L'essentiel sur… le Grand Est

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 26/01/2022
 No 01 - Janvier 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 5 556 219 personnes habitent dans le Grand Est, dont 1 140 057 dans le Bas‑Rhin. La population stagne dans le Grand Est, alors qu’elle progresse de 0,4 % en moyenne par an entre 2013 et 2019 en France. Le solde migratoire et le solde naturel sont quasi nuls. Le taux de fécondité figure parmi les plus faibles de France, tandis que la région se situe dans la moyenne pour le vieillissement de la population.

La population stagne dans le Grand Est Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

La population stagne dans le Grand Est
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population stagne dans le Grand Est Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

En 2018, dans le Grand Est, le niveau de vie médian des ménages s’élève à 21 610 euros par an et est équivalent au niveau de vie national. L’écart entre les départements alsaciens, les plus riches, et le département des Ardennes, le plus pauvre, est de 3 000 euros. Le taux de pauvreté régional, de 14,8 % en 2018, est proche du taux national. Les habitants des Ardennes, de l’Aube et des Vosges, départements peu densément peuplés, ont les niveaux de vie médians les plus faibles et les taux de pauvreté y sont les plus élevés de la région.

Le Grand Est parmi les régions les plus aisées Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Le Grand Est parmi les régions les plus aisées ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le Grand Est parmi les régions les plus aisées Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Le produit intérieur brut (PIB) du Grand Est s’élève à 161 milliards d’euros en 2018, soit 7 % de la richesse nationale. Il est proche de celui des Hauts‑de‑France et de Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Le PIB par habitant s’élève à 29 091 euros, soit près de 1 200 euros de moins que la moyenne nationale hors Île‑de‑France. La productivité apparente du travail, ou PIB par emploi, est voisine de celle de la France, hors Île‑de‑France.

161 milliards d’euros dans le Grand Est Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
161 milliards d’euros dans le Grand Est ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

161 milliards d’euros dans le Grand Est Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

Dans le Grand Est, 26 % des personnes de 15 ans ou plus non scolarisées détiennent un diplôme de l’enseignement supérieur, soit 4,5 points de moins que la moyenne nationale. En revanche, le Grand Est est la première région pour la proportion de titulaires d’un CAP-BEP, comme diplôme le plus élevé. Les diplômés du supérieur représentent 25 à 30 % dans les départements les plus densément peuplés. À l’inverse, la part des personnes pas ou peu diplômées dépasse les 30 % dans les départements peu denses. Près d’un quart des diplômés du supérieur sont Bas-Rhinois.

Les diplômés du supérieur sous-représentés dans le Grand Est Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Les diplômés du supérieur sous-représentés dans le Grand Est ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Les diplômés du supérieur sous-représentés dans le Grand Est Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

L’emploi a progressé de 0,4 % dans le Grand Est entre 2018 et 2019, contre + 1,4 % au niveau national. Le secteur tertiaire marchand est moins présent dans le Grand Est que dans le reste du pays. Il représente près de la moitié des emplois dans le Bas‑Rhin, contre environ un tiers dans la Meuse et les Ardennes. La part de l’emploi industriel est la plus élevée dans les Ardennes et les Vosges.

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 dans le Grand EstEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 dans le Grand Est
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,5
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Légère progression de l’emploi entre 2018 et 2019 dans le Grand EstEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

Dans la région Grand Est, 64 % des personnes de 15 à 64 ans sont en emploi. Cette part est la plus élevée dans les départements alsaciens. Le taux de chômage moyen régional s’établit à 7,7 % de la population active, proche du taux de la France. Le Bas-Rhin et la Haute-Marne sont des départements où les taux de chômage sont les plus faibles de la région, tandis que les Vosges, les Ardennes et l’Aube sont les plus touchés par le chômage (jusqu’à 9,9 % dans l’Aube).

Même proportion d’actifs dans le Grand Est qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Même proportion d’actifs dans le Grand Est qu’en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Grand Est 63,7 9,8 7,3 10,1 9,0
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Même proportion d’actifs dans le Grand Est qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

Le Grand Est est la quatrième région de province la moins rurale. Elle se classe derrière les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. En 2018, 39 % des habitants de la région résident dans une commune rurale, c’est-à-dire une commune peu dense ou très peu dense. Avec plus des deux tiers de la population résidant dans une commune rurale, la Meuse, les Vosges et la Haute-Marne figurent dans les quinze départements les plus ruraux de France. Ce sont, avec les Ardennes, les départements ruraux du Grand Est. À l’inverse, avec moins d’un tiers de population vivant dans une commune rurale, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Meurthe-et-Moselle font partie des quinze départements les moins ruraux de province. Les communes rurales situées hors de l’influence d’un pôle d’emploi rassemblent 16 % des habitants de la région. Ces territoires perdent des habitants entre 2008 et 2018, notamment du fait d’un solde migratoire déficitaire. La part des plus de 65 ans y est plus élevée qu’ailleurs, et l’accès aux services de la vie courante y est plus difficile. Les communes rurales périurbaines regroupent quant à elles 23 % de la population. Ces espaces sont les seuls à voir leur population augmenter sous l’effet conjugué d’un solde naturel et d’un solde migratoire apparent positifs. Ils attirent en particulier les couples avec enfants. La part des familles monoparentales et des personnes seules est plus importante dans l’urbain.

Pour en savoir plus : Le Grand Est, contrasté entre territoires très ruraux et urbains

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

L’accès aux équipements est une composante importante des conditions de vie des ménages. Sur la période récente, quatre EPCI « ruraux » sur dix voient la diversité de leurs services se réduire. Avec 25,7 points d’accès aux équipements publics ou privés, commerces et services pour 1 000 habitants en 2017, le Grand Est est globalement moins bien doté que l’ensemble de la province (29,7). Les Vosges et le Bas-Rhin ont les taux d’implantation les plus élevés de la région (respectivement 28,2 et 27,3 points d’accès pour 1 000 habitants en 2017) et la Meurthe-et-Moselle, le plus bas (23,9). Les EPCI peu denses sous faible influence urbaine, qui correspondent à une idée intuitive de l’espace « rural », sont ceux qui, proportionnellement au nombre d’habitants, disposent du plus grand nombre de services de proximité. En revanche, le taux d’implantation de services intermédiaires et supérieurs y est plus faible qu’en milieu urbain, particulièrement dans les EPCI les plus isolés. La progression du nombre de points d’accès est modeste entre 2012 et 2017 (+ 1,3 % par an). Surtout 41 % des EPCI peu denses sous faible influence urbaine voient la diversité de leur services se réduire, pour seulement 24 % des EPCI périurbains et 19 % des EPCI urbains. Toutefois, ils sont aussi nombreux à voir la diversité de leurs services augmenter (44 %) bien que cette part soit plus faible que dans les EPCI périurbains (63 %). Dans les EPCI urbains, qui disposent déjà de la plupart des services, la diversité de l’offre reste plus souvent stable (41 %).

Pour en savoir plus : En cinq ans, l’implantation de services évolue plus défavorablement que la moyenne régionale dans 85 intercommunalités, souvent rurales

Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

Au 1er janvier 2018, la région Grand Est compte 2,8 millions de logements. En 50 ans, ce nombre a augmenté de 74 %. Parmi ces logements, il y a 2,5 millions de résidences principales pour 5,5 millions de résidents. Entre 1968 et 2018, il y a presque un million de résidences principales supplémentaires pour 580 000 personnes de plus dans la région. La taille moyenne des ménages est passée de 3,2 personnes en 1968 à 2,2 en 2018. Les jeunes adultes quittent le domicile des parents pour leurs études. Les couples emménagent ensemble plus tard et ont moins d’enfants, les séparations sont aussi plus nombreuses, et les Français ont gagné dix années d’espérance de vie sur la période, ce qui crée un besoin en logements mieux adaptés, plus proches des centres. En 50 ans, le nombre de résidences principales est multiplié par 1,5 dans les communes-centres du pôle d’une aire d’attraction des villes, et par 1,9 dans les autres communes des pôles. On constate d’importants gains de population dans ces dernières, notamment dans celles de l’aire de Châlons-en-Champagne ou de Reims. Le nombre de résidences principales augmente de 84 % dans les communes des couronnes. C’est aussi là que les gains de population sont les plus importants (+ 25 %), comme dans les couronnes de Bâle, de Troyes ou de Strasbourg. Ailleurs, le nombre de résidences principales augmente de 35 à 50 % alors que la population diminue, comme par exemple dans les communes-centres des aires de Sarreguemines, de Nancy ou de Gérardmer.

Pour en savoir plus : Les résidences principales depuis 50 ans : plus grandes pour des ménages plus petits

Évolution du nombre de résidences principales et de la population entre 1968 et 2018 dans le Grand Est

en %
Évolution du nombre de résidences principales et de la population entre 1968 et 2018 dans le Grand Est (en %) - Lecture : dans les communes-centres, le nombre de résidences principales a augmenté de 48,6 % entre 1968 et 2018, et la population a perdu 3,8 %.
Résidences principales Population
Communes hors attraction des villes 33,5 -7,6
Communes-centres 48,6 -3,8
Grand Est 67,2 11,8
Communes de couronne 84,5 25,0
Autres communes d'un pôle 89,7 23,2
  • Champ : Grand Est, résidences principales.
  • Lecture : dans les communes-centres, le nombre de résidences principales a augmenté de 48,6 % entre 1968 et 2018, et la population a perdu 3,8 %.
  • Source : Insee, recensements de la population de 1968 et 2018, exploitations principales.

Évolution du nombre de résidences principales et de la population entre 1968 et 2018 dans le Grand Est

  • Champ : Grand Est, résidences principales.
  • Lecture : dans les communes-centres, le nombre de résidences principales a augmenté de 48,6 % entre 1968 et 2018, et la population a perdu 3,8 %.
  • Source : Insee, recensements de la population de 1968 et 2018, exploitations principales.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Dans le Grand Est, les ménages fragiles sont nombreux et plus souvent pauvres dans les territoires industriels. Les ménages les plus souvent pauvres sont ceux aux revenus principalement composés d'indemnités chômage, les familles monoparentales, les locataires, les familles nombreuses (au moins 3 enfants) et les jeunes (moins de 30 ans). Ces ménages sont à la fois plus nombreux et plus fréquemment sous le seuil de pauvreté dans un groupe de huit intercommunalités autour d'anciennes villes industrielles, où vit un habitant du Grand Est sur sept : Mulhouse, Troyes et Romilly-sur-Seine, Charleville-Mézières et Givet, Forbach et Freyming-Merlebach, Vitry-le-François. Ce constat est particulièrement prononcé pour les ménages vivant d'indemnités chômage ; en effet, ces territoires très affectés par les pertes d'emploi rassemblent un cinquième des personnes pauvres, soit 21 400 personnes. La prépondérance des familles monoparentales et des familles nombreuses pauvres y est presque aussi marquée, avec respectivement 33 600 et 35 400 personnes. Ainsi, sur les dix EPCI de la région où les familles nombreuses sont le plus souvent pauvres, six sont d'anciens territoires industriels, avec un taux de pauvreté dans ces familles de 27 %, dépassant de plus de 10 points le taux de pauvreté régional. En difficulté d'insertion sur le marché de l'emploi, les jeunes sont aussi plus pauvres, mais toutefois moins nombreux dans ces zones fortement confrontées au déclin de l’industrie. Le groupe, majoritairement urbain, se caractérise aussi par une moins grande part de propriétaires par rapport au reste de la région.

Pour en savoir plus : Pauvreté et concentration des ménages fragiles dans les grandes agglomérations et les zones en difficulté économique

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Davantage touché par la désindustrialisation que le reste du pays, le Grand Est a perdu 5 % de ses effectifs totaux entre 2007 et 2017, soit une baisse de 101 000 emplois. Près de 87 000 emplois ont été perdus uniquement dans le secteur industriel, qui accuse la plus forte diminution d’emplois (- 21 %). Dans la construction, le recul s’établit à 11 %, et est plus marqué qu’au niveau national ; la région perd aussi des emplois dans l’agriculture (- 9 %). Le développement du tertiaire est particulièrement faible (+ 1 %), alors qu’à l’échelle nationale, il contribue largement à compenser les pertes d’emplois. Néanmoins, bien qu’en déclin, le secteur industriel reste encore bien présent et le taux d’emploi industriel est supérieur à celui de la France (16 % contre 12 %). Il est implanté sur tout le territoire, sans nécessairement prédominer en termes d’orientation économique à l’échelle des zones d’emploi. Les six zones d’emploi à grande agglomération rassemblent 53 % des emplois de la région et la plupart des gros employeurs. Elles se caractérisent par des taux d’emplois tertiaires importants. Les emplois de cadres des fonctions métropolitaines y sont surreprésentés. Les neuf zones résidentielles de la région le sont surtout du fait de leur caractère frontalier. Dans celles de Saint-Louis et Thionville, ce sont plus de quatre actifs sur dix qui passent la frontière pour aller travailler. L’économie du sud et de l’ouest est diversifiée entre industrie, agriculture et emploi public.

Pour en savoir plus : Une orientation industrielle encore marquée dans les zones d’emploi du Grand Est

L'industrie plus présente dans le Grand Est pour presque tous les types de territoiresPart de l'industrie dans l'emploi total (en %)

L'industrie plus présente dans le Grand Est pour presque tous les types de territoires - Lecture : dans le Grand Est, la part d’emplois industriels est la plus élevée dans les zones d’emploi classées « résidentielles à dominante industrielle » : 21,8 % des emplois (17,1 % au niveau national).
Grand Est France
Résidentielles à dominante industrielle 21,8 17,1
Spécialisées dans l'industrie 20,7 25,6
Spécialisées dans l'agriculture 19,2 13,8
Économie diversifiée 16,6 13,8
Moyenne 15,8 12,1
Autres grandes agglomérations dotées de gros employeurs 13,1 12,3
Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 12,6 8,7
  • Lecture : dans le Grand Est, la part d’emplois industriels est la plus élevée dans les zones d’emploi classées « résidentielles à dominante industrielle » : 21,8 % des emplois (17,1 % au niveau national).
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

L'industrie plus présente dans le Grand Est pour presque tous les types de territoiresPart de l'industrie dans l'emploi total (en %)

  • Lecture : dans le Grand Est, la part d’emplois industriels est la plus élevée dans les zones d’emploi classées « résidentielles à dominante industrielle » : 21,8 % des emplois (17,1 % au niveau national).
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.
Une région plus ou moins artificialisée que ses voisines françaises et étrangères ?
Une région plus ou moins artificialisée que ses voisines françaises et étrangères ?

Les territoires artificialisés du Grand Est représentent 6,0 % de la superficie régionale en 2018, soit 3 472 km². Cette proportion est similaire à celle de la France. Le Grand Est se situe au 7e rang des régions en termes de degré d’artificialisation. Moins artificialisée que sa voisine des Hauts-de-France (10,1 %), la région l’est cependant davantage que la Bourgogne-Franche-Comté (4,3 %). Ramenée à sa population, l’artificialisation par habitant est plus importante dans le Grand Est que dans la plupart des autres régions françaises : on compte en moyenne un hectare artificialisé pour 16 habitants dans le Grand Est, contre 20 en France métropolitaine. Le reste du territoire est constitué de terres agricoles (59 %), de forêts et milieux semi-naturels (34 %), ainsi que de surfaces en eau et zones humides (moins de 1 %), dans des proportions proches du niveau national. Toutefois, ce sont les départements les plus ruraux qui présentent l’artificialisation par habitant la plus élevée. Entre 2012 et 2018, l’artificialisation des sols progresse, alors que la population stagne. Le rythme d’évolution s’avère cependant plus faible qu’au cours des périodes précédentes. Au sein des deux espaces de coopération transfrontalière, les départements du Grand Est apparaissent moins artificialisés que la Wallonie et la Suisse du Nord-Ouest. L’augmentation de l’artificialisation est particulièrement prononcée au Luxembourg, pays caractérisé par un fort dynamisme démographique.

Pour en savoir plus : Artificialisation dans le Grand Est et ses espaces de coopération transfrontalière

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.