L'essentiel sur… la Corse

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 02/02/2022
 No 01 - Février 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 340 440 personnes habitent en Corse. Entre 2013 et 2019, la population augmente en moyenne de 1 % par an, soit près de trois fois plus qu’au niveau national (+ 0,4 %). Cette évolution est due exclusivement au solde migratoire (+ 1,1 % par an sur la période), le solde naturel étant négatif en Corse depuis 2013. La fécondité en Corse est la plus faible de France et sa population est la plus âgée (113 personnes de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

Entre 2013 et 2019, la population augmente presque trois fois plus vite en Corse qu’en France (hors Mayotte) Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

Entre 2013 et 2019, la population augmente presque trois fois plus vite en Corse qu’en France (hors Mayotte)
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Entre 2013 et 2019, la population augmente presque trois fois plus vite en Corse qu’en France (hors Mayotte) Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

En Corse, en 2018, 18,5 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté, soit le taux le plus élevé de métropole. Comme au niveau national, les familles monoparentales et les jeunes de moins de 30 ans sont particulièrement touchés par la pauvreté. Spécifiquement sur l’île, les personnes de plus de 75 ans le sont également. La moitié des personnes en Corse ont un niveau de vie annuel inférieur à 20 670 euros, contre 21 650 euros au niveau national.

En Corse, le niveau de vie est parmi les plus faibles de France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
En Corse, le niveau de vie est parmi les plus faibles de France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

En Corse, le niveau de vie est parmi les plus faibles de France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

En 2018, le produit intérieur brut (PIB) de la Corse s’élève à 9,4 milliards d’euros. Le PIB par habitant (27 780 euros) est inférieur de 8 % à la moyenne des régions de métropole hors Île‑de‑France. L’écart s’est toutefois fortement réduit en quatorze ans : il était de 15 % en 2004. Le PIB par emploi (72 210 euros) figure également parmi les plus faibles des régions métropolitaines.

Le PIB de la Corse s’élève à 9,4 milliards d’eurosProduit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Le PIB de la Corse s’élève à 9,4 milliards d’euros ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Le PIB de la Corse s’élève à 9,4 milliards d’eurosProduit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En Corse, en 2018, parmi la population âgée de 15 ans ou plus et non scolarisée, un quart a un diplôme de l’enseignement supérieur. Cependant, 22,2 % des individus se sont arrêtés au baccalauréat, soit la part la plus forte de France. À l’inverse, les diplômés des filières professionnelles sont sous-représentés (CAP ou BEP). Enfin 30,9 % ont quitté l’école sans diplôme. Ainsi la part de non diplômés parmi la population ayant achevé ses études est plus élevée qu’au niveau national.

Une part importante de peu ou non diplômés en CorseDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Une part importante de peu ou non diplômés en Corse ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une part importante de peu ou non diplômés en CorseDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Au cours de l’année 2019, l’emploi progresse de 1,8 % en Corse pour atteindre 131 400 emplois en fin d’année. Le secteur tertiaire, principal employeur de l’île, représente 79 % des emplois, avec notamment l’hébergement et la restauration. La construction constitue un autre pilier de l’économie avec une part des emplois salariés deux fois plus importante qu’à l’échelle nationale. En revanche, l’industrie est peu développée.

Forte progression de l’emploi en Corse en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

Forte progression de l’emploi en Corse en 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,5
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Forte progression de l’emploi en Corse en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En 2018, en Corse, 71,9 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont actives, qu’elles aient un emploi (63,3 %) ou soient au chômage. En 2020, le taux de chômage régional recule et s’établit à 8,0 % de la population active. Il renoue ainsi avec la moyenne nationale.

Le taux d’activité de la Corse s’établit à 71,9 % en 2018Population de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Le taux d’activité de la Corse s’établit à 71,9 % en 2018 ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Corse 63,3 8,6 6,0 8,4 13,7
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Le taux d’activité de la Corse s’établit à 71,9 % en 2018Population de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

La Corse est la région française où la part des communes rurales est la plus importante. En effet, parmi les 360 communes de Corse, 348 sont dites rurales, soit 97 % contre seulement 88 % au niveau national. En particulier, un tiers des communes corses font partie du rural autonome très peu dense, soit la plus forte part nationale avec l’Occitanie.
Malgré l’étendue géographique des communes rurales, elles regroupent seulement un habitant sur deux.
Cependant, 5 % des habitants vivent dans le rural autonome très peu dense, soit le double de la moyenne nationale. De même, 21 % de la population réside dans des territoires autonomes peu denses. Dans ces espaces où l’éloignement des pôles se conjugue avec les reliefs montagneux de l’île, 82 % de la population se situe à plus de 7 minutes des services de la vie courante.
En revanche, la part de population vivant dans le rural sous l’influence d’un pôle est proche de la moyenne nationale (21 % contre 19 %). C’est le cas notamment dans les espaces sous forte influence d’un pôle (13 % contre 10 % en France) qui offrent une proximité immédiate des services de la vie courante.
Enfin, les pôles en Corse sont peu nombreux et de taille mesurée : la région est la seule à ne pas avoir de zones urbaines de forte densité. Elle se distingue aussi par sa très faible proportion de communes de densité intermédiaire (3 %) qui accueillent 53 % de la population.

Pour en savoir plus : Le rural en Corse : l’essentiel du territoire mais un habitant sur deux

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Au premier janvier 2018, la Corse compte 253 000 logements dont 150 000 résidences principales. En 50 ans, entre 1968 et 2018, le nombre de résidences principales a plus que doublé (+ 132 %), une augmentation bien plus importante qu’au niveau national (+ 83 %). Ce développement rapide est la conséquence de la croissance démographique et de la diminution de la taille moyenne des ménages (décohabitation).
Entre 1968 et 1990, la croissance se concentre dans les villes centre. L’effet de décohabitation y est largement prépondérant : la ville est attractive pour les petits ménages, les étudiants et les jeunes actifs vivants seuls. Elle l’est aussi pour les seniors isolés en quête de services de proximité.
Ensuite, à partir des années 1990, c’est dans les couronnes que la croissance est la plus rapide, elle résulte au deux tiers de l’effet démographique. De nombreux ménages privilégient un habitat en dehors des villes pour des raisons financières ou à la recherche d’une meilleure qualité de vie.
Cette hausse du nombre de résidences principales s’accompagne d’une modification du parc. En 1968, la part des appartements en Corse était nettement supérieure à la moyenne métropolitaine (respectivement 60 % et 43 %), en 2018 elle s'établit à 52 % et reste stable au national.
Six résidences principales sur dix sont chauffées à l’électricité, c’est deux fois plus qu’en France métropolitaine et le recours aux poêles, cheminées ou cuisinières est devenu minoritaire.

Pour en savoir plus : Deux fois plus de résidences principales en 50 ans

Évolution annuelle moyenne du nombre de résidences principales entre 1968 et 2018 selon le zonage en aires d’attraction des villes

en %
Évolution annuelle moyenne du nombre de résidences principales entre 1968 et 2018 selon le zonage en aires d’attraction des villes (en %) - Lecture : De 1968 à 2018, le nombre de résidences principales a augmenté annuellement de 1,8 % dans les couronnes.
Période Pôle Couronnes Communes hors attraction des villes
1968-1990 2,70 1,24 0,37
1990-2018 1,26 2,30 1,40
1968-2018 1,90 1,83 0,95
  • Lecture : De 1968 à 2018, le nombre de résidences principales a augmenté annuellement de 1,8 % dans les couronnes.
  • Source : Insee, recensements de la population de 1968, 1990 et 2018.

Évolution annuelle moyenne du nombre de résidences principales entre 1968 et 2018 selon le zonage en aires d’attraction des villes

  • Lecture : De 1968 à 2018, le nombre de résidences principales a augmenté annuellement de 1,8 % dans les couronnes.
  • Source : Insee, recensements de la population de 1968, 1990 et 2018.
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

Au 1ᵉʳ janvier 2018, 338 554 habitants résident en Corse. Avec 18 350 personnes en plus depuis 2013, la population de l’île connaît une croissance annuelle moyenne de 1,1 %. Cette hausse est trois fois supérieure à celle de la France métropolitaine. L’augmentation de la population en Corse est totalement imputable au solde migratoire. En effet, depuis 2013, l’île enregistre un solde naturel négatif. Ce déficit naturel s’accentue fortement sur la période récente sous l’effet conjugué d’une baisse des naissances et d’une importante hausse des décès. En 2019, il atteint – 365 personnes et s’établit à – 1 500 personnes en cumul depuis 2013, un niveau record sur les 40 dernières années.
La situation de déficit naturel en 2019 se retrouve dans plus de la moitié des communes de l’île. Un quart des communes ont un solde naturel nul, ce sont en majorité de petites communes n’ayant connu ni naissance, ni décès en 2019. Enfin 74 communes (soit 21 %) ont un solde naturel strictement positif. Ce sont principalement les espaces en périphérie des agglomérations d’Ajaccio, Bastia ou de Porto-Vecchio, mais également la commune de Calvi. Ces territoires accueillent plus régulièrement des actifs et leurs familles, contrairement aux zones rurales où la population est plus âgée.

Pour en savoir plus : Le déficit naturel continue de se creuser en Corse

Évolution du solde naturel en Corse de 1975 à 2019

Évolution du solde naturel en Corse de 1975 à 2019
Année Naissances Décès Solde naturel
2019 2 851 3 216 −365
2018 2 854 3 139 −285
2017 2 918 3 165 −247
2016 2 913 3 092 −179
2015 2 866 3 106 −240
2014 2 987 3 047 −60
2013 2 916 3 038 −122
2012 3 010 2 921 89
2011 3 084 2 971 113
2010 2 999 2 966 33
2009 3 002 2 863 139
2008 2 939 2 804 135
2007 2 848 2 743 105
2006 2 811 2 737 74
2005 2 873 2 806 67
2004 2 672 2 679 −7
2003 2 687 2 783 −96
2002 2 748 2 771 −23
2001 2 703 2 674 29
2000 2 896 2 697 199
1999 2 712 2 691 21
1998 2 738 2 665 73
1997 2 664 2 661 3
1996 2 728 2 677 51
1995 2 926 2 758 168
1994 2 840 2 758 82
1993 2 763 2 831 −68
1992 2 854 2 770 84
1991 2 934 2 745 189
1990 2 996 2 677 319
1989 3 033 2 698 335
1988 2 971 2 757 214
1987 2 927 2 727 200
1986 2 970 2 757 213
1985 2 889 2 732 157
1984 2 796 2 702 94
1983 2 945 2 757 188
1982 2 882 2 713 169
1981 2 941 2 656 285
1980 2 782 2 578 204
1979 2 624 2 572 52
1978 2 413 2 742 −329
1977 2 509 2 533 −24
1976 2 375 2 571 −196
1975 2 489 2 617 −128
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Évolution du solde naturel en Corse de 1975 à 2019

  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Avec 18,5 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté la Corse est la région la plus pauvre de France métropolitaine. En particulier, la pauvreté des retraités est supérieure dans l’île à la pauvreté des actifs (respectivement 22 % et 15 %). Dans certains territoires ruraux, ils sont même plus nombreux que les actifs pauvres.
Au niveau intercommunal, le taux de pauvreté varie de 11 % dans la communauté de communes du Celavu-Prunelli à 29 % dans celle de l’Oriente, illustrant une grande hétérogénéité. Ce sont les trois intercommunalités de la plaine orientale, l’Oriente, la Castagniccia-Casinca et la Costa Verde qui présentent les taux les plus élevés (respectivement 29 %, 25 % et 23 %).
Les intercommunalités du golfe d’Ajaccio sont quant à elles moins concernées : les personnes pauvres représentent 11 % de la population du Celavu-Prunelli, 14 % dans la Pieve de l’Ornano et du Taravo, et 15 % dans la communauté d’agglomération du Pays Ajaccien (CAPA). Même avec des taux de pauvreté plus faibles, les communautés d’agglomérations ajaccienne et bastiaise concentrent cependant, en raison de leur poids démographique, 37 % des personnes vivant en Corse sous le seuil de pauvreté.

Pour en savoir plus : Pauvreté et impacts de la crise COVID dans les intercommunalités de Corse

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Une typologie des 306 zones d’emploi nationales, construite à partir d’indicateurs de spécialisation économique, permet de dégager la principale orientation productive des territoires.
En Corse, 6 des 7 zones d’emploi appartiennent à la classe des espaces « à forte orientation touristique ». Cette spécialisation est notamment due à l’importance des nuitées touristiques et à la part des résidences secondaires. Ces zones d’emploi se distinguent par un poids très important de la sphère présentielle, autrement dit des activités qui visent à satisfaire les besoins des personnes présentes sur le territoire (résidents et touristes). Leur part varie de 78 % à Bastia à 84 % dans la zone d’emploi de Corte, en lien avec la présence de l’université régionale sur ce territoire. Cette surreprésentation des emplois présentiels au détriment de ceux de la sphère productive, caractéristique des zones touristiques (73,1 % des emplois en moyenne), est toutefois plus marquée dans la région.
Sur l’île, seule la zone d’emploi de Ghisonaccia ressort avec une autre orientation économique, celle des zones « spécialisées dans l’agriculture ». Avec 13,8 % de l’emploi dans l’agriculture, soit 4 fois plus qu’en région (3,2 %), ce secteur marque en effet fortement l’activité économique de la plaine orientale. En conséquence le poids de la sphère productive est sur ce territoire le plus élevé de Corse (28,6 %) et la part de la sphère présentielle la plus faible.

Pour en savoir plus : Zones d’emploi 2020 en Corse : 7 espaces marqués par leur spécialisation économique

Des structures économiques et des revenus disparates

Des structures économiques et des revenus disparates
Zone d’emploi Part de la sphère présentielle dont administration Part de la sphère productive dont agriculture Touristicité (nuitées/an/habitant) Part des résidences secondaires Revenu médian
Ajaccio 80,4 37,1 19,6 1,7 21 29,6 21 572
Bastia 78,1 35,5 21,9 2,3 16,6 25,8 19 486
Calvi 82,6 34,8 17,4 4,5 83,6 55,1 18 942
Corte 83,6 45,3 16,4 6,5 12,3 37,9 19 204
Porto-Vecchio 82,3 28,9 17,7 2,7 94,4 58,6 19 151
Propriano 82,3 35,7 17,7 4,7 59,2 48,8 19 376
Classe « à forte orientation touristique » 73,1 33,3 37,7 3,8 21,5 30,5 20 521
Ghisonaccia 71,4 35,0 0,0 13,8 45,8 44 18 436
Classe «spécialisée dans l’agriculture » 62,2 32,8 0,0 11,8 4,3 9,6 19 514
  • Sources : Recensement de la population 2017,Clap 2015, Filosofi 2017 et enquête de fréquentation touristique
Quels sont les impacts économiques de la crise sanitaire dans la région ?
Quels sont les impacts économiques de la crise sanitaire dans la région ?

En 2020, la crise sanitaire bouleverse fortement l’activité économique régionale. Les chiffres d’affaires et de l’investissement des entreprises sont en net décrochage. Les heures rémunérées par les entreprises restent très en retrait de leur niveau d’avant crise. De même, les créations d’entreprises marquent le pas. Ainsi, les difficultés sont réelles sur le marché du travail. Les Déclarations Préalables à l’Embauche (DPAE) peinent à dépasser les trois quarts de leur niveau de 2019.
Toutefois, l’emploi résiste grâce aux dispositifs d’aide : le recours au chômage partiel reste particulièrement mobilisé en Corse notamment dans l’hébergement-restauration. Parallèlement, les effets de la crise conduisent certains demandeurs d’emploi à suspendre leurs recherches dans les secteurs à l’arrêt en période de confinement, ce qui induit un effet en trompe-l’œil sur le chômage. Du fait de la suspension des procédures judiciaires et des délais accordés les défaillances d’entreprises régressent aussi.
Au niveau sectoriel, les deux confinements instaurés au niveau national engendrent l’arrêt brutal des activités liées aux transports de passagers et réduisent à néant les activités touristiques au printemps. Le contexte sanitaire a également des effets néfastes sur la construction de logements et les ventes immobilières. Par ailleurs, le monde agricole fait preuve de solidarité et d’adaptation, limitant ainsi les effets délétères de la crise.

Pour en savoir plus : Bilan économique 2020 – Corse

Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Corse

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Corse (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchand Ensemble - Corse Ensemble - France
janv. 2020 3,7 6,2 6,9 0,7 4 2,8 1,9
févr. 2020 0,4 4 7,4 1,1 4 2,4 1,80
mars 2020 -22,1 -32 -36,4 -20,1 -8,6 -22,2 -13,3
avril 2020 -45,7 -64,3 -86,1 -48,5 -19,4 -51,9 -33,3
mai 2020 -31 -19,6 -87,1 -35,3 -12,8 -38,8 -22,5
juin 2020 -17,7 -4,2 -60,7 -21,3 -4,6 -24,6 -10,3
juil. 2020 -12,1 1,1 -30,1 -13,1 -1,1 -13,7 -6,8
août 2020 -8,9 16,1 -21,6 -10,1 -1,6 -10,6 -4,5
sept. 2020 -8 -0,2 -21,3 -8,4 -0,4 -8,9 -4,4
oct. 2020 -6,7 0,1 -18,7 -6,2 -0,2 -6,2 -4,7
nov. 2020 -14,6 1,3 -59,3 -16,7 -1,5 -15,4 -9,8
déc. 2020 -13,2 -2,2 -64,1 -8,7 1,4 -11,4 -6,7
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Corse

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.