L'essentiel sur… le Centre‑Val de Loire

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 2 572 853 personnes habitent en Centre‑Val de Loire. La population reste stable entre 2013 et 2018 alors qu’elle augmente en France (+ 0,4 %). Le solde naturel et le solde migratoire sont pratiquement nuls. La fécondité est proche de la moyenne nationale tandis que la population est plus vieillissante qu’en France (94 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population reste stable en Centre-Val de LoireÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

La population reste stable en Centre-Val de Loire
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population reste stable en Centre-Val de LoireÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

En 2018, en Centre‑Val de Loire, le niveau de vie médian des ménages s’élève à 21 560 euros annuels. Il est légèrement inférieur au niveau de vie médian en France. Dans l’Eure‑et‑Loir, il dépasse 22 000 euros, soit 1 870 euros de plus que dans l’Indre.
La pauvreté est moins présente en Centre‑Val de Loire qu’au niveau national : le taux de pauvreté est de 13,1 % en 2018, contre 15,1 % en France. Au sein de la région, il est plus élevé dans le Cher (14,3 %) et dans l’Indre (14,5 %).

Un niveau de vie proche de celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un niveau de vie proche de celui de la France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie proche de celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Le produit intérieur brut (PIB) du Centre‑Val de Loire s’élève à 74 milliards d’euros en 2018 , soit 3 % de la richesse nationale. Le PIB par habitant et par emploi y sont légèrement inférieurs à ceux de la France métropolitaine hors Île‑de‑France.

Le Centre-Val de Loire, douzième région de France dans la création de richesse Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Le Centre-Val de Loire, douzième région de France dans la création de richesse ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Le Centre-Val de Loire, douzième région de France dans la création de richesse Produit intérieur brut en 2018

  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En 2018, deux habitants sur cinq, âgés de 15 ans ou plus et non scolarisés, possèdent au minimum un diplôme de niveau bac en Centre-Val de Loire. La région abrite une proportion plus importante de diplômés CAP ou BEP qu’au niveau national. Les disparités sont fortes entre les départements pour les diplômés de l’enseignement supérieur : de 30 % en Indre-et-Loire à 19 % dans l’Indre.

En Centre-Val de Loire, trois personnes sur dix sont peu ou pas diplômées Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
En Centre-Val de Loire, trois personnes sur dix sont peu ou pas diplômées ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

En Centre-Val de Loire, trois personnes sur dix sont peu ou pas diplômées Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi croît de 0,8 % en Centre‑Val de Loire et atteint 1 million d’emplois en fin d’année. L’augmentation est la plus forte en Indre‑et‑Loire (+ 1,3 %). L’industrie regroupe 15 % des emplois de la région (12 % en France). Ce secteur est plus représenté dans le Cher, l’Eure‑et‑Loir, l’Indre et le Loir‑et‑Cher. Le secteur tertiaire marchand concentre 45 % des emplois, davantage dans le Loiret et l’Indre‑et‑Loire. L’agriculture est plus présente dans l’Indre et le Cher.

En Centre-Val de Loire, 1 million d’emplois fin 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

En Centre-Val de Loire, 1 million d’emplois fin 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,5
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

En Centre-Val de Loire, 1 million d’emplois fin 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En 2018, en Centre-Val de Loire, 65,7 % des 15-64 ans sont en emploi. Le taux d’emploi est plus élevé qu’en France (64,2%).
En 2020, le taux de chômage s’élève à 7,4 % de la population active régionale (8,0 % en France). C’est dans le Loir-et-Cher qu’il est le plus faible (6,5 %) et dans le Cher qu’il est le plus élevé (8,0 %).

Une part un peu plus élevée de personnes en emploi dans la région qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Une part un peu plus élevée de personnes en emploi dans la région qu’en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Centre-Val de Loire 65,7 9,4 7,9 9,5 7,5
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Une part un peu plus élevée de personnes en emploi dans la région qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

Au cours des dernières décennies, les zones urbaines se sont étendues sous l'effet de la périurbanisation caractérisée par l'arrivée de ménages travaillant dans les établissements du centre urbain mais résidant dans des communes plus éloignées.
La croissance démographique se concentre dans et à proximité des espaces les plus urbanisés sur la décennie 2006-2016. L’axe de la Loire, composé des deux métropoles régionales et les franges franciliennes continuent globalement à gagner des habitants, alors que la situation démographique des territoires les moins denses se dégrade.
La périurbanisation des deux métropoles régionales ralentit. La croissance de la population des métropoles de Tours et d’Orléans s’accélère alors que celle des communautés de communes voisines ralentit. Les communautés de communes situées à moins de 30 minutes en voiture d'une métropole maintiennent néanmoins une forte croissance, alors que celles à plus de 60 minutes perdent des habitants.
La frange francilienne est moins attractive que durant la période précédente. Cette faiblesse du solde migratoire masque des flux importants : ces territoires continuent à attirer de très nombreux habitants, mais davantage encore les quittent.
Les deux départements du Berry affichent une baisse de leur population plus prononcée qu’à la période précédente, sous l’effet conjugué de soldes naturel et migratoire négatifs.

Pour en savoir plus : Les métropoles régionales portent la croissance en Centre-Val de Loire

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Pour les habitants en âge de travailler, l’accessibilité quotidienne à l’emploi est une composante importante de leurs conditions de vie.
Si la moitié du million d’actifs occupés du Centre-Val de Loire effectue un déplacement de proximité (même commune ou agglomération) pour se rendre sur son lieu de travail, l’autre moitié parcourt des trajets de plus en plus longs, du fait de la périurbanisation et de la concentration des emplois dans les grands pôles. 56 % de l’emploi régional est ainsi situé dans l’une des dix principales agglomérations. La moitié de ces déplacements est de plus de 20 kilomètres, un kilomètre de plus qu’en 2009. La voiture reste le mode de transport de 82 % de ces actifs et sa part augmente de près d’un point en cinq ans.
Un peu plus de la moitié des déplacements hors trajets de proximité sont effectués sur 25 axes de circulation. Ces axes sont autant de lieux de vie que de transit entre les pôles : 754 000 personnes y résident (un tiers de la population régionale). Ils attirent de nouveaux habitants et présentent une dynamique de l’emploi plus favorable que pour les territoires environnant, même au sein des territoires en déprise.
Enfin, 70 000 personnes - 7 % des actifs du Centre-Val de Loire - se rendent quotidiennement en Île-de-France pour travailler, principalement à Paris, Saclay et Rambouillet. Ils résident en particulier dans les franges franciliennes, mais également dans les deux métropoles de Tours (3 500 actifs) et Orléans (4 500 actifs). Ce nombre a augmenté de plus de 5 % en cinq ans, porté par les cadres et les employés et contribue à structurer l’armature urbaine régionale.

Pour en savoir plus : 25 axes structurent les mobilités régionales

Comment évolue la population de la région ?

La population de la région a augmenté de 0,2 % en moyenne annuelle entre 2011 et 2016. Ce dynamisme démographique est plus faible qu'à la période précédente (2006-2011) du fait d'un solde migratoire devenu nul et d'un excédent naturel plus modéré.
Cependant la croissance démographique de la région Centre-Val de Loire s’inscrit dans une dynamique de long terme, portée par un solde naturel et un solde migratoire tout deux positifs. En 2050, si les dernières tendances observées en matière de fécondité, mortalité et de migrations se poursuivaient, 2,7 millions d’habitants peupleraient le Centre-Val de Loire.
Il y aurait alors 810 000 personnes de 65 ans ou plus dans la région, 300 000 de plus qu’aujourd’hui. La part des 75 ans ou plus devrait doubler sur la période. Ce vieillissement de la population devrait s’accompagner d’une baisse de la population active : la part des 25-64 ans serait la plus faible des régions de province. Les jeunes, entre 15 et 24 ans, qui quittent plus qu’ailleurs la région, manqueront à l’emploi de demain. Si la région se comportait comme la moyenne des régions de province, elle retiendrait 30 % de jeunes en plus.

Pour en savoir plus : En 2050, un tiers de la population du Centre-Val de Loire aurait plus de 65 ans

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En Centre-Val de Loire, 6 % de la population habitent un quartier de la politique de la ville. La moitié des quartiers comptent moins de 2 000 habitants. Ceux-ci sont plutôt jeunes et connaissent de nombreuses difficultés, notamment en termes d’accès à l’emploi. La population de ces quartiers dispose de revenus faibles et les familles monoparentales ou nombreuses y sont surreprésentées. Si tous les quartiers ont été identifiés comme abritant une population en difficulté, ils ne présentent pas tous le même profil démographique et les difficultés rencontrées par leurs résidents ne sont pas de même nature. On distingue trois profils de quartiers. Dans les premiers, majoritairement présents sur la frange francilienne, les familles nombreuses sont surreprésentées et les situations d’emploi précaire plus fréquentes. Dans les deuxièmes, les habitants, qui bénéficient du dynamisme économique de leur agglomération, sont plus souvent en activité et reçoivent moins d’aides de l’État. Enfin, principalement dans le sud et l’agglomération tourangelle, la région abrite une troisième classe de quartiers dans lesquels la population, bien que plus précaire, présente un profil proche de son environnement.

Pour en savoir plus : Trois profils de quartiers de la politique de la ville liés à des contextes géo-économique différents

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

En 2016 comme en 2006, la sphère productive en Centre-Val de Loire reste parmi les plus importantes des régions françaises (deux points de plus qu’en France). Elle représente 36 % des emplois. L’emploi est fortement productif dans 24 des 80 EPCI régionaux : plus de 45 % de leurs emplois relèvent de la sphère productive, le plus souvent dans l’industrie et l’agriculture, secteurs qui ont connu les pertes d’emploi les plus importantes en 10 ans. Les quatre centrales nucléaires de la région (Belleville-sur-Loire, Chinon, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-des-Eaux) pèsent fortement sur l’orientation économique des intercommunalités concernées. Quelques communautés de communes péri-urbaines et la communauté d’agglomération de Vendôme font exception, avec notamment l’installation, dans cette dernière, d’entreprises dans les secteurs de l’automobile et l’aviation (Bosch, Thalès). La spécificité productive ou industrielle représente un atout pour ces territoires, mais elle peut s’avérer une fragilité en étant, parfois, très dépendante de quelques gros établissements.
Les activités de services aux entreprises sont plus concentrées dans les zones urbaines de la région. Ainsi, les deux métropoles de Tours et d’Orléans rassemblent 30 % des emplois régionaux contre 40 % des activités spécialisées, scientifiques et techniques (activités juridiques et comptables ; architectes et activités de contrôles techniques) et 32 % des emplois des activités de services administratifs (agences d’intérim, entreprises de nettoyage et de sécurité des bâtiments ou centres d’appel).

Pour en savoir plus : Emploi productif en forte baisse, maintien de l’emploi présentiel

Quelle est la place de la région dans le Bassin Parisien ?

L’influence de l’agglomération parisienne s’exerce sur les quatre départements du Centre-Val de Loire qui se trouvent dans le Bassin parisien.
L’emprise économique régionale de Paris s’étend au-delà des sept autres départements de l’Île-de-France. Ainsi, douze départements des régions limitrophes entretiennent des liens plus ou moins intenses avec la région francilienne, ses nombreux emplois et son réseau de transport développé. En 2017, ce vaste espace, le « bassin parisien », compte 19,1 millions d’habitants et près de 9 millions d’emplois. Quatre départements de la région Centre-Val de Loire intègrent le bassin parisien : l’Eure-et-Loir, le Loiret, le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire, représentant 10 % des habitants et 9 % des emplois. L’Eure-et-Loir constitue une franche francilienne très intégrée avec des navettes domicile-travail importantes à destination de l’Île-de-France. Le Loiret et l’Indre-et-Loire sont principalement liés à la capitale via les métropoles d’Orléans et Tours qui exercent également un rôle central sur leur environnement géographique proche en tant que pôle économique et administratif importants. Les interactions du Loir-et-Cher sont moindres avec la région francilienne mais intenses avec l’Indre-et-Loire et le Loiret. Le bassin parisien occupe une place prépondérante dans le paysage national, mais sa dynamique tend à s’essouffler avec notamment un déficit d’attractivité migratoire.

Pour en savoir plus : L’agglomération parisienne dans le bassin parisien : une influence forte au nord et à l'ouest et plus modérée à l'est

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.