
T2 2013 93,16 96,07 99,41 100,08
T3 2013 92,57 95,66 99,53 100,19
T4 2013 91,56 95,37 99,52 100,78
T1 2014 91,18 95,21 99,33 100,8
T2 2014 90,26 94,62 99,36 100,78
T3 2014 89,18 94,12 99,04 100,54
T4 2014 88,24 93,51 99,2 100,49
T1 2015 87,38 92,93 99,3 100,7
T2 2015 86,09 92,73 99,4 100,9
T3 2015 85,12 92,55 99,48 100,59
T4 2015 84,91 92,13 99,38 100,4
T1 2016 84,42 91,92 99,55 100,23
T2 2016 84,17 91,39 99,8 100,7
T3 2016 84,05 90,87 100,18 100,75
T4 2016 83,56 90,33 100,29 100,58
T1 2017 83,93 90 100,63 100,6
T2 2017 84,13 89,9 100,82 100,59
T3 2017 83,62 89,62 100,56 100,56
T4 2017 83,77 89,81 100,72 100,35
T1 2018 83,85 89,77 100,86 100,11
T2 2018 83,8 89,73 100,83 99,68
T3 2018 83,67 89,47 100,84 99,5
T4 2018 83,61 89,35 101,08 99,54
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Recul moins marqué pour l’intérim, l’industrie et la construction

En Bourgogne-France-Comté, le nombre d’emplois intérimaires diminue de 1,5 % ce trimestre, trois fois moins qu’au précédent. Sur un an, il diminue de 11 %, soit 4 700 emplois en moins (figure 3).

Dans l’industrie et la construction, le repli de l’emploi salarié ralentit également, passant respectivement de - 0,3 % à - 0,1 % et de - 0,2 % à - 0,1 %. Sur un an, l’industrie a perdu 0,5 % de ses emplois et la construction 0,2 %, respectivement 890 et 100 emplois de moins.

La situation est moins favorable qu’au niveau national. En France, l’emploi intérimaire baisse lui aussi de 1,5 % ce trimestre mais diminue moins sur un an qu’en Bourgogne-France-Comté, - 3,3 %. L’emploi dans l’industrie augmente de 0,2 % au quatrième trimestre et de 0,3 % sur un an. La construction reste sur une bonne dynamique, en progression de 0,5 % ce trimestre et de 1,9 % sur l’année.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 100,73 101,43
T2 2011 101,54 100,58
T3 2011 100,87 100,37
T4 2011 100,41 99,36
T1 2012 96,88 95,3
T2 2012 90,77 92,59
T3 2012 85,73 88,23
T4 2012 80,12 85,38
T1 2013 85,99 88,53
T2 2013 87,24 87,8
T3 2013 90,34 90
T4 2013 89,34 90,36
T1 2014 87,76 89,77
T2 2014 91,17 91,97
T3 2014 86,58 89,12
T4 2014 89,68 90,26
T1 2015 91,02 90,23
T2 2015 95,78 94,33
T3 2015 96,54 97,24
T4 2015 101,36 99,8
T1 2016 99,91 99,9
T2 2016 101,76 101,97
T3 2016 108,86 105,89
T4 2016 112,82 110,94
T1 2017 119,14 116,22
T2 2017 125,8 121,81
T3 2017 132,99 124,87
T4 2017 139,84 130,89
T1 2018 137,24 130,54
T2 2018 133,25 129,6
T3 2018 126,67 128,49
T4 2018 124,76 126,53
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi augmente dans la moitié des départements de la région

Au quatrième trimestre 2018, la Côte-d’Or et le Territoire de Belfort affichent une hausse de l’emploi salarié de 0,3 %. Cette nette augmentation est portée par tous les secteurs et surtout par l’intérim en Côte-d’Or, par le commerce, l’intérim et les services non marchands dans le Territoire de Belfort. Dans la Haute-Saône et le Doubs, l’emploi progresse respectivement de 0,2 % et 0,1 %, principalement porté par les services marchands hors intérim. L’emploi reste relativement stable dans la Nièvre et le Jura. Il se replie en Saône-et-Loire et dans l’Yonne en raison de pertes dans l’industrie et l’intérim.

Le taux de chômage diminue de 0,3 point

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage diminue de 0,3 point au quatrième trimestre 2018, sur le même rythme qu’en France. Il demeure nettement plus bas dans la région qu'au niveau national, 7,5 % contre 8,8 % (figure 4). La Bourgogne-Franche-Comté reste au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage, à égalité avec Auvergne-Rhône-Alpes et derrière les Pays de la Loire et la Bretagne.

Le Jura est le département de Bourgogne-Franche-Comté où le taux de chômage est le plus faible, 6,3 %. À l'inverse, c'est dans le Territoire de Belfort qu'il est le plus élevé, 9,1 %. Ce trimestre, le chômage diminue dans tous les départements de la région, le plus fortement en Côte-d’Or, dans l’Yonne et le Territoire de Belfort (- 0,4 point).

Sur l’ensemble de l’année 2018, le chômage baisse dans six départements, en particulier dans la Nièvre et dans l’Yonne. Il est stable dans le Doubs et augmente de 0,5 point dans le Territoire de Belfort.

Figure 4Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 8,2 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,1 9,2
T4 2011 8,2 9,3
T1 2012 8,4 9,5
T2 2012 8,7 9,7
T3 2012 8,8 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,5 10,4
T3 2013 9,2 10,3
T4 2013 9 10,1
T1 2014 9,1 10,2
T2 2014 9,1 10,2
T3 2014 9,2 10,3
T4 2014 9,4 10,4
T1 2015 9,3 10,3
T2 2015 9,4 10,5
T3 2015 9,3 10,4
T4 2015 9,2 10,2
T1 2016 9,1 10,2
T2 2016 9 10
T3 2016 8,9 10
T4 2016 8,8 10
T1 2017 8,5 9,6
T2 2017 8,3 9,4
T3 2017 8,3 9,6
T4 2017 7,7 9
T1 2018 7,8 9,2
T2 2018 7,7 9,1
T3 2018 7,8 9,1
T4 2018 7,5 8,8
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Moins de permis de construire mais un peu plus de mises en chantier

Le nombre de permis accordés dans la région continue de diminuer un peu plus fortement qu’au niveau national. Au cours de l’année 2018, 11 800 logements ont été autorisés à la construction en Bourgogne-Franche-Comté, soit une baisse de 9 % par rapport à 2017, plus forte qu’en France, 6 %.

Le nombre de permis de construire recule dans la majorité des départements de la région et particulièrement dans l’Yonne. Seuls le Territoire de Belfort et la Nièvre font exception.

Si le nombre de permis accordés diminue, les mises en chantier augmentent encore légèrement dans la région, à l’inverse de la tendance nationale (figure 5). Le nombre de logements commencés en Bourgogne-Franche-Comté au cours de l’année 2018 progresse ainsi de 2 % par rapport à 2017, tandis qu’une baisse de 4 % est enregistrée en France.

À l’échelle départementale, la situation est très contrastée. Le nombre de logements commencés augmente dans le Jura, la Saône-et-Loire, la Côte-d’Or, et plus fortement dans le Territoire de Belfort. Les quatre autres départements enregistrent un recul des mises en chantier, la Nièvre accusant la plus forte baisse.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100 101,43
févr. 2011 100,72 102,37
mars 2011 101,45 103,46
avril 2011 100,72 103,82
mai 2011 102,9 104,98
juin 2011 102,17 103,77
juil. 2011 101,45 103,36
août 2011 100 102,81
sept. 2011 97,83 102,25
oct. 2011 96,38 101,23
nov. 2011 97,1 102,81
déc. 2011 97,83 104,14
janv. 2012 97,1 103,63
févr. 2012 97,1 103,48
mars 2012 95,65 103,75
avril 2012 95,65 102,22
mai 2012 92,75 99,81
juin 2012 93,48 100
juil. 2012 92,75 99,44
août 2012 92,03 98,81
sept. 2012 89,86 96,81
oct. 2012 89,86 96,18
nov. 2012 86,96 92,67
déc. 2012 87,68 92,58
janv. 2013 86,96 92,26
févr. 2013 86,23 92,5
mars 2013 88,41 91,44
avril 2013 89,86 92,43
mai 2013 88,41 92,74
juin 2013 88,41 92,6
juil. 2013 86,23 92,36
août 2013 86,96 91,92
sept. 2013 86,96 91,92
oct. 2013 84,78 90,47
nov. 2013 84,78 89,36
déc. 2013 81,16 86,6
janv. 2014 80,43 86,22
févr. 2014 81,16 84,62
mars 2014 76,81 83,34
avril 2014 73,91 83,02
mai 2014 72,46 82,39
juin 2014 71,01 81,57
juil. 2014 68,84 81,6
août 2014 68,12 81,23
sept. 2014 65,94 81,38
oct. 2014 65,94 81,21
nov. 2014 63,77 81,33
déc. 2014 65,22 81,57
janv. 2015 63,77 81,02
févr. 2015 63,77 81,26
mars 2015 62,32 81,26
avril 2015 63,77 80,6
mai 2015 64,49 80,27
juin 2015 63,77 80,97
juil. 2015 65,94 80,65
août 2015 66,67 81,28
sept. 2015 67,39 81,55
oct. 2015 66,67 82,01
nov. 2015 68,12 82,68
déc. 2015 65,94 83,77
janv. 2016 65,22 84,11
févr. 2016 64,49 84,89
mars 2016 66,67 84,67
avril 2016 65,94 85,37
mai 2016 66,67 87,13
juin 2016 66,67 87,47
juil. 2016 65,94 88,08
août 2016 65,22 88,3
sept. 2016 65,22 88,75
oct. 2016 65,94 89,94
nov. 2016 67,39 91,17
déc. 2016 68,12 92,58
janv. 2017 70,29 94,12
févr. 2017 71,01 95,07
mars 2017 70,29 97,36
avril 2017 73,91 98,57
mai 2017 75,36 98,89
juin 2017 77,54 99,83
juil. 2017 77,54 101,23
août 2017 78,26 101,64
sept. 2017 77,54 102,22
oct. 2017 78,26 102,52
nov. 2017 78,26 103,63
déc. 2017 80,43 105,56
janv. 2018 80,43 105,51
févr. 2018 82,61 105,27
mars 2018 81,88 104,69
avril 2018 78,26 104,4
mai 2018 80,43 104,35
juin 2018 78,99 104,62
juil. 2018 80,43 104,06
août 2018 80,43 103,85
sept. 2018 81,16 103,58
oct. 2018 80,43 103,97
nov. 2018 82,61 103,17
déc. 2018 81,88 101,33
janv. 2019 81,16 100,63
févr. 2019 78,99 100,02
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Léger recul de la fréquentation des hôtels

La fréquentation hôtelière est à un niveau élevé mais en légère baisse par rapport à l’année précédente. La Bourgogne-Franche-Comté enregistre 1 496 000 nuitées au quatrième trimestre 2018, soit 1,2 % de moins qu’un an auparavant. En revanche, au niveau national, les nuitées augmentent de 1,5 %. Après la Corse, la Bourgogne-Franche-Comté est la région qui enregistre la plus forte baisse (figure 6).

Si le tourisme de loisirs progresse, les nuitées d’affaires sont moins nombreuses.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
T4 2010 100 100
T1 2011 100,08 100,48
T2 2011 100,02 101,34
T3 2011 100,01 102,33
T4 2011 100,33 103,3
T1 2012 100,3 103,74
T2 2012 99,25 103,5
T3 2012 98,45 103,25
T4 2012 97,61 103,29
T1 2013 96,93 103,22
T2 2013 96,63 103,03
T3 2013 95,87 103,05
T4 2013 95,81 102,94
T1 2014 95,86 102,36
T2 2014 96,34 102,1
T3 2014 96,57 101,52
T4 2014 97,15 101,33
T1 2015 98,04 101,79
T2 2015 99,16 102,35
T3 2015 101 103,48
T4 2015 102,07 103,27
T1 2016 103,14 103,67
T2 2016 102,57 102,64
T3 2016 101,82 101,27
T4 2016 102,04 102,32
T1 2017 101,93 102,85
T2 2017 102,76 104,6
T3 2017 103,83 106,36
T4 2017 104,23 107,54
T1 2018 104,74 108,62
T2 2018 104,63 109,04
T3 2018 103,78 109,8
T4 2018 103,52 110,15
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Hausse des créations d’entreprises

Au quatrième trimestre 2018, 4 960 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 5 % de plus qu’au trimestre précédent. Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises progresse à un rythme comparable.

Dans la région, contrairement au trimestre précédent, cette hausse est due aux créations d’entreprises « classiques », qui augmentent de 10 %. À l’inverse, les créations d’entreprises individuelles au régime du micro-entrepreneur reculent de 2 %. À l’échelle nationale, les créations d’entreprises « classiques » progressent moins fortement, tandis que les créations de micro-entreprises augmentent nettement (figure 7).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Bourgogne-Franche-Comté y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 98,7 99,19 91,04 91,35
T2 2011 96,61 98,29 90,27 91,74
T3 2011 96,35 99,06 88,19 91,67
T4 2011 98,07 99,02 90,56 92,68
T1 2012 90,97 94,73 94,19 93,98
T2 2012 90,5 91,67 90,21 91,91
T3 2012 91,65 92,26 88,35 91,41
T4 2012 92,17 93,13 91,5 89,76
T1 2013 95,51 100,2 90,69 90,66
T2 2013 96,61 101,26 89,04 90,03
T3 2013 98,28 101,66 86,18 89,11
T4 2013 98,02 104,06 85,98 91,42
T1 2014 95,25 103,72 90,56 92,1
T2 2014 93,27 103,23 84,43 91,52
T3 2014 92,22 101,92 88,16 92,91
T4 2014 96,24 103,42 89,46 93,18
T1 2015 106,32 111,01 83,06 87,5
T2 2015 108,66 115,52 77,2 87,16
T3 2015 110,7 118,2 78,68 87,84
T4 2015 115,81 120,36 80,79 89,2
T1 2016 117,9 122,66 83,75 90,92
T2 2016 122,6 128,05 83,79 95,07
T3 2016 120,93 130,04 80,52 92,02
T4 2016 117,43 126,75 78,62 91,67
T1 2017 118,95 130,12 83,48 95,41
T2 2017 124,74 130,87 81,12 94,92
T3 2017 137,06 135,56 87,16 99,44
T4 2017 133,51 141,88 88,04 106,62
T1 2018 139,87 143,93 98,23 111,97
T2 2018 138,31 149,12 93,58 115,51
T3 2018 137,37 147,88 98,48 115,76
T4 2018 151,77 150,5 103,29 120,64
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Moins de défaillances d'entreprises

Les défaillances d’entreprises enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté au cours de l’année 2018 sont un peu moins nombreuses (figure 8) que l’année précédente : - 2 %. Au niveau national, la baisse est moins nette : - 1 %.

Dans la région, elles sont moins nombreuses que l’an dernier dans la construction et l’hébergement-restauration.

Figure 8Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,11 100,05
févr. 2011 103,33 100,01
mars 2011 101,54 99,36
avril 2011 101,93 98,97
mai 2011 104,04 100,3
juin 2011 102,76 99,27
juil. 2011 102,59 98,66
août 2011 102,5 98,73
sept. 2011 102,28 98,35
oct. 2011 102,02 98,49
nov. 2011 100,22 98,79
déc. 2011 100,53 98,61
janv. 2012 100,18 99,39
févr. 2012 101,8 99,42
mars 2012 103,2 98,69
avril 2012 103,9 98,95
mai 2012 102,02 97,57
juin 2012 102,89 97,65
juil. 2012 104,17 99
août 2012 104,74 98,83
sept. 2012 103,73 98,38
oct. 2012 105,09 99,98
nov. 2012 106,89 100,13
déc. 2012 107,89 101,27
janv. 2013 107,59 101,04
févr. 2013 106,36 100,84
mars 2013 107,68 100,65
avril 2013 108,29 101,76
mai 2013 107,72 102,02
juin 2013 107,28 102,37
juil. 2013 107,15 103,12
août 2013 106,67 103,02
sept. 2013 106,84 103,82
oct. 2013 108,42 103,76
nov. 2013 107,98 103,59
déc. 2013 108,64 103,65
janv. 2014 108,38 103,82
févr. 2014 108,29 104,8
mars 2014 104,08 104,77
avril 2014 103,68 104,96
mai 2014 104,61 104,53
juin 2014 104,34 104,7
juil. 2014 105,44 104,7
août 2014 106,23 104,71
sept. 2014 106,67 105
oct. 2014 105,53 104,8
nov. 2014 104,82 104,87
déc. 2014 102,59 103,43
janv. 2015 103,38 103,92
févr. 2015 104,08 103,76
mars 2015 106,49 105,63
avril 2015 107,59 105,72
mai 2015 103,95 103,53
juin 2015 106,14 104,99
juil. 2015 104,08 104,53
août 2015 102,63 104,12
sept. 2015 102,98 104,29
oct. 2015 102,06 102,87
nov. 2015 102,68 103,15
déc. 2015 103,68 104,44
janv. 2016 102,46 103,2
févr. 2016 101,8 102,56
mars 2016 101,1 101,22
avril 2016 99,61 100,17
mai 2016 101,36 102,61
juin 2016 98,46 101,2
juil. 2016 97,85 99,75
août 2016 97,15 99,61
sept. 2016 94,74 98,56
oct. 2016 92,94 98,25
nov. 2016 91,45 97,8
déc. 2016 89,87 96,21
janv. 2017 88,64 95,95
févr. 2017 87,72 95,01
mars 2017 85,96 94,82
avril 2017 83,46 93,57
mai 2017 83,9 93,55
juin 2017 84,69 92,46
juil. 2017 84,91 92,08
août 2017 85,22 92,14
sept. 2017 85,57 91,07
oct. 2017 85,53 90,75
nov. 2017 86,4 90,15
déc. 2017 86,49 90,37
janv. 2018 85,44 89,58
févr. 2018 84,52 89,14
mars 2018 84,34 88,09
avril 2018 84,91 88,3
mai 2018 84,78 87,42
juin 2018 84,56 87,48
juil. 2018 85,18 87,9
août 2018 85,48 88,37
sept. 2018 85,09 88,66
oct. 2018 85,61 89,53
nov. 2018 83,73 89,43
déc. 2018 84,65 89,48
janv. 2019 84,82 89,89
  • Notes : données mensuelles brutes au 22 mars 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 22 mars 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Moins d’inscrits à Pôle emploi

Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi repart à la baisse ce trimestre dans la région, après la hausse du trimestre précédent. La Bourgogne-Franche-Comté compte ainsi 214 400 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C au quatrième trimestre 2018, soit 0,8 % de moins qu’au précédent, une évolution comparable à la tendance nationale.

Les effectifs de demandeurs d’emplois de moins de 25 ans reculent fortement, mais ceux de 50 ans ou plus augmentent ce trimestre. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée reste stable.

Tous les départements de la région affichent un recul du nombre de demandeurs d’emploi par rapport au trimestre précédent. La baisse est modérée dans le Territoire de Belfort, et particulièrement marquée dans la Nièvre, le Jura et la Haute-Saône.

L’activité française serait surtout soutenue par la demande intérieure

Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, l’économie française, jusqu’ici moins exposée que d’autres aux turbulences du commerce mondial, et stimulée par une politique budgétaire plus expansionniste qu’envisagé il y a quelques mois, gagnerait un peu de vitesse au premier semestre 2019 (+ 0,4 % de croissance par trimestre après + 0,3 % au quatrième trimestre 2018). L’investissement des entreprises demeurerait dynamique, surtout en services, et les gains de pouvoir d’achat des ménages de fin 2018 et début 2019 soutiendraient la consommation. En revanche, le commerce extérieur pèserait à nouveau légèrement sur la croissance, après une fin d’année 2018 portée par d’importantes livraisons aéronautiques.

En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de + 1,1 % à mi-année, après + 1,6 % de croissance pour l’ensemble de l’année 2018 (selon la dernière estimation des comptes nationaux trimestriels).

L’activité économique de la zone euro conserverait un faible régime début 2019

Fin 2018, le recul des échanges extérieurs chinois a pénalisé le commerce mondial, dans le contexte de l’escalade des droits de douanes déclenchée par les États-Unis. En zone euro, début 2019, des soutiens budgétaires viendraient en renfort d’une activité à la peine. Cela permettrait à l’Italie, en récession technique au deuxième semestre 2018, et à l’Allemagne, touchée par les difficultés du secteur automobile, de retrouver début 2019 un rythme de croissance positif bien que modéré. L’activité de la zone euro croîtrait alors de + 0,3 % par trimestre. Au Royaume-Uni, les incertitudes autour du Brexit perdurent ; la croissance britannique se maintiendrait à faible régime voire reculerait en cas de Hard Brexit intervenant dès le mois d’avril. Aux États-Unis, le shutdown pèserait au premier semestre sur la consommation et l’investissement public.