L'essentiel sur… la Martinique

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 26/01/2022
 No 01 - Janvier 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 364 508 personnes habitent en Martinique. Avec une baisse annuelle moyenne de sa population de 0,9 % entre 2013 et 2019, la Martinique et la Guadeloupe sont les seules régions qui perdent des habitants sur cette période, alors que la population en France s’accroît en moyenne de 0,4 % par an. Entre 2013 et 2019, la Martinique perd des habitants sous l’effet des migrations (– 1,1 % par an sur la période), tandis que le solde naturel est légèrement positif (+ 0,2 %). Ces nombreux départs concernent majoritairement les jeunes qui poursuivent des études ou cherchent un emploi. Par conséquent, même si le nombre d’enfants par femme (1,95 en 2019) dépasse la moyenne nationale, le vieillissement y est marqué (89 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La Martinique vit un fort déclin démographique Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

La Martinique vit un fort déclin démographique
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

La Martinique vit un fort déclin démographique Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian de la population martiniquaise s’élève à 17 880 euros annuels. Il est inférieur de 17 % au niveau de vie médian national, mais est le plus élevé des DOM. La pauvreté est très présente en Martinique : le taux de pauvreté est de 29,8 % en 2018, soit près de deux fois plus qu’au niveau national mais moins que dans les autres départements d’outre‑mer.

Un niveau de vie nettement inférieur à celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un niveau de vie nettement inférieur à celui de la France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie nettement inférieur à celui de la France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Le produit intérieur brut (PIB) de la Martinique atteint presque 9 milliards d’euros en 2018. Le PIB par habitant est le plus élevé des DOM (24 110 euros) après celui de la Guadeloupe. Le PIB par emploi est de 65 911 euros, montant voisin de celui de La Réunion, mais inférieur à celui de la Guadeloupe. Les PIB par habitant et par emploi sont inférieurs à ceux de la métropole hors Île‑de‑France (respectivement 6 200 euros et 8 900 euros de moins).

La Martinique a l’un des plus faibles PIB des régions françaises Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
La Martinique a l’un des plus faibles PIB des régions françaises ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

La Martinique a l’un des plus faibles PIB des régions françaises Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En Martinique, quatre habitants sur dix, âgés de 15 ans ou plus et non scolarisés, possèdent au minimum un diplôme de niveau bac. La région abrite une proportion importante de diplômés de l'enseignement supérieur par rapport aux autres DOM, les disparités étant fortes entre les territoires d'outre-mer : de 23,2 % en Martinique et 21,6 % en Guadeloupe, 20,2 % à la Réunion, 17,5 % en Guyane, à 12,3 % à Mayotte.

Moins de diplômés du supérieur en Martinique qu’en France mais plus que dans les DOM Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Moins de diplômés du supérieur en Martinique qu’en France mais plus que dans les DOM ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Moins de diplômés du supérieur en Martinique qu’en France mais plus que dans les DOM Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi total en Martinique croît de 2,4 % et atteint 132 100 emplois en fin d’année. L’économie martiniquaise est davantage tournée vers le secteur tertiaire que celle de France métropolitaine, étant donné l’importance des services administrés dans les économies ultramarines. En 2019, 83 % des emplois relèvent de ce secteur. À l’inverse, l’industrie y est peu présente.

En 2019, en Martinique, l'emploi progresse par rapport à l'année précédenteEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

En 2019, en Martinique, l'emploi progresse par rapport à l'année précédente
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

En 2019, en Martinique, l'emploi progresse par rapport à l'année précédenteEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

La Martinique est la région d'outre-mer la moins touchée par le chômage, juste avant la Guyane. En 2020, le taux de chômage s'établit à 12,4 %, soit 4,4 points de plus qu'en France. En Martinique, comme dans les autres DOM, le chômage est d'abord structurel. Il résulte de l'étroitesse du marché du travail insulaire, mais également de l'inadéquation entre l'offre et la demande de main d'œuvre en partie due au manque de qualification de la population en recherche d'emploi.

Moins de personnes en emploi en Martinique qu’au niveau nationalPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Moins de personnes en emploi en Martinique qu’au niveau national ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Martinique 55,0 16,7 4,7 10,9 12,8
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Moins de personnes en emploi en Martinique qu’au niveau nationalPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

Au 1er janvier 2018, 368 783 personnes résident en Martinique, soit 16 768 personnes de moins qu’en 2013. La baisse de 0,9 % par an depuis 2013 s’explique par des départs du territoire plus nombreux que les arrivées. Le solde naturel reste positif mais en net recul. Les communes du Nord sont les plus touchées par ce déclin démographique. Bien que Fort-de-France soit la commune la plus peuplée, elle est également celle qui perd le plus d’habitants.

Pour en savoir plus : Recensement de la population en Martinique : 368 783 habitants au 1ᵉʳ janvier 2018

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En 50 ans, le nombre de logements en Martinique croît plus rapidement que la population sous l’effet de la décohabitation : le nombre moyen de personnes par résidence principale est divisé de moitié. Le nombre de résidences secondaires et de logements vacants en forte augmentation contribue aussi à cette hausse du nombre de logements. Deux tiers des résidences principales sont des maisons. Les logements sont plus récents qu’en France métropolitaine et leur confort s’améliore.

Pour en savoir plus : Une demande croissante de logements liée à la décohabitation

Evolution du nombre de résidences principales en Martinique sous l’effet des variations démographiques et de la décohabitation

Evolution du nombre de résidences principales en Martinique sous l’effet des variations démographiques et de la décohabitation - Lecture : Entre 2008 et 2013, si la taille des ménages était restée stable, la Martinique aurait perdu 5000 résidences principales du fait de la baisse de population. En revanche, si la population était restée stable, le nombre de résidence aurait augmenté de 12300 sous l’effet de la baisse de la taille moyenne des ménages
Variation du nombre de résidences principales induite par l'évolution de la population Variation du nombre de résidences principales induite par la variation de la taille des ménages
1968-1975 1288 2752
1975-1982 565 9567
1982-1990 8367 12880
1990-1999 6618 17920
1999-2008 5226 21054
2008-2013 -5022 12301
2013-2018 -7538 10180
  • Lecture : Entre 2008 et 2013, si la taille des ménages était restée stable, la Martinique aurait perdu 5000 résidences principales du fait de la baisse de population. En revanche, si la population était restée stable, le nombre de résidence aurait augmenté de 12300 sous l’effet de la baisse de la taille moyenne des ménages
  • Source : recensement de la population

Evolution du nombre de résidences principales en Martinique sous l’effet des variations démographiques et de la décohabitation

  • Lecture : Entre 2008 et 2013, si la taille des ménages était restée stable, la Martinique aurait perdu 5000 résidences principales du fait de la baisse de population. En revanche, si la population était restée stable, le nombre de résidence aurait augmenté de 12300 sous l’effet de la baisse de la taille moyenne des ménages
  • Source : recensement de la population
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

En 2019, malgré un timide regain des naissances, l’indice conjoncturel de fécondité ne permet pas d’assurer le renouvellement des générations ; les décès continuent d’augmenter. La population vieillit, ainsi en 2030, 40 % de la population aurait plus de 60 ans (15 % plus de 75 ans).
Sous l’effet du vieillissement, la population dépendante continuerait de croître. Les femmes, ayant une espérance de vie plus longue, seraient plus touchées par la dépendance. Face à ce vieillissement, la prise en charge financière et médicale de la dépendance sera un enjeu majeur pour la région.

Pour en savoir plus : La Martinique face au vieillissement de la population : hausse importante du nombre de seniors dépendants à l’horizon 2030

Un vieillissement marqué de la population martiniquaisePyramide des âges en 2016, et en 2050 selon le scénario de référence

Un vieillissement marqué de la population martiniquaise
Âge Homme 2016 Femme 2016 Homme 2050 Femme 2050
0 1828 1672 923 880
1 1925 1765 955 921
2 1812 1828 996 943
3 1990 1845 1031 971
4 1973 1992 1054 994
5 2054 1994 1082 1017
6 2259 2150 1114 1035
7 2299 2281 1134 1068
8 2304 2247 1177 1087
9 2359 2334 1214 1115
10 2256 2351 1252 1134
11 2449 2260 1264 1168
12 2506 2422 1281 1181
13 2468 2487 1301 1201
14 2584 2450 1325 1218
15 2529 2663 1332 1231
16 2672 2539 1329 1239
17 2704 2509 1324 1233
18 2429 2269 1275 1168
19 2340 2093 1246 1117
20 2009 1910 1196 1060
21 2057 1731 1146 1012
22 1764 1665 1102 973
23 1845 1729 1086 950
24 1658 1825 1053 934
25 1651 1873 1023 919
26 1654 1979 1009 912
27 1602 1910 998 904
28 1536 1973 973 897
29 1584 1967 970 901
30 1496 2002 962 894
31 1538 2029 1005 939
32 1460 2069 1071 974
33 1564 2143 1092 1026
34 1566 2156 1133 1078
35 1623 2018 1166 1110
36 1487 2098 1201 1155
37 1537 2091 1242 1222
38 1564 2122 1325 1273
39 1807 2429 1380 1279
40 1911 2485 1401 1354
41 1962 2689 1462 1406
42 2160 2856 1478 1450
43 2243 2954 1528 1475
44 2326 2969 1554 1509
45 2576 3111 1573 1488
46 2639 3342 1627 1546
47 2591 3256 1656 1631
48 2708 3375 1704 1627
49 2885 3489 1714 1593
50 2975 3552 1709 1599
51 2988 3903 1669 1606
52 2860 3692 1602 1621
53 3023 3581 1617 1575
54 2973 3527 1597 1625
55 3021 3123 1662 1651
56 2790 3313 1689 1721
57 2774 3081 1746 1778
58 2623 2948 1774 1837
59 2486 2952 1846 1928
60 2338 3015 1917 2015
61 2448 2806 1855 2125
62 2312 2697 1864 2167
63 2448 2637 1859 2249
64 2168 2663 1840 2194
65 2068 2449 1808 2198
66 1920 2385 1810 2170
67 1880 2247 1789 2136
68 1931 2270 1815 2199
69 1869 2078 1736 2064
70 1649 1893 1706 2115
71 1624 1843 1665 2057
72 1509 1776 1737 2112
73 1322 1633 1771 2154
74 1365 1613 1803 2246
75 1276 1658 1829 2352
76 1227 1522 1930 2573
77 1283 1465 1997 2506
78 1090 1557 2021 2576
79 1129 1357 2105 2593
80 995 1457 1970 2596
81 908 1217 1958 2582
82 803 1228 1963 2543
83 813 1079 1921 2608
84 707 992 1822 2524
85 551 927 1749 2464
86 532 856 1622 2379
87 443 792 1607 2185
88 346 680 1459 2179
89 334 654 1319 1968
90 271 513 1194 1711
91 247 491 1073 1545
92 178 469 911 1340
93 134 404 780 1240
94 106 293 638 1068
95 84 200 523 864
96 81 249 381 797
97 35 131 298 627
98 38 100 232 536
99 et plus 80 321 663 1742
  • Lecture : en 2016, 1 276 hommes de 75 ans habitent en Martinique. En 2050, ils seraient 1 829 selon le scénario de référence.
  • Source : Insee, Omphale 2017, projections de la population.

Un vieillissement marqué de la population martiniquaisePyramide des âges en 2016, et en 2050 selon le scénario de référence

  • Lecture : en 2016, 1 276 hommes de 75 ans habitent en Martinique. En 2050, ils seraient 1 829 selon le scénario de référence.
  • Source : Insee, Omphale 2017, projections de la population.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En 2018, en Martinique, 38 % de la population est en situation de privation matérielle et sociale. Ne pas partir en vacances et ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue de l’ordre de 1 000 € sont les privations les plus fréquentes. La privation touche plus souvent les personnes non diplômées, sans emploi et les familles monoparentales. Elle continue de frapper davantage les jeunes. Les personnes nées dans un DOM sont plus exposées à la privation que les celles nées en France métropolitaine.

Pour en savoir plus : La privation matérielle et sociale affecte deux Martiniquais sur cinq

17 % des Martiniquais ne subissent aucune privationRépartition de la population selon le nombre de difficultés matérielles et sociales en 2018, par géographie

en %
17 % des Martiniquais ne subissent aucune privation (en %) - Note de lecture : En 2018, 21 % des Martiniquais se trouvent en situation de privation matérielle et sociale sévère.
Aucune privation De 1 à 4 privations En privation (au moins 5 privations) En privation sévère (au moins 7 privations)
Martinique 17 45 17 21
Guadeloupe 17 42 19 22
Guyane 16 33 13 38
La Réunion 19 41 17 23
France métropolitaine 57 30 6 7
  • Champ : Ensemble de la population.
  • Note de lecture : En 2018, 21 % des Martiniquais se trouvent en situation de privation matérielle et sociale sévère.
  • Source : Insee, SRCV 2018.

17 % des Martiniquais ne subissent aucune privationRépartition de la population selon le nombre de difficultés matérielles et sociales en 2018, par géographie

  • Champ : Ensemble de la population.
  • Note de lecture : En 2018, 21 % des Martiniquais se trouvent en situation de privation matérielle et sociale sévère.
  • Source : Insee, SRCV 2018.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le Nord-Caraïbe et le Nord-Atlantique sont confrontés au recul démographique et à la vacance des logements. Cette perte de vitalité se ressent particulièrement sur l’offre d’emplois disponibles et le nombre d’équipements proposés. Le sud de la Martinique est également sous doté en équipements. Néanmoins, l’activité touristique irrigue son économie. En Martinique, les trois sous-préfectures se démarquent par leur dynamisme : au nord, la commune de Saint-Pierre est un pôle de services et d’emplois; au sud, la sous-préfecture du Marin offre un niveau d’équipements supérieur aux communes de la zone ; enfin, dans le Centre-Atlantique, La Trinité concentre aussi les services et les emplois.

Pour en savoir plus : Les trois sous-préfectures se démarquent par leur dynamisme économique

Quels sont les impacts de la crise sanitaire ?
Quels sont les impacts de la crise sanitaire ?

En 2020, l’économie de la Martinique est marquée comme les autres régions françaises par les impacts de la pandémie mondiale : son PIB devrait subir une chute de -4 % en 2020. Ce ralentissement arrive sur une économie déjà marquée par une croissance faible depuis 2015. Pour autant, l’impact des restrictions mises en place pour freiner la circulation de la Covid 19 est amorti, d’abord par le poids important du secteur non marchand et celui des administrations publiques dans l’île et ensuite par l’utilisation des différents dispositifs d’aides mis en place par le gouvernement. Ainsi, le recul de l’emploi est relativement faible tandis que la création d’entreprises reste à un niveau élevé tout comme l’activité de construction. En revanche, le tourisme, secteur en croissance et prometteur pour les acteurs économiques martiniquais, subit de plein fouet les effets de la pandémie : il est en recul, d’une manière générale, de moitié. Seul signe encourageant durant cette année particulière, l’épargne des ménages comme celle des entreprises est en hausse, sans pour autant soutenir la consommation.

Pour en savoir plus : Bilan économique 2020 - Martinique

Evolution des différents agrégats du PIB pendant la période de confinement

Evolution des différents agrégats du PIB pendant la période de confinement
impact du confinement (en volume %) Impact en évolution (en%) Impact sur PIB (en%) Impact PIB sur l'année (en%) Impact en millions €
PIB -19,8 -19,8 -3,0 -268,9
Consommation finale -17,7 -17,9 -2,8 -248,2
dont Conso Ménages -27,2 -15,5 -2,4 -215,0
Investissement -23,6 -4,7 -0,7 -64,7
Variation de Stocks n.c. 2,0 0,3 26,8
Solde du commerce extérieur -4,1 0,8 0,1 17,1
Exportations -50,4 -6,4 -1,0 -89,7
Importations -21,8 7,2 1,1 106,8
  • Note de lecture : Pendant le confinement, l’activité économique aurait diminué de 19,8 % par rapport à une situation normale
  • source : Comptes économique, Cerom, commerce extérieur, ICA

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.