L'essentiel sur… Auvergne‑Rhône‑Alpes

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 26/01/2022
 No 01 - Janvier 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 8 042 936 personnes habitent en Auvergne‑Rhône‑Alpes. La population augmente de 0,6 % par an entre 2013 et 2019, plus qu’au niveau national (0,4 %). Ce dynamisme démographique est porté à la fois par le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) et par les migrations (+ 0,3 % par an sur la période pour chaque). La fécondité est similaire à la moyenne nationale et le vieillissement de la population comparable (81 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population augmente davantage que la moyenne nationale en Auvergne-Rhône-Alpes Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

La population augmente davantage que la moyenne nationale en Auvergne-Rhône-Alpes
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population augmente davantage que la moyenne nationale en Auvergne-Rhône-Alpes Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian des habitants de la région s’élève à 22 480 euros annuels, soit 830 euros de plus que le niveau de vie médian national. Auvergne‑Rhône‑Alpes se place au deuxième rang des régions, juste derrière l’Île‑de‑France. Avec l’influence de la Suisse, le niveau de vie médian en Haute‑Savoie est le plus élevé de la région (26 600 euros) ; à l’opposé, ceux des habitants de l’Allier et du Cantal sont inférieurs à 20 600 euros. Auvergne‑Rhône‑Alpes est l’une des régions les moins touchées par la pauvreté : 12,7 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Seuls les Pays de la Loire et la Bretagne affichent des taux inférieurs. L’Allier détient le taux de pauvreté le plus important de la région (15,5 %) ; à l’opposé, ce taux est de 8,9 % en Haute‑Savoie.

Auvergne-Rhône-Alpes : deuxième niveau de vie le plus élevé après l’Île-de-France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Auvergne-Rhône-Alpes : deuxième niveau de vie le plus élevé après l’Île-de-France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Auvergne-Rhône-Alpes : deuxième niveau de vie le plus élevé après l’Île-de-France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Auvergne‑Rhône‑Alpes est, avec un produit intérieur brut (PIB) de 273 milliards d’euros, la deuxième région française la plus productrice de richesses derrière l’Île‑de‑France. Rapporté au nombre d’habitants, la région conserve ce classement, loin derrière l’Île‑de‑France et juste devant Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Son PIB par habitant est supérieur de 13 % à celui de la moyenne des régions de métropole hors Île‑de‑France. L’écart tient principalement à un classement favorable de la région en matière de productivité apparente du travail (PIB par emploi), grâce à l’implantation d’activités à forte valeur ajoutée. En Auvergne‑Rhône‑Alpes, le PIB par emploi (78 900 euros en 2018) dépasse largement celui des autres régions françaises, hors Île-de-France (74 800 euros).

Un PIB de 273 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Un PIB de 273 milliards d’euros ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Un PIB de 273 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2018

  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

Parmi les habitants âgés de 15 ans ou plus non scolarisés, près d’un sur deux possède au minimum un diplôme de niveau bac en Auvergne-Rhône-Alpes. Si la région abrite une proportion importante de diplômés du supérieur (32 % en 2018), les disparités sont fortes entre les départements. Cette part dépasse 34 % en Isère et en Haute-Savoie et atteint même 40 % dans le Rhône, départements très urbanisés, comportant de grandes agglomérations. Dans le Cantal et l’Allier, plus ruraux, 21 % des personnes sont diplômées du supérieur.

Une des parts de diplômés de l'enseignement supérieur les plus importantes après l’Île-de-France Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Une des parts de diplômés de l'enseignement supérieur les plus importantes après l’Île-de-France ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une des parts de diplômés de l'enseignement supérieur les plus importantes après l’Île-de-France Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi croît de 1,4 % en Auvergne‑Rhône‑Alpes et atteint 3,5 millions d’emplois en fin d’année. Si le Rhône et la Savoie figurent parmi les départements français où l’emploi est le plus dynamique (respectivement + 2,2 % et + 2,1 %), l’Allier en revanche est l’un de ceux où l’emploi diminue (‑ 0,3 %). L’industrie regroupe 15 % des emplois de la région (12 % en France). Ce secteur est plus représenté dans l’Ain (21 %) et la Haute‑Loire (20 %).

Une croissance de l'emploi conforme à la moyenne françaiseEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

Une croissance de l'emploi conforme à la moyenne française
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,5
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Une croissance de l'emploi conforme à la moyenne françaiseEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

Les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes sont, dans l’ensemble, moins touchés par le chômage qu’au plan national. En 2020, en moyenne annuelle, 7,0 % de la population active régionale est au chômage, soit 1 point de moins qu’en France. Le Cantal est le département français où le taux de chômage est le plus faible (4,7 %) ; mais celui-ci est à mettre en lien avec la déprise démographique de ce territoire.

Les deux tiers des habitants de 15 à 64 ans sont en emploi en Auvergne-Rhône-Alpes Population de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Les deux tiers des habitants de 15 à 64 ans sont en emploi en Auvergne-Rhône-Alpes ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Auvergne-Rhône-Alpes 66,7 8,7 6,2 10,6 7,8
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Les deux tiers des habitants de 15 à 64 ans sont en emploi en Auvergne-Rhône-Alpes Population de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

Selon l’âge des individus, la composition des ménages, la proximité du lieu de travail, ou encore les conditions de logement, les pôles et les couronnes des aires d’attraction des villes n’attirent pas les mêmes personnes. Ainsi, plus d’un jeune adulte de 15 à 29 ans sur deux, notamment les étudiants, vit dans un pôle, près des centres universitaires. En revanche, la moitié des 30 à 59 ans, souvent en couple avec enfants, habitent dans les couronnes. Les logements y sont plus spacieux, tout en étant proches des emplois qui se concentrent dans les pôles. Enfin, les 60 ans ou plus habitent plus fréquemment dans les communes hors attraction des villes. Dans les très grandes aires, les personnes aisées sont plus présentes, en lien avec des emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures qui y sont plus fréquents.

Pour en savoir plus : Aires d’attraction des villes : de jeunes adultes dans les pôles, des familles dans les couronnes

La part des 15-29 ans est plus importante dans les pôlesPart des jeunes de 15 à 29 ans selon la catégorie de commune (en %)

  • Note de lecture : dans l’AAV de Lyon, 28,8 % de la population vivant dans la commune-centre est âgée de 15 à 29 ans. Cette part est de 20,6 % dans les autres communes du pôle, et de 16,3 % dans celles de la couronne.
  • Source : Insee, Recensement de la population 2017, exploitation complémentaire
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En 2018, Auvergne-Rhône-Alpes compte 4,5 millions de logements, dont 80 % sont des résidences principales. Celles-ci sont presque deux fois plus nombreuses qu’il y a 50 ans. Cette hausse provient de la croissance démographique et de la baisse de la taille moyenne des ménages. Leur nombre a particulièrement augmenté dans les couronnes des pôles. Une résidence principale sur cinq a été construite avant 1946. Les couronnes, au cœur de la périurbanisation, comptent de nombreux logements récents. Les logements sont composés, en moyenne, d’un plus grand nombre de pièces qu’il y a 50 ans, notamment dans les couronnes et hors des aires d’attraction des villes. Le nombre de maisons dépasse désormais celui des appartements.

Pour en savoir plus : En 50 ans, deux fois plus de logements : désormais plus de maisons que d’appartements

Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

En Auvergne-Rhône-Alpes, 92 % des habitants vivent dans l’une des 95 aires d’attraction des villes que compte la région. Ces aires se composent de pôles, abritant 42 % des habitants, et de couronnes où vivent 50 % des habitants. Les emplois étant plus concentrés dans les pôles que dans les couronnes, ils sont à l’origine de nombreux déplacements domicile-travail. La population des couronnes croît plus vite que celle des pôles. Les migrations résidentielles (déménagements) profitent plus aux couronnes qu’aux pôles.

Pour en savoir plus : 92 % de la population de la région vit dans une aire d’attraction des villes

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En Auvergne-Rhône-Alpes, les ménages vivant sous le seuil de pauvreté se répartissent de façon homogène entre locataires du parc social, locataires du parc privé et propriétaires de leur logement. En milieu rural, les personnes âgées sont plus souvent propriétaires. Les logements sociaux sont principalement implantés en milieu urbain. Les ménages pauvres habitent surtout en appartement et disposent d’une surface de logement plus petite. Le « turn-over » dans les logements est plus important chez les ménages pauvres et dans la location privée. L’âge avançant, le logement social et l’accession à la propriété offrent un logement plus durable. Les prestations logement permettent de réduire le coût du logement de ces ménages aux niveaux de vie plus faibles.

Pour en savoir plus : Logement des ménages pauvres : une différence urbain / rural marquée

Répartition des ménages pauvres selon le statut d’occupation du logement et taux de pauvreté, par département

  • Lecture : dans le Rhône, 13,8 % des ménages sont considérés comme pauvres, soit 93 600 ménages. Parmi eux, près de la moitié sont en logement social, un tiers sont locataires du parc privé, les autres étant propriétaires.
  • Sources : Insee, Fichier démographique des logements et des individus (Fidéli) 2017, et Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2017
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le découpage en zones d’emploi est le zonage le plus adapté à l’étude des problématiques liées aux marchés locaux du travail. L’actualisation de ce zonage permet une harmonisation avec la méthode européenne et la prise en compte des évolutions récentes des navettes domicile-travail. Auvergne-Rhône-Alpes est désormais découpée en 39 zones d’emploi de tailles variées. Ainsi, Saint-Flour est la plus petite zone d’emploi de France, et Lyon, la deuxième plus grande après Paris. Même si toutes ont connu une tertiarisation de l’emploi, elles gardent des différences marquées du point de vue des activités économiques et du fonctionnement de leur marché du travail. Elles se distinguent également selon la localisation et les types d’emplois proposés, ou encore par leur caractère plus ou moins résidentiel. Les zones d‘emploi de Lyon et de Grenoble en particulier concentrent une part importante des emplois de conception-recherche, de gestion ou de prestations intellectuelles au sein de fonctions nommées « métropolitaines ». Nationalement, les territoires peuvent se différencier en sept grands groupes. Du fait de sa taille et de sa diversité, les sept types sont présents en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour en savoir plus : Les nouvelles zones d’emploi mettent en avant la diversité du tissu économique de la région

En Auvergne-Rhône-Alpes, sept grands types de zones d’emploiTypologie des zones d’emploi selon leur spécialisation économique

  • Sources : Insee, Recensement de la population 2016, CLAP 2015
Quels sont les liens de la région avec la Suisse ?
Quels sont les liens de la région avec la Suisse ?

Auvergne-Rhône-Alpes est la région qui compte le plus de travailleurs frontaliers après le Grand Est. En 2016, 115 000 habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes occupent un emploi en Suisse. Le travail frontalier y est en pleine expansion : ce nombre a plus que doublé en l’espace d’une quinzaine d’années. Le canton de Genève est un pôle d’emploi majeur pour la région : 84 % des frontaliers s’y rendent travailler. Les perspectives d’emploi du bassin lémanique attirent dans les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie des actifs de toutes provenances géographiques. Des ressortissants suisses s’y installent aussi pour bénéficier d’un marché immobilier moins tendu, en conservant très souvent un emploi de l’autre côté de la frontière. Les actifs de la région qui travaillent en Suisse sont relativement jeunes et, plus d’une fois sur deux, diplômés de l’enseignement supérieur. D’année en année, le phénomène frontalier prend de l’ampleur et touche un nombre croissant de communes. En 2016, plus d’un habitant de Haute-Savoie sur cinq exerce son activité professionnelle en Suisse. La zone frontalière du Genevois français constitue un territoire atypique au sein de la région, mais aussi de l’Hexagone. Elle fait partie des territoires français où la croissance de population est la plus forte et où le niveau de vie est le plus élevé.

Pour en savoir plus : Le travail frontalier en forte croissance : 115 000 habitants de la région employés en Suisse

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.