L'essentiel sur… la Guadeloupe

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 387 629 personnes habitent en Guadeloupe. Depuis 2013, la population baisse en moyenne de 0,7 % par an. La Guadeloupe et la Martinique sont les deux seules régions où la population diminue sur cette période. Le solde naturel (+ 0,4 %) ne compense plus le déficit migratoire de l’archipel qui s’accentue depuis 2008 : il est de – 1,1 % par an en moyenne entre 2013 et 2018, contre – 0,6 % de 2008 à 2013. L’indice de fécondité (2,33) est cependant supérieur à la moyenne nationale (1,83). La population est assez jeune (74 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

Guadeloupe et Martinique : les 2 seules régions où la population diminueÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

Guadeloupe et Martinique : les 2 seules régions où la population diminue
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

Guadeloupe et Martinique : les 2 seules régions où la population diminue Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian des Guadeloupéens s’élève à 15 770 euros par an en 2017. Il est inférieur à celui des Martiniquais, mais supérieur à celui des autres Domiens. En Guadeloupe, 34,5 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté national. Comme dans les autres DOM, la pauvreté touche particulièrement les chômeurs, les familles monoparentales et les ménages jeunes. Pour les plus modestes, les prestations sociales sont la principale source de revenu.

Un niveau de vie très inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un niveau de vie très inférieur à celui de la France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie très inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

En 2018, le PIB de la Guadeloupe s’élève à 9,4 milliards d’euros. Il est beaucoup plus faible que celui de la plupart des régions françaises. D’une part c’est un territoire économique de taille modeste, comme les autres départements d’outre‑mer (DOM) et la Corse. D’autre part le PIB par habitant de la Guadeloupe s’élève à 24 350 euros en 2018, soit près de 6 000 euros de moins que la moyenne en France métropolitaine hors Île‑de‑France. La Guadeloupe se trouve également parmi les cinq régions où le PIB par emploi est le plus faible, mais c’est le plus élevé des cinq DOM.

Un PIB très inférieur à la moyenne nationale caractéristique des petites économies Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Un PIB très inférieur à la moyenne nationale caractéristique des petites économies ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Un PIB très inférieur à la moyenne nationale caractéristique des petites économies Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En Guadeloupe, plus un habitant sur cinq âgé de 15 ans ou plus (22 %) possède un diplôme d’études supérieures ; à l’inverse, plus 40 % des personnes de cette même classe d’âge sont peu ou pas diplômées, contre 27 % au niveau national. Ce phénomène est prégnant dans l’ensemble des DOM avec une acuité beaucoup plus prononcée en Guyane et à Mayotte.

Quatre Guadeloupéens sur dix peu ou pas diplômés Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Quatre Guadeloupéens sur dix peu ou pas diplômés ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Quatre Guadeloupéens sur dix peu ou pas diplômésDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En Guadeloupe, la croissance de l’emploi s’accélère en 2019 (+ 3,0 %). Avec 4 000 emplois supplémentaires par rapport à 2018, le niveau de l’emploi dépasse celui de fin 2010, avec 129 400 salariés et non salariés fin 2019. L’économie guadeloupéenne est davantage tournée vers le secteur tertiaire que celle de France métropolitaine, étant donnée l’importance des services administrés dans les économies ultramarines. En 2019, 84 % des emplois relèvent du secteur tertiaire. La part de l’agriculture (4 %) est double de celle au niveau national.

La Guadeloupe parmi les trois régions les plus créatrices d’emploi en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

La Guadeloupe parmi les trois régions les plus créatrices d’emploi en 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

La Guadeloupe parmi les trois régions les plus créatrices d’emploi en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En Guadeloupe, seule une personne en âge de travailler sur deux possède un emploi. En 2020, le taux de chômage s'établit à 17,4 % en Guadeloupe, soit un peu plus de deux fois celui de la France. Comme dans les autres DOM, le chômage est d'abord structurel. Il résulte de l'étroitesse du marché du travail insulaire mais également de l'inadéquation entre l'offre et la demande de main d’œuvre, essentiellement par manque de qualification de la population en recherche d’emploi.

Seule une personne en âge de travailler sur deux possède un emploi, contre six sur dix en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Seule une personne en âge de travailler sur deux possède un emploi, contre six sur dix en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Guadeloupe 50,3 20,3 4,0 11,5 13,9
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Seule une personne en âge de travailler sur deux possède un emploi, contre six sur dix en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

Au 1er janvier 2018, 387 630 personnes vivent en Guadeloupe. La densité de population moyenne du département est de 238 habitants/km² contre 105 habitants/km² en France métropolitaine. Les communes de Baie-Mahault et Lamentin sont les plus dynamiques en termes de croissance démographique bénéficiant notamment de la proximité de zones attractives en termes d’emplois comme Jarry, Moudong ou Jabrun. En revanche les populations de Basse-Terre, Saint-François et les Abymes accusent au contraire un repli marqué. La Guadeloupe compte trois Aires d’Attraction des Villes (AAV) : l’aire d’attraction des Abymes, la plus importante, l’aire de Basse-Terre et l’aire de Bouillante. Ces trois aires recouvrent 96 % de la population. Enfin, seulement 4 % de la population vit dans une commune hors influence d’un pôle, soit environ 15 000 personnes. Il s’agit des habitants des îles de Marie-Galante, Des Saintes et de La Désirade.En 2017, l’aire d’attraction des Abymes est la plus importante de Guadeloupe. Elle concentre 81 % de la population devant Basse-Terre (13 %) et Bouillante (2 %). L’influence du pôle des Abymes, Baie-Mahault et Pointe-à-Pitre s’étend sur la moitié des communes de l’archipel. De nombreux déplacements entre le domicile et le lieu de travail convergent vers ce pôle.

Pour en savoir plus : L’aire d’attraction des Abymes concentre 80 % des habitants et des emplois

L’Aire d’attraction des Abymes s’étend sur 18 communesAires d'attraction des villes de Guadeloupe

  • Source : Insee, recensement de la population 2017.
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Les ménages résidant en Guadeloupe dépensent la moitié de leur budget de consommation pour se déplacer, se nourrir et se loger. Les modes de consommation diffèrent selon les revenus et les caractéristiques des ménages et font apparaître trois profils types de consommateurs : les aînés défavorisés dont le budget est dédié avant tout à l’alimentation, les locataires aux revenus modestes et les actifs en emploi consommateurs de biens de confort. En Guadeloupe le nombre de logements continue d’augmenter malgré le ralentissement démographique. La hausse du nombre de résidences principales est 5,6 fois plus rapide que celle de la population. La décohabitation est le principal facteur d’évolution du parc de logements.
La Guadeloupe se démarque par une prépondérance des maisons individuelles, qui représentent trois quarts de son parc immobilier. C’est bien plus que dans les autres départements et région d'outre-mer (65 %) et qu’en France métropolitaine (56 %).

Pour en savoir plus : Le nombre de logements continue d’augmenter malgré le ralentissement démographique

Le nombre de logements augmente plus vite que la populationPopulation et nombre de logements par catégorie en Guadeloupe

Le nombre de logements augmente plus vite que la population
Population Nombre de résidences principales Nombre de logements vacants Nombre de logements secondaires
01/01/68 305 312 68 722 4 801 3 519
1/1/1975 315 848 73 257 12 354 4 763
1/1/1982 317 269 82 206 13 892 7 907
1/1/1990 353 431 102 151 11 714 8 644
1/1/1999 386 566 132 426 21 935 10 101
1/1/2008 401 784 158 738 27 762 11 975
1/1/2013 402 119 169 714 32 192 15 030
1/1/2018 387 629 172 818 34 971 21 633
  • Note de lecture : en 2018, la Guadeloupe compte 388 000 habitants. On dénombre 173000 résidences principales, 22000 logements secondaires et 35000 logements vacants
  • Source : recensements de la population

Le nombre de logements augmente plus vite que la populationPopulation et nombre de logements par catégorie en Guadeloupe

  • Note de lecture : en 2018, la Guadeloupe compte 388 000 habitants. On dénombre 173000 résidences principales, 22000 logements secondaires et 35000 logements vacants
  • Source : recensements de la population
Comment évolue la population de la région ?

Au 1er janvier 2020, la population guadeloupéenne est estimée à 379 710 habitants. Le vieillissement de la population combiné au nombre important de départs de résidents du territoire entraînent un déclin démographique, malgré des indicateurs de natalité positifs.L’archipel a ainsi perdu 23 700 habitants depuis 2010, l’équivalent de la population de la commune de Sainte-Anne. La part des jeunes continue de diminuer au profit de celle des seniors. La hausse des naissances de 8,3 % entre 2018 et 2019, confirme la reprise initiée en 2018 et met fin à la baisse continue depuis plus de dix ans. En parallèle le nombre de décès progresse également de 6,5 %. L’espérance de vie à la naissance entre les hommes et les femmes affiche un écart structurel important. Les hommes décèdent en moyenne à 76,4 ans, tandis que les femmes vivent en moyenne jusqu’à 84,7 ans.

Pour en savoir plus : Bilan démographique de la Guadeloupe en 2019

Un solde naturel stable depuis 3 ans en GuadeloupeÉvolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1994

Un solde naturel stable depuis 3 ans en Guadeloupe
Naissances Décès Solde naturel
1994 6 458 2203 4 255
1995 6 403 2339 4 064
1996 6 461 2335 4 126
1997 6 641 2278 4 363
1998 5 707 2376 3 331
1999 6 481 2504 3 977
2000 6 664 2505 4 159
2001 6 706 2461 4 245
2002 6 110 2639 3 471
2003 6 102 2522 3 580
2004 6 339 2550 3 789
2005 6 534 2769 3 765
2006 6 228 2763 3 465
2007 6 050 2649 3 401
2008 5 758 2785 2 973
2009 5 487 2850 2 637
2010 5 341 2963 2 378
2011 5 384 2835 2 549
2012 5 233 2873 2 360
2013 5 069 2951 2 118
2014 5 001 3290 1 711
2015 4 714 2906 1 808
2016 4 653 3227 1 426
2017 4 126 3121 1 005
2018 4 249 3258 991
2019 4 601 3469 1 132
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil

Un solde naturel stable depuis 3 ans en GuadeloupeÉvolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1994

  • Source : Insee, statistiques de l’état civil
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En Guadeloupe, 34 % de la population vit avec moins de 1010 euros par mois. Le niveau de vie des Guadeloupéens reste inférieur à celui des habitants de la France métropolitaine et les inégalités y sont plus fortes. En 2018, 41 % de la population est en situation de privation matérielle et sociale. Sept Guadeloupéens sur dix déclarent : ne pas pouvoir faire face à des dépenses imprévues, ne pas avoir les moyens de partir en vacances, d’avoir une activité de loisir régulière ou de s’acheter des vêtements neufs… Autant de difficultés auxquelles les ménages peuvent être confrontés. La privation comme la pauvreté touche davantage les personnes sans emploi, faiblement qualifiées, les jeunes et les familles monoparentales.
En Guadeloupe les femmes représentent 62 % des agents de la fonction publique. Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes persistent. Les différences de rémunération s’expliquent par le fait que les femmes et les hommes n’occupent pas les emplois de même niveau ou domaine. Les femmes sont sous-représentées parmi les agents occupant des postes de direction et de l’encadrement supérieur.

Pour en savoir plus : 14 % d’écart de salaires entre les femmes et les hommes au sein de la fonction publique d’État

Répartition des femmes et des hommes entre les catégories d’emploi en Guadeloupe (en %)

Répartition des femmes et des hommes entre les catégories d’emploi en Guadeloupe (en %) - Note de lecture : au sein de la FPE 66,8 % des femmes occupent un poste de catégorie A.
FPE FPE hors enseignant FPH FPT
Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes
A+ 2,7 6,6 4,4 7,7 0,2 0,8 0,6 1,5
A 66,8 54,8 22,5 19,9 37,1 21,5 6,9 3,7
B 14,9 23,8 35,7 44,7 20,7 15,4 9,6 7,9
C 15,6 14,8 37,4 27,7 42,0 62,3 82,9 87,0
Ensemble 100 100 100 100 100 100 100 100
  • Note de lecture : au sein de la FPE 66,8 % des femmes occupent un poste de catégorie A.
  • Champ de l’étude : ensemble des agents titulaires des trois fonctions publiques en 2018, hors personnel médical.
  • Source : Insee, Système d’informations sur les agents du secteur public (SIASP) 2018.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

En 2019, le produit intérieur brut (PIB) de la Guadeloupe s’établit à 9,5 milliards d’euros, soit une croissance économique de + 0,6 % après + 2,2 % en 2018 et devient inférieure à la dynamique nationale (+ 1,5 %). Avec une population qui continue de décroître, le PIB par habitant avoisine 25 100 euros, soit une progression de 1,7 %. Il est quasi équivalent à celui de la Martinique, mais très en deçà de celui au niveau France entière qui est de 36 200 euros . La consommation des ménages progresse de 2,2 % malgré la diminution de la population et assume son rôle moteur dans la croissance économique, contrairement aux dépenses publiques qui se contractent de 2,3 %. L’activité touristique, hors période de crise sanitaire, est un moteur de l’économie de la Guadeloupe. Les dépenses directes des touristes, comptabilisées dans les exportations, augmentent légèrement et représentent 6 % du produit intérieur brut de la Guadeloupe. La baisse de la fréquentation des hôtels indique une captation de la clientèle touristique par les gîtes et les chambres d’hôtes. En 2018, l’ensemble des secteurs marchands non agricoles et non financiers comptabilise 18 876 entreprises pour un chiffre d’affaires global de 11,6 milliards d’euros. Le commerce reste l’activité majeure du territoire le secteur pèse la moitié du chiffre d’affaires des entreprises.

Pour en savoir plus : En Guadeloupe, le commerce pèse la moitié du chiffre d’affaires des entreprises

Le commerce, une activité prépondérante en Guadeloupe Les principales statistiques par secteur en 2018

Le commerce, une activité prépondérante en Guadeloupe
Secteur Entreprise Chiffre d’affaires Valeur ajoutée
En nombre En % En euros En % En euros En %
Industrie manufacturière, industries extractives et autres 1 871 9,9 1 438 202 12,4 426 556 14,5
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 545 2,9 419 968 3,6 97 656 3,3
Fabrication de produits métalliques à l'exception des machines et des équipements 167 0,9 200 199 1,7 46 094 1,6
Construction 2 618 13,9 1 084 826 9,4 325 578 11,1
Commerce, transport et entreposage, hébergement et restauration 6 929 36,7 7 267 941 62,8 1 297 075 44,1
- Commerce 4 354 23,1 5 867 443 50,7 895 102 30,4
dont
Commerce de gros * 819 4,3 2 299 684 19,9 289 831 9,8
Commerce de détail * 2 967 15,7 2 703 615 23,4 452 366 15,4
- Transports et entreposage 920 4,9 1 028 147 8,9 256 034 8,7
- Hébergement et restauration 1 655 8,8 372 351 3,2 145 940 5,0
Information et communication 504 2,7 253 947 2,2 100 308 3,4
Activités immobilières 1 172 6,2 429 002 3,7 216 603 7,4
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien 4 574 24,2 968 657 8,4 518 081 17,6
- Activités de services administratifs et de soutien 2 627 13,9 576 256 5,0 296 913 10,1
Autres activités de services 1 208 6,4 133 129 1,2 60 296 2,0
Ensemble 18 876 100,0 11 575 702 100,0 2 944 500 100,0
  • Note : * à l'exception des automobiles et des motocycles.
  • Lecture : en Guadeloupe, le commerce représente  50,7 % du chiffre d’affaire et  30,4 % de la valeur ajoutée.
  • Champ : Les entreprises implantées en Guadeloupe en 2018.
  • Source : Insee, Esane 2018, données individuelles.
Quelles conséquences du vieillissement de la population guadeloupéenne ?

En 2030, 28 000 personnes âgées de 60 ans et plus seraient en situation de dépendance en Guadeloupe, soit 8 000 personnes de plus qu’en 2017. La Guadeloupe, comme la Martinique, fait face à un vieillissement marqué de sa population qui requiert des besoins accrus en matière d’infrastructures de santé, de formation et de logement. Le nombre de personnes dépendantes âgées de 60 ans et plus augmenterait de 35 % entre 2020 et 2030 en Guadeloupe, un senior sur cinq serait dépendant. Les personnes de plus de 75 seraient les plus touchées par la dépendance sévère, 5 000 d’entre elles seraient concernées. Les femmes représenteraient deux tiers des personnes âgées dépendantes. À l’horizon 2030, la prise en charge des seniors en situation de dépendance nécessiterait 1 620 emplois de plus que les 5 071 mobilisés en 2020. En Guadeloupe, la tradition de solidarité familiale et le coût des places dans les institutions d’hébergement expliquent le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes. Seules 5 % d’entre elles vivent en institution. Face à la croissance de la population âgée vivant seule, l’appui des aidants familiaux constitue souvent un socle indispensable au maintien à domicile de cette population fragilisée. L’enjeu est de promouvoir le bien vieillir et prévenir la perte d’autonomie, en préparant le système de santé guadeloupéen à la prise en charge de personnes âgées dépendantes, de plus en plus nombreuses à vivre à domicile.

Pour en savoir plus : La Guadeloupe face au défi de la dépendance des seniors à l’horizon 2030

Un vieillissement marqué de la population guadeloupéennePyramide des âges de la Guadeloupe en 2017 et en 2030

Un vieillissement marqué de la population guadeloupéenne
age Hommes 2017 Femmes 2017 Hommes 2030 Femmes 2030
0 1767 1737 1563
1 1961 1927 1664 1596
2 2145 2092 1678 1661
3 2198 2244 1703 1685
4 2249 2272 1723 1696
5 2418 2284 1743 1712
6 2487 2354 1759 1738
7 2556 2420 1791 1767
8 2662 2466 1832 1782
9 2656 2690 1862 1803
10 2747 2761 1892 1831
11 2843 2801 1936 1865
12 2880 2711 1973 1889
13 2941 2866 2002 1917
14 3045 2896 2038 1960
15 2969 2950 2095 1982
16 3024 2915 2159 2028
17 2974 2918 2205 2068
18 2711 2614 2153 2064
19 2459 2305 2192 1993
20 2138 1980 2089 1831
21 2100 1834 2136 1738
22 1807 1736 2076 1765
23 1754 1825 2066 1764
24 1738 1817 1976 1766
25 1801 1826 1921 1700
26 1653 1917 1997 1728
27 1660 1951 1876 1712
28 1617 1854 1869 1664
29 1571 2021 1754 1683
30 1473 2089 1687 1721
31 1469 2033 1538 1661
32 1499 2124 1514 1672
33 1625 2502 1427 1715
34 1619 2362 1408 1794
35 1553 2357 1471 1776
36 1607 2341 1462 1785
37 1637 2486 1476 1817
38 1710 2321 1461 1972
39 1857 2697 1574 2010
40 1995 2744 1592 2099
41 2070 2847 1564 2238
42 2196 3218 1503 2216
43 2468 3201 1528 2148
44 2472 3463 1560 2310
45 2564 3244 1521 2213
46 2617 3501 1579 2379
47 2615 3378 1628 2305
48 2484 3202 1608 2374
49 2741 3382 1637 2374
50 2764 3576 1711 2378
51 2880 3546 1628 2452
52 3011 3449 1769 2470
53 2887 3380 1750 2659
54 2832 3463 1982 2759
55 2790 3262 2027 2860
56 2919 3077 2376 3321
57 2635 3203 2302 2962
58 2691 2954 2313 3050
59 2616 2889 2345 3205
60 2508 2915 2447 3039
61 2432 2764 2427 3199
62 2148 2648 2596 3330
63 2346 2597 2660 3346
64 2242 2670 2624 3253
65 2204 2576 2623 3317
66 2091 2504 2578 3338
67 2107 2339 2554 3326
68 1929 2203 2591 3045
69 1802 2332 2513 2968
70 1743 2166 2328 2877
71 1583 1949 2374 2686
72 1566 1864 2137 2596
73 1409 1711 2044 2467
74 1318 1600 2007 2469
75 1178 1413 1934 2363
76 1144 1400 1832 2306
77 1065 1391 1648 2203
78 976 1296 1693 2121
79 996 1244 1513 2001
80 833 1309 1428 1911
81 843 1190 1372 1865
82 713 1140 1233 1748
83 714 954 1077 1569
84 516 871 1035 1421
85 488 844 901 1299
86 437 811 806 1226
87 412 687 707 1111
88 347 647 603 925
89 331 602 503 849
90 294 483 439 755
91 186 439 405 667
92 168 411 323 650
93 171 382 289 579
94 142 245 213 469
95 116 161 183 404
96 59 198 138 312
97 63 117 98 263
98 39 89 75 204
99 77 251 186 515
  • Note de lecture : en 2017, la Guadeloupe compte 2000 hommes et 2700 femmes âgés de 40 ans. En 2030, elle compterait 1600 hommes et 2100 femmes âgés de 40 ans.
  • Champ : population de la Guadeloupe
  • Source : Insee, Omphale, Projections de la population

Un vieillissement marqué de la population guadeloupéennePyramide des âges de la Guadeloupe en 2017 et en 2030

  • Note de lecture : en 2017, la Guadeloupe compte 2000 hommes et 2700 femmes âgés de 40 ans. En 2030, elle compterait 1600 hommes et 2100 femmes âgés de 40 ans.
  • Champ : population de la Guadeloupe
  • Source : Insee, Omphale, Projections de la population

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.