L'essentiel sur… la Normandie

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 3 327 477 personnes habitent en Normandie. La Normandie fait partie des régions de France métropolitaine où la population est stable entre 2013 et 2018. Cette stabilité résulte d’un solde migratoire et d’un solde naturel quasi nuls. Si la fécondité du territoire se situe dans la moyenne nationale, le vieillissement de la région est plus important qu’au niveau national (88 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

Une croissance démographique normande atone entre 2013 et 2018Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

Une croissance démographique normande atone entre 2013 et 2018
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Une croissance démographique normande atone entre 2013 et 2018Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Avec 21 200 euros, le niveau de vie annuel médian des Normands en 2018 est inférieur à celui de l’ensemble des Français (21 650 euros). La pauvreté est moins présente en Normandie qu’au niveau national : le taux de pauvreté est de 13,5 % en 2018, contre 15,1 % en France.

Le niveau de vie médian normand au dixième rang des régions de France métropolitaineNiveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Le niveau de vie médian normand au dixième rang des régions de France métropolitaine ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le niveau de vie médian normand au dixième rang des régions de France métropolitaineNiveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 95 milliards d’euros en 2018, la Normandie représente 4 % de la production nationale de richesse. En rapportant cette production à la population ou au nombre d’emplois, le PIB par habitant et par emploi de la Normandie sont un peu inférieurs à la moyenne métropolitaine hors Île‑de‑France. Avec 20 % de la valeur ajoutée régionale dégagée par l’industrie, la Normandie est en proportion la région française la plus industrielle.

La Normandie représente 4 % de la production nationale Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
La Normandie représente 4 % de la production nationale ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

La Normandie représente 4 % de la production nationale Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

La population normande est la plus faiblement diplômée des régions de France métropolitaine. La proportion des peu ou pas diplômés, parmi les personnes âgées de 15 ans ou plus et non scolarisées, ajoutée à celle des titulaires d’un CAP ou BEP, est la plus élevée des régions de France métropolitaine. À l’inverse, la proportion de diplômés du supérieur est la plus faible de toutes les régions de France métropolitaine. Même si des disparités en matière d'offre de formation de l'enseignement supérieur existent entre les départements normands, le taux de diplômés de l'enseignement supérieur est, dans tous, inférieur à la moyenne de métropole.

La Normandie au dernier rang des régions de France métropolitaine pour la part des diplômés du supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
La Normandie au dernier rang des régions de France métropolitaine pour la part des diplômés du supérieur ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

La Normandie au dernier rang des régions de France métropolitaine pour la part des diplômés du supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Avec 1,3 million d’emplois salariés et non salariés à la fin de l’année, l’emploi normand a progressé en 2019 pour la quatrième année consécutive (+ 0,8 %). L’emploi est le plus dynamique dans les départements de l’Eure et de la Manche. L’emploi dans l’Orne est quasi stable entre 2018 et 2019, après un recul l’année précédente. En Normandie, l’emploi industriel est davantage représenté que dans la plupart des autres régions, et plus particulièrement dans les départements de l’Eure, de la Manche et de l’Orne.

L’emploi normand progresse moins vite qu’au niveau national en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

L’emploi normand progresse moins vite qu’au niveau national en 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

L’emploi normand progresse moins vite qu’au niveau national en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En 2018, 64 % des Normands âgés de 15 à 64 ans sont en situation d’emploi, soit la même proportion qu’au niveau national. Dans cette même tranche d’âge, les retraités sont en revanche un peu plus nombreux (8,1 %), en lien avec des carrières en moyenne plus courtes (proportion plus importante de salariés, en particulier dans l’industrie). Les élèves et étudiants sont quant à eux un peu moins nombreux en proportion (10,1 %), en raison de poursuites d’études moins longues et pour partie en dehors de la région.
Le taux de chômage régional, longtemps supérieur à la moyenne nationale, est maintenant très légèrement inférieur. La Seine-Maritime et l’Eure restent les départements normands les plus touchés par le chômage, la Manche est relativement épargnée.

Un peu moins d’élèves ou étudiants en Normandie, davantage de retraitésPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Un peu moins d’élèves ou étudiants en Normandie, davantage de retraités ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Normandie 63,8 9,8 8,1 10,1 8,3
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Un peu moins d’élèves ou étudiants en Normandie, davantage de retraitésPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

La Normandie est composée de 2 652 communes et de cinq départements de superficie comparable mais de poids démographique, et donc de densité de population, très variable. La Seine-Maritime est de loin le département le plus dense, avec 200 habitants au km². Sa population de 1,256 million d’habitants, en 2018, le situe au 16e rang des départements français et au 9e rang de ceux de métropole hors Île-de-France. Le Calvados, l’Eure et la Manche sont des départements de taille moyenne, avec une population de l’ordre de 500 000 à 700 000 habitants et une densité proche de la moyenne nationale. L’Orne fait en revanche partie des départements français les moins peuplés, avec 281 600 habitants et une densité inférieure à 50 habitants au km². Les trois principales agglomérations normandes, Rouen, Le Havre et Caen, concentrent plus du quart de la population régionale. Pour autant, elles ne font pas partie des plus grandes métropoles françaises, même si Rouen est la 12e agglomération nationale et bénéficie du statut de Métropole. La Normandie se range plutôt parmi les régions les plus rurales, avec un habitant sur deux dans les communes de ce type. Mais le territoire normand bénéficie d’une répartition équilibrée des bourgs et petites villes dans l’espace régional, constituant un maillage qui laisse peu de place à des secteurs ruraux franchement isolés et assure aux habitants des conditions d’accès aux services courants plus favorables que dans la plupart des autres régions.

Pour en savoir plus : Un Normand sur deux vit dans une commune rurale

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Les spécificités de la population normande découlent pour une large part des caractéristiques, passées et actuelles, du développement économique de la région. L’ancrage industriel, surtout dans la partie anciennement haut-normande, se traduit encore par une proportion d’ouvriers relativement importante, ainsi que par une propension aux poursuites d’études moins forte que dans la plupart des autres régions. Corrélativement, la part des cadres, même si elle progresse, est aussi plus faible. Pour autant, les disparités de niveau de vie sont relativement limitées au regard des autres régions et le taux de pauvreté reste dans la moyenne nationale. En lien avec ce profil social d’ensemble, l’espérance de vie est aussi relativement faible, en particulier pour les hommes. L’offre de soins de santé, parmi les moins denses des régions, complète cette situation sanitaire peu favorable. Les mutations économiques traversées par la Normandie depuis plusieurs décennies ont pénalisé son attractivité démographique, avec comme conséquence des départs de jeunes adultes relativement nombreux. La région connaît ainsi une tendance au vieillissement démographique plus marquée qu’au niveau national et qui s’observe particulièrement dans les territoires les plus ruraux ou sur le littoral. Facteur positif pour la qualité de vie des habitants, le maillage fin et équilibré du territoire normand assure des conditions relativement favorables d’accès aux services courants.

Pour en savoir plus : Portrait de la Normandie

Comment évolue la population de la région ?

Au 1er janvier 2021, 3,3 millions d'habitants résident en Normandie, soit 5,1 % de la population de France métropolitaine. La population normande connaît depuis plusieurs décennies un ralentissement démographique, comme au niveau national mais à un rythme plus marqué. Selon les dernières estimations démographiques, la région subit même un léger recul de sa population depuis l’année 2016. Pénalisée par un déficit migratoire durable, la population normande se maintenait grâce à son solde naturel. Mais celui-ci se réduit fortement, devenant même négatif depuis l’année 2018, en lien avec le fort recul des naissances sur la dernière décennie. Il en résulte un vieillissement démographique plus marqué qu’au niveau national. Si les tendances démographiques actuelles se prolongent, le nombre de Normands de 60 ans ou plus augmenterait considérablement, pour atteindre un million de personnes en 2050 (29 % de la population régionale), soit près de 40 % de plus qu’en 2020. Les tendances démographiques diffèrent selon les territoires qui composent la région. Concernant surtout le département de l’Orne jusqu’à un passé récent, la baisse démographique se généralise maintenant aux autres départements normands. Les principales agglomérations de la région ne présentent pas le même dynamisme démographique observé dans la plupart des métropoles françaises. Seuls les territoires périurbains ou situés sur certaines parties du littoral conservent une dynamique vraiment positive.

Pour en savoir plus : Bilan démographique 2020 : baisse des naissances et forte augmentation des décès en Normandie dans le contexte de pandémie

Évolution de la population entre 1990 et 2021

base 100 en 1990
Évolution de la population entre 1990 et 2021 (base 100 en 1990)
Année Eure Calvados Manche Orne Seine-Maritime Normandie France métropolitaine
1990 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
1991 100,8 100,6 100,1 100,0 100,4 100,4 100,5
1992 101,8 101,1 100,0 100,0 100,7 100,8 100,9
1993 102,4 101,7 100,1 100,3 101,0 101,1 101,4
1994 103,0 102,1 100,0 100,4 101,2 101,4 101,7
1995 103,5 102,5 100,2 100,4 101,4 101,7 102,1
1996 104,1 103,2 100,1 100,1 101,4 101,9 102,4
1997 104,6 103,8 100,3 100,1 101,4 102,1 102,7
1998 105,1 104,3 100,4 99,9 101,4 102,3 103,0
1999 105,3 104,8 100,4 99,8 101,4 102,4 103,4
2000 106,1 105,4 100,8 99,8 101,4 102,7 104,0
2001 106,8 105,9 101,1 99,9 101,5 103,0 104,8
2002 107,5 106,5 101,5 100,0 101,6 103,4 105,5
2003 108,2 107,0 101,8 100,0 101,6 103,6 106,2
2004 108,9 107,5 102,1 100,0 101,6 103,9 106,9
2005 109,7 108,1 102,4 100,0 101,7 104,2 107,8
2006 110,5 108,6 102,7 99,9 101,7 104,5 108,5
2007 111,4 109,0 103,2 99,8 101,8 104,8 109,2
2008 112,4 109,7 103,6 99,7 102,1 105,3 109,8
2009 113,5 110,2 103,8 99,7 102,3 105,7 110,4
2010 114,2 110,5 104,0 99,5 102,3 105,9 110,9
2011 114,5 110,9 104,2 99,2 102,4 106,0 111,5
2012 115,2 111,3 104,1 98,9 102,6 106,3 112,0
2013 115,9 111,6 104,2 98,5 102,6 106,4 112,6
2014 116,5 111,9 104,2 98,1 102,9 106,7 113,2
2015 117,2 112,2 104,1 97,8 102,9 106,8 113,7
2016 117,4 112,2 103,9 97,3 102,7 106,7 113,9
2017 117,2 112,3 103,6 96,6 102,6 106,5 114,2
2018 116,8 112,3 103,4 96,0 102,7 106,4 114,6
2019 116,6 112,2 103,1 95,4 102,6 106,2 114,9
2020 116,3 112,2 102,8 94,6 102,5 106,0 115,1
2021 115,9 112,1 102,5 93,8 102,3 105,7 115,3
  • Source : Insee, estimations de population

Évolution de la population entre 1990 et 2021

  • Source : Insee, estimations de population
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Durant le dernier quart de siècle, le paysage socio-démographique de la Normandie a connu des transformations notables. La périurbanisation a produit ses effets et s’est accélérée en certains endroits du territoire, contribuant à l’accentuation des disparités spatiales de niveau de vie. Dans le même temps, la désindustrialisation affecte plus spécifiquement certaines parties de la région, notamment le long de la vallée de la Seine, en lien avec son fort ancrage industriel. Elle s’accompagne d’un taux de chômage structurellement plus élevé au sein de ces territoires. Le phénomène de métropolisation tend quant à lui à concentrer les emplois les plus rémunérateurs et les représentants des catégories sociales les plus favorisées au sein des grandes agglomérations, en particulier celles de Rouen, de Caen et du Havre. Ces pôles urbains concentrent une large part des plus hauts revenus, qu’on retrouve aussi dans les zones littorales les plus attractives (Côte Fleurie, façade ouest du Cotentin). Les grandes agglomérations sont aussi le lieu des plus fortes disparités sociales puisqu’elles regroupent également l’essentiel des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Dans les secteurs plus ruraux, la pauvreté touche plus particulièrement les personnes âgées, notamment dans les départements de la Manche et de l’Orne. Ces phénomènes de disparités spatiales de niveau de vie s'observent dans toutes les régions, mais la Normandie est dans l'ensemble un peu moins concernée que la majorité des autres régions.

Pour en savoir plus : En 25 ans, les disparités territoriales de revenu se sont accentuées en Normandie

La Normandie au 6e rang des régions pour la progression des disparités de revenu sur son territoireÉvolution de l’indicateur de disparité des revenus fiscaux moyens au niveau communal entre 1990 et 2015 (en %)

La Normandie au 6e rang des régions pour la progression des disparités de revenu sur son territoire
Code région Région Évolution du CV² entre 1990 et 2015
11 Île-de-France +57,6
24 Centre-Val de Loire +0,2
27 Bourgogne-Franche-Comté +34,1
28 Normandie +15,8
32 Hauts-de-France +39,5
44 Grand Est +11,1
52 Pays de la Loire -20,9
53 Bretagne -22,2
75 Nouvelle-Aquitaine -18,9
76 Occitanie +2,1
84 Auvergne-Rhône-Alpes +34,1
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur +25,6
94 Corse -33,6
  • Source : DGFIP, base communale IRPP

La Normandie au 6e rang des régions pour la progression des disparités de revenu sur son territoireÉvolution de l’indicateur de disparité des revenus fiscaux moyens au niveau communal entre 1990 et 2015 (en %)

  • Source : DGFIP, base communale IRPP
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le poids encore élevé des activités industrielles constitue la principale spécificité de l’économie normande. Première région française pour la part de l’industrie dans son Produit Intérieur Brut (PIB), la Normandie figure aussi parmi les premières régions pour la part des emplois industriels (17 %). Les secteurs liés à l’énergie (nucléaire, pétrole) et aux matériels de transports (automobile, aéronautique) sont fortement implantés. La pharmacie, l’industrie agroalimentaire et la filière du verre sont également des activités spécifiques à la région. La présence de la basse vallée de la Seine, avec l’ouverture sur le commerce mondial que représentent l’estuaire et les ports majeurs du Havre et de Rouen, font aussi de la Normandie la première région française pour la part des activités logistiques. Les autres activités tertiaires sont dans l’ensemble moins présentes qu’ailleurs, en particulier celles représentatives des fonctions métropolitaines. L’économie touristique est très présente dans le Calvados mais nettement moins prégnante dans les autres départements normands. L’économie agricole marque fortement le paysage normand. Son poids économique est dans la moyenne des régions mais plus déterminant dans l’ouest de la région.

Pour en savoir plus : Les nouvelles zones d’emploi normandes : des profils économiques divers

Six orientations économiques différentes selon les zones d’emploiOrientation économique des zones d’emploi présentes en Normandie

  • Sources : Insee, recensement de la population 2016, Clap 2015, Enquêtes de fréquentation touristique 2019
Quelle place pour la région dans le grand Bassin parisien ?

Le Bassin parisien, si on le considère comme l’espace d’influence de la ville-capitale et de sa région, recouvre 20 départements, dont 12 départements non franciliens. L’Eure et la Seine-Maritime s’inscrivent dans ce grand espace. L’influence francilienne se fait même ressentir jusque dans le Pays d’Auge, voire le Perche. Les territoires limitrophes de l’Île-de-France, surtout au nord et à l’ouest, ont longtemps bénéficié d’une dynamique démographique nourrie par l’étalement parisien, l’Eure en particulier. Cette tendance s’est fortement atténuée mais les liens de dépendance en matière d’emploi continuent de se renforcer. Ainsi, 48 000 Normands travaillent en Île-de-France, soit 4 % des actifs en emploi résidant en Normandie. Une grande majorité des navetteurs normands vers l’Île-de-France résident dans les zones d’emploi de Vernon-Gisors, d’Évreux ou de Rouen et travaillent plutôt dans les zones d’emploi situées à l’ouest de la région francilienne (Seine-Yvelinoise, Cergy-Vexin, Paris).
Dans un rayon de 200 km autour de la capitale, Rouen est la principale agglomération non francilienne et également le premier pôle étudiant. Comme pour l’emploi, l’influence parisienne en matière d’enseignement supérieur s’exerce plus intensément vers l’ouest (Normandie et Centre-Val de Loire). Autre traduction des interactions entre la Normandie et l’Île-de-France, l’Eure est, dans l’espace du Bassin parisien, le premier département d’installation de retraités originaires de la région capitale.

Pour en savoir plus : La Normandie tire encore un peu parti de la proximité de l’Île-de-France

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.