L'essentiel sur… les Hauts‑de‑France

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 6 004 108 personnes habitent dans les Hauts‑de‑France, dont 2 606 234 dans le Nord, département le plus peuplé de France. Entre 2013 et 2018, la population dans la région est quasi stable (+ 0,1 % par an sur la période). Alors que la région enregistre plus de départs de population que d’arrivées, l’excédent des naissances sur les décès permet de maintenir le nombre d’habitants. En 2020, la fécondité régionale est égale à la moyenne nationale. La région est la plus jeune de France métropolitaine après l’Île‑de‑France (68 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population des Hauts-de-France augmente peu Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

La population des Hauts-de-France augmente peu
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population des Hauts-de-France augmente peuÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Dans les Hauts‑de‑France, en 2018, le niveau de vie médian s’élève à 20 110 euros par an, soit le plus faible de France métropolitaine.
Près d’une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, ce qui en fait la deuxième région métropolitaine la plus pauvre après la Corse. Tous les départements de la région figurent parmi les plus pauvres de France, à l’exception de l’Oise qui bénéficie de sa proximité avec l’Île‑de‑France.

Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 167 milliards d’euros en 2018, les Hauts‑de‑France sont la cinquième région métropolitaine la plus créatrice de richesse. La région est devancée par l’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes, la Nouvelle‑Aquitaine et l’Occitanie. Le PIB par habitant est le deuxième plus faible de France métropolitaine, derrière la Corse. Toutefois, la productivité apparente du travail est proche de la moyenne de France métropolitaine hors Île‑de‑France.

Un PIB de 167 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Un PIB de 167 milliards d’euros ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Un PIB de 167 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En Hauts-de-France, si un habitant sur quatre est titulaire d’un diplôme du supérieur, près d'un sur trois est peu ou pas diplômé. Il s’agit de la part la plus importante de France métropolitaine. La population du Nord comprend proportionnellement plus de diplômés du supérieur (29 %) que dans les autres départements de la région. Dans l’Aisne, seuls 19 % des habitants disposent d’un tel diplôme.

Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Avec 2,2 millions d’emplois, les Hauts‑de‑France sont la cinquième région française la plus pourvoyeuse d’emplois. Son passé agricole et industriel s’estompe progressivement, laissant la place à des activités tertiaires qui représentent désormais quatre emplois sur cinq. L’Aisne, l’Oise et la Somme sont les départements où la tertiarisation est la moins marquée : près d’un emploi sur cinq se situe dans les secteurs agricole ou industriel.

2,2 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

2,2 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

2,2 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

Dans les Hauts-de-France, le marché du travail est défavorable. En 2018, moins de six habitants de 15 à 64 ans sur dix occupent un emploi (59,7 % contre 64,2 % en France). En corollaire, le chômage y est plus fréquent. De plus, l’inactivité y est également plus prononcée. En 2020, 9,6 % des actifs sont au chômage, soit 1,6 point de plus qu’au niveau national. C’est le taux de chômage le plus élevé de France métropolitaine, devant l'Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 60 % de la population en âge de travaillerPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 60 % de la population en âge de travailler ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Hauts-de-France 59,7 11,7 6,8 11,0 10,8
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 60 % de la population en âge de travaillerPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

L'intensité de la pauvreté permet d'apprécier à quel point le niveau de vie de la population pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. Comme Eurostat, l'Insee mesure cet indicateur comme l'écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté.

Formellement, il est calculé de la manière suivante : (seuil de pauvreté - niveau de vie médian de la population pauvre) / seuil de pauvreté.

Comment est répartie la population de la région ?

Environ 6 millions d’habitants résident en Hauts-de-France au 1ᵉʳ janvier 2018, soit 9,2 % de la population de France métropolitaine. Avec 2,6 millions d’habitants, le Nord accueille 43 % de la population régionale, ce qui en fait le département le plus peuplé de France (le Pas-de-Calais est 8e). L’Aisne est le département le moins peuplé de la région. Un habitant sur cinq, soit près d’1,150 million de personnes, vit dans la Métropole européenne de Lille (MEL). Avec près d’un million d’habitants en cumulé, les aires d’attraction de Lens-Liévin, Douai, Valenciennes, Béthune et Auchel-Lillers, qui composent l’essentiel de l’ancien bassin minier, accentuent le poids démographique de l’ex Nord-Pas-de-Calais dans la région. L’aire d’attraction d’Amiens compte 354 000 habitants. Lille (231 000 habitants) est la commune plus peuplée de la région devant Amiens (133 000 habitants).
Région la plus dense de France métropolitaine après l’Île-de-France (189 habitants/km² contre 106 en France), les Hauts-de-France conservent cependant des espaces ruraux. Plus souvent situés dans l’Aisne et la Somme, ces communes, qui occupent 82 % du territoire, abritent 29 % de la population régionale.
Par ailleurs, les métropoles de Lille et Amiens, à l’offre universitaire étoffée, attirent les jeunes. Les personnes âgées sont plus concentrées dans les zones touristiques, notamment le long du littoral entre Abbeville et Boulogne-sur-Mer.

Pour en savoir plus : Les populations au 1ᵉʳ janvier 2018 des Hauts-de-France

Une forte concentration de grandes aires d’attraction des villes autour de Lille et dans le bassin minierClassification des communes suivant le nouveau zonage en AAV

  • Source : Insee, recensement de la population 2017
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Une population jeune, l’espérance de vie la plus faible de France métropolitaine, moins de diplômés du supérieur qu’ailleurs : voilà en quelques mots un portrait des habitants des Hauts-de-France. Dans la région, un habitant sur cinq est âgé de 15 à 29 ans. L’espérance de vie est inférieure de deux ans à la moyenne métropolitaine. De plus, seul un habitant sur quatre de 15 ans ou plus non scolarisé est diplômé du supérieur (contre un sur trois en France hors Mayotte).
Dans les Hauts-de-France, l’habitat se caractérise par une surreprésentation de logements individuels (72 % de maisons contre 63 % en France de province) et de logements sociaux (21 % contre 14 %).
La mobilité résidentielle est plutôt faible pour les habitants de la région, notamment chez les jeunes adultes. Les déplacements domicile travail augmentent cependant, certains territoires à proximité de Lille et dans le sud de la région devenant de plus en plus résidentiels.
L’accès aux services et équipements de la vie courante constitue un élément important de la qualité de vie des habitants. Ceux des Hauts-de-France bénéficient du deuxième temps d’accès le plus court aux équipements et services. Le rapport entre le temps d’accès des habitants les plus proches et celui des plus éloignés y est aussi un des plus faibles de France. Les communes très peu denses sont en effet mieux loties que dans les autres régions de province, grâce à une bonne répartition des communes « pôles d’équipements » dans la région.

Pour en savoir plus : Le contraste entre pôles d’emploi et zones à dominante résidentielle s’accentue en 10 ans

Le contraste entre les pôles d’activité et les EPCI à orientation plus résidentielle s’accentueTypologie des EPCI en fonction de l’évolution du taux de couverture de l’emploi entre 2006 et 2016

  • Source : Insee, recensements de la population 2006 et 2016 – exploitations complémentaires.
Comment évolue la population de la région ?

Depuis quelques années, la population des Hauts-de-France diminue. Sous l’effet du vieillissement de la population et de la baisse de la fécondité, le solde naturel s’essouffle alors que le déficit migratoire persiste. En 2021, la région est désormais la cinquième la plus peuplée de France, alors qu’elle occupait encore le troisième rang en 2018.
Mais, dans le sud de la région, sous influence francilienne, la population augmente, notamment dans les aires de Paris et Beauvais. Le phénomène de périurbanisation se poursuit : les petites communes situées dans les couronnes des pôles urbains, en particulier autour de Lille, Amiens et au Nord de Paris, gagnent des habitants. À l’inverse, la population des grandes communes des pôles urbains stagne voire diminue.
D’ici 2050, si les tendances démographiques se poursuivaient, la région perdrait environ 200 000 habitants. La population augmenterait dans l’Oise et diminuerait partout ailleurs, surtout dans l’Aisne. Les Hauts-de-France sont la région métropolitaine la plus jeune de France après l’Île-de-France et elle le resterait. À l’horizon 2050, le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus devrait presque doubler, passant de 0,9 million en 2013 à 1,6 million.

Pour en savoir plus : Bilan démographique 2020

Évolution des naissances, des décès et du solde naturel dans les Hauts-de-France de 2010 à 2020

Évolution des naissances, des décès et du solde naturel dans les Hauts-de-France de 2010 à 2020 - Lecture : en 2020, la région comptabilise 61 575 décès et 65 565 naissances, soit un solde naturel positif de 3 990 personnes.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Naissances 81 572 81 358 80 069 79 524 78 508 75 579 72 674 70 721 67 913 67 180 65 565
Décès 52 865 52 589 54 576 54 622 52 467 55 387 55 190 55 654 56 465 55 643 61 575
Solde naturel 28 707 28 769 25 493 24 902 26 041 20 192 17 484 15 067 11 448 11 537 3 990
  • Lecture : en 2020, la région comptabilise 61 575 décès et 65 565 naissances, soit un solde naturel positif de 3 990 personnes.
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil.

Évolution des naissances, des décès et du solde naturel dans les Hauts-de-France de 2010 à 2020

  • Lecture : en 2020, la région comptabilise 61 575 décès et 65 565 naissances, soit un solde naturel positif de 3 990 personnes.
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Dans les Hauts-de-France, plus d’un million d’habitants, soit un habitant sur six, vivent sous le seuil de pauvreté. Après la Corse, la région a le taux de pauvreté le plus élevé de France métropolitaine. Les familles monoparentales et les ménages jeunes sont les plus concernés.
Dans l’Avesnois, le Nord de l’Aisne et le bassin minier, la pauvreté est très présente, touchant parfois plus d’un habitant sur quatre. Au contraire, le sud de la région, qui bénéficie de la proximité de la région parisienne, est relativement épargné avec moins d’une personne sur dix en situation de pauvreté. Seule exception, la commune de Creil où le taux de pauvreté est l’un des plus élevés de la région (38 %).
De nombreuses personnes vivant sous le seuil de pauvreté en sont proches, ce qui est une spécificité de la région. Cela s’explique par le bénéfice plus fréquent de minima sociaux ainsi que le niveau plus élevé des prestations familiales et des allocations logement. Cela se traduit par une faible intensité de la pauvreté.
Par ailleurs, les prestations sociales et les impôts réduisent de moitié les inégalités de revenus entre les 10 % des ménages les plus aisés et les 10 % les plus modestes, ce qui est plus que la moyenne nationale.
Malgré ces points positifs, la région reste durement marquée par différentes formes de fragilités sociales. Le taux de chômage est le plus élevé de France métropolitaine. Les situations de surendettement, l’illettrisme et plus généralement les difficultés scolaires y sont aussi plus fréquentes. Enfin plus d'un demi-million d'habitants vivent dans le halo de la pauvreté avec un niveau de vie mensuel compris entre 1 086 et 1 267 €.

Pour en savoir plus : Plus d’un demi-million de personnes proches du seuil de pauvreté

Part de la population du halo par EPCI dans les Hauts‑de‑France en 2018

Part de la population du halo par EPCI dans les Hauts‑de‑France en 2018 - Lecture : dans la Métropole européenne de Lille (MEL), 8,5 % de la population vit dans le « halo de la pauvreté » soit un point de moins qu’au niveau régional (9,4 %).
EPCI Libellé EPCI Taux de pauvreté (en %) Part de la population dans le halo (en %)
200018083 CC de Desvres-Samer 14,4 9,7
200030633 CA du Caudrésis et du Catésis 22,7 11,1
200033579 CU d'Arras 15,7 7,8
200035442 CC du Sud-Artois 13,8 9,6
200037059 CC de la Haute-Somme 17,7 10,0
200040426 CC du Val de l'Oise 14,2 9,2
200040947 CC de Flandre Intérieure 11,0 7,8
200040954 CC des Hauts de Flandre 11,1 7,6
200041960 CC Pévèle-Carembault 7,4 5,4
200042190 CA de la Porte du Hainaut 23,0 11,7
200043263 CC Coeur de l'Avesnois 20,2 10,0
200043321 CC du Pays de Mormal 14,3 8,7
200043396 CA Maubeuge Val de Sambre 27,5 12,0
200043404 CC du Sud Avesnois 28,7 12,1
200043495 CA du Pays de Laon 21,7 9,5
200044030 CC des Sept Vallées 19,4 10,2
200044048 CC Osartis Marquion 10,4 8,0
200044618 CA du Douaisis (C.A.D.) 20,2 10,5
200066975 CC Senlis Sud Oise 7,2 4,6
200067965 CA de la Région de Compiègne et de la Basse Automne 14,5 7,7
200067973 CC Thelloise 7,0 5,4
200067999 CA du Beauvaisis 17,1 8,1
200068005 CC de l'Oise Picarde 13,0 9,3
200068047 CA Creil Sud Oise 29,3 12,0
200068500 CA de Cambrai 17,1 9,7
200069029 CA des Deux Baies en Montreuillois 14,4 9,2
200069037 CA du Pays de Saint-Omer 17,9 10,6
200069235 CC du Haut Pays du Montreuillois 18,7 11,0
200069482 CC des Campagnes de l'Artois 10,7 7,8
200069672 CC du Ternois 19,5 11,0
200070928 CC Terre de Picardie 15,9 10,1
200070936 CC Ponthieu-Marquenterre 15,0 9,6
200070944 CC du Vimeu 13,6 10,5
200070951 CC du Territoire Nord Picardie 14,2 9,1
200070969 CC Avre Luce Noye 9,5 6,6
200070977 CC du Grand Roye 15,9 9,4
200070985 CC de l'Est de la Somme 18,9 10,0
200070993 CA de la Baie de Somme 18,8 9,8
200071181 CC Somme Sud-Ouest 13,3 8,0
200071223 CC Nièvre et Somme 12,5 9,0
200071769 CC Picardie des Châteaux 13,9 9,7
200071785 CA Chauny-Tergnier-La Fère 20,5 10,2
200071892 CA du Saint-Quentinois 22,6 10,4
200071983 CC Thiérache Sambre et Oise 24,4 11,2
200071991 CC Retz-en-Valois 11,6 8,2
200072031 CA de la Région de Château-Thierry 15,2 8,4
200072460 CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane 19,6 10,9
200072478 CC Pays d'Opale 15,2 10,1
240200444 CC de la Thiérache du Centre 19,6 11,1
240200469 CC du Pays de la Serre 15,9 10,1
240200477 CA Grand Soissons Agglomération 21,1 9,7
240200493 CC du Pays du Vermandois 18,3 10,1
240200501 CC du Val de l'Aisne 11,2 8,5
240200519 CC du Canton d'Oulchy-le-Château 10,5 7,3
240200576 CC de la Champagne Picarde 11,4 9,1
240200584 CC du Canton de Charly-sur-Marne 10,9 7,3
240200592 CC du Chemin des Dames 13,5 9,2
240200600 CC des Trois Rivières 26,0 11,8
240200634 CC des Portes de la Thiérache 23,0 11,5
245900410 Métropole européenne de Lille 19,2 8,5
245900428 CU de Dunkerque 18,9 10,5
245900758 CC Flandre Lys 10,9 7,8
245901038 CC du Pays Solesmois 16,3 9,9
245901061 CC de la Haute-Deûle 10,5 7,0
245901152 CC Coeur d'Ostrevent 20,1 11,5
245901160 CA Valenciennes Métropole 23,2 10,8
246000129 CC du Liancourtois 10,3 7,0
246000376 CC du Clermontois 9,5 6,4
246000566 CC du Plateau Picard 10,9 7,8
246000582 CC des Sablons 11,4 7,0
246000707 CC du Vexin-Thelle 6,4 5,3
246000749 CC des Lisières de l'Oise 8,3 6,2
246000756 CC du Pays Noyonnais 18,3 10,2
246000764 CC de l'Aire Cantilienne 6,1 3,7
246000772 CC des Deux Vallées 10,5 6,8
246000848 CC de la Picardie Verte 13,1 8,9
246000855 CC du Pays des Sources 8,8 6,7
246000871 CC du Pays de Valois 7,1 5,3
246000897 CC de la Plaine d'Estrées 6,3 4,9
246000913 CC du Pays de Bray 10,0 7,0
246000921 CC des Pays d'Oise et d'Halatte 9,9 6,0
246200299 CA d'Hénin-Carvin 22,2 11,9
246200364 CA de Lens - Liévin 25,0 12,4
246200380 CC de la Terre des Deux Caps 15,2 10,0
246200729 CA du Boulonnais 20,7 11,1
246200844 CC de la Région d'Audruicq 13,0 9,0
246201016 CC du Pays de Lumbres 13,7 10,4
246201149 CA du Calaisis 24,5 11,1
248000499 CC du Val de Somme 9,3 7,0
248000531 CA Amiens Métropole 20,1 8,7
248000747 CC du Pays du Coquelicot 14,7 8,6
247600588 CC des Villes Soeurs 14,6 9,8
200069722 CC Interrégionale Aumale - Blangy-sur-Bresle 15,0 8,8
  • Lecture : dans la Métropole européenne de Lille (MEL), 8,5 % de la population vit dans le « halo de la pauvreté » soit un point de moins qu’au niveau régional (9,4 %).
  • Sources : Insee; DGFiP; Cnaf; Cnav; CCMSA; Fichier localisé social et fiscal (FiLoSofi) 2018.

Part de la population du halo par EPCI dans les Hauts‑de‑France en 2018

  • Lecture : dans la Métropole européenne de Lille (MEL), 8,5 % de la population vit dans le « halo de la pauvreté » soit un point de moins qu’au niveau régional (9,4 %).
  • Sources : Insee; DGFiP; Cnaf; Cnav; CCMSA; Fichier localisé social et fiscal (FiLoSofi) 2018.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

En 2018, le produit intérieur brut (PIB) des Hauts-de-France s’élève à 167 milliards d’euros. La région, où réside 9,2 % de la population, produit ainsi 7,2 % de la richesse créée en France métropolitaine et rassemble 8,2 % des emplois. Depuis 25 ans, la croissance du PIB est toutefois modeste. La région a notamment subi plus fortement l’impact de la crise de 2008-2009. Le PIB par habitant reste faible, en raison d’une moindre productivité du travail liée au tissu productif et d’un volume d’emplois offerts plus limité qu’ailleurs. Depuis 1990, le nombre d’emplois par habitant progresse cependant en lien avec la hausse du taux d’activité féminin. Grâce à cette évolution favorable, le PIB par habitant augmente au même rythme qu’en France de province.
Les Hauts-de-France se caractérisent par une surreprésentation des emplois salariés dans les grandes entreprises. Si les sièges de grands groupes contrôlent de nombreux emplois en dehors de la région, notamment dans le commerce, les emplois de la région sont aussi très dépendants des centres de décisions extérieurs. Malgré huit pôles de compétitivité, la région consacre une faible part de la richesse créée à la recherche et au développement (deux fois moindre qu’en moyenne nationale).
Du fait de son histoire, l’industrie, bien qu’en recul, conserve dans certains territoires un poids important dans le tissu productif. Cette spécificité tend cependant à s’estomper, cédant la place à une économie de plus en plus tertiaire.

Pour en savoir plus : Les multinationales emploient un salarié sur deux dans les Hauts-de-France

Classification des zones d’emploi en fonction de la présence des multinationales

Classification des zones d’emploi en fonction de la présence des multinationales
Code Libellé Groupe
0058 La Vallée de la Bresle - Vimeu 3 Prédominance des multinationales locales spécialisées dans les secteurs en décroissance de la sphère productive
3219 Saint-Omer 3 Prédominance des multinationales locales spécialisées dans les secteurs en décroissance de la sphère productive
3201 Abbeville 5 Présence faible des multinationales, davantage orientées vers les secteurs à croissance modérée et la construction
3209 Château-Thierry 5 Présence faible des multinationales, davantage orientées vers les secteurs à croissance modérée et la construction
3214 Laon 5 Présence faible des multinationales, davantage orientées vers les secteurs à croissance modérée et la construction
0054 Beauvais 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3210 Compiègne 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3212 Douai 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3213 Dunkerque 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3217 Maubeuge 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3222 Valenciennes 2 Forte influence des multinationales exerçant notamment dans des secteurs en difficulté
3203 Arras 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3204 Berck 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3205 Béthune 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3206 Boulogne-sur-Mer 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3208 Cambrai 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3211 Creil 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3221 Soissons 4 Présence plus ténue des multinationales dont les emplois dépendent davantage de capitaux étrangers
3202 Amiens 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
3207 Calais 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
3215 Lens 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
3216 Lille 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
3218 Roubaix-Tourcoing 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
3220 Saint-Quentin 1 Davantage de sièges et de centres administratifs de multinationales de secteurs en croissance forte
  • Source : Insee, Flores 2017, Lifi 2017.

Classification des zones d’emploi en fonction de la présence des multinationales

  • Source : Insee, Flores 2017, Lifi 2017.
Quel portrait peut-on faire de la jeunesse de la région ?

En 2018, un peu moins d’un habitant des Hauts-de-France sur cinq est âgé de 15 à 29 ans, proportion la plus forte des régions métropolitaines hors Île-de-France. Malgré une diminution du nombre de jeunes d'ici 2050, la région resterait la plus jeune de province à cet horizon.
Dans la région, les jeunes rencontrent de plus grandes difficultés scolaires qu’ailleurs. Ainsi, plus de 80 000 jeunes de 16 à 24 ans sont non diplômés et non scolarisés, soit 12 % de cette tranche d’âge contre 9 % en France métropolitaine. De plus, les jeunes actifs de la région détiennent moins souvent un diplôme d’études supérieures.
Même si les conditions sont moins défavorables dans l’agglomération lilloise et dans le sud de la région, ce faible niveau de diplôme des jeunes rend plus difficile leur insertion sur le marché de l’emploi. Ceci les expose à d’importantes fragilités sociales. L’autonomie est retardée : plus d’un jeune de 15 à 29 ans sur deux vit chez ses parents. La parentalité est plus précoce et les situations de monoparentalité plus fréquentes. Enfin, 3 personnes sur 10 vivant dans un ménage où le référent fiscal a moins de 30 ans sont pauvres. Ces fragilités sont plus marquées dans l’Avesnois, la Thiérache, le bassin minier et le nord du littoral.

Pour en savoir plus : Les jeunes en Hauts-de-France

Les jeunes, plus souvent en emploi dans l’Oise et plus fréquemment au chômage dans l’AisneRépartition des jeunes selon la situation face à l’emploi par département, en Hauts-de-France et en France métropolitaine

(en %)
Les jeunes, plus souvent en emploi dans l’Oise et plus fréquemment au chômage dans l’Aisne ((en %))
En emploi Inactifs scolarisés, en formation ou en stage Au chômage Inactifs non scolarisés
Oise 45,4 33,2 15,1 6,3
Aisne 41,0 32,3 19,0 7,7
Somme 39,9 37,7 16,0 6,4
Pas-de-Calais 39,3 33,5 18,2 9,0
Nord 38,1 38,8 16,2 6,9
Hauts-de-France 39,7 36,2 16,8 7,3
France métropolitaine 44,1 36,7 13,5 5,7
  • Note de lecture : parmi les jeunes de l’Aisne, 19 % sont au chômage.
  • Source : Insee, recensement de la population 2015.

Les jeunes, plus souvent en emploi dans l’Oise et plus fréquemment au chômage dans l’AisneRépartition des jeunes selon la situation face à l’emploi par département, en Hauts-de-France et en France métropolitaine (

  • Note de lecture : parmi les jeunes de l’Aisne, 19 % sont au chômage.
  • Source : Insee, recensement de la population 2015.

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.