L'essentiel sur… la Nouvelle‑Aquitaine

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 5 979 778 personnes habitent en Nouvelle‑Aquitaine. Entre 2013 et 2018, la population augmente en moyenne chaque année de 0,5 %, pratiquement comme en France (+ 0,4 %). La croissance démographique est portée surtout par les départements du littoral, du fait de leur attractivité. Inférieure à la moyenne nationale, la fécondité ne compense plus le vieillissement dans cette région, la plus âgée après la Corse (108 personnes de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population néo-aquitaine augmente pratiquement comme en France Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

La population néo-aquitaine augmente pratiquement comme en France
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

La population néo-aquitaine augmente pratiquement comme en France Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

En 2018, la moitié des habitants de Nouvelle‑Aquitaine ont un niveau de vie inférieur à 21 290 euros par an, légèrement moins que la médiane nationale (21 650 euros). Cependant, 13,6 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté contre 15,1 % en France. En Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques, le niveau de vie médian est supérieur au niveau régional. Les taux de pauvreté de la moitié des départements néo‑aquitains sont plus élevés que la moyenne régionale.

Un Néo-aquitain sur deux a un revenu disponible d’au moins 21 290 euros par anNiveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un Néo-aquitain sur deux a un revenu disponible d’au moins 21 290 euros par an ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un Néo-aquitain sur deux a un revenu disponible d’au moins 21 290 euros par anNiveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 177 milliards d’euros en 2018, la Nouvelle‑Aquitaine est la troisième région française la plus créatrice de richesse. La région contribue à hauteur de 7 % au PIB national, une part inférieure au poids de sa population et de ses emplois (9 %). Les PIB par habitant et par emploi y sont ainsi inférieurs à la moyenne de la France métropolitaine, y compris hors Île‑de‑France.

La Nouvelle-Aquitaine, troisième région la plus créatrice de richesse Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
La Nouvelle-Aquitaine, troisième région la plus créatrice de richesse ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

La Nouvelle-Aquitaine, troisième région la plus créatrice de richesse Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

La même proportion (28 %) de Néo-Aquitains âgés de 15 ans ou plus non scolarisés, possède un diplôme de l'enseignement supérieur, ou a le BEP ou CAP comme diplôme le plus élevé. La part de diplômés de l'enseignement supérieur dans la région est inférieure à la moyenne nationale, même si les proportions en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques sont supérieures. En revanche, l’ensemble des départements de Nouvelle-Aquitaine compte, en proportion, plus de titulaires d’un BEP ou CAP qu’au niveau national.

Plus de CAP ou BEP en Nouvelle-Aquitaine qu’en moyenne en France Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Plus de CAP ou BEP en Nouvelle-Aquitaine qu’en moyenne en France ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Plus de CAP ou BEP en Nouvelle-Aquitaine qu’en moyenne en France Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi progresse de 1,3 % en Nouvelle‑Aquitaine, pratiquement comme en France. Fin 2019, parmi les 2,5 millions d’emplois néo‑aquitains, la part de l’agriculture est deux fois plus élevée qu’au niveau national. Si la Gironde a un profil sectoriel proche du niveau national, le poids de l’industrie est plus important en Charente et dans les Deux‑Sèvres, alors que l’agriculture se distingue en Creuse.

En Nouvelle-Aquitaine, l’emploi progresse à un rythme proche du niveau nationalEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

En Nouvelle-Aquitaine, l’emploi progresse à un rythme proche du niveau national
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

En Nouvelle-Aquitaine, l’emploi progresse à un rythme proche du niveau nationalEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En Nouvelle-Aquitaine, la population en âge de travailler se distingue du profil national avec, en proportion, plus de retraités et moins d’étudiants et autres inactifs. En 2020, le taux de chômage s’établit à 7,4 % de la population active, soit 0,6 point de moins que la moyenne française. La Charente-Maritime et la Dordogne affichent un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale.

Davantage de retraités en Nouvelle-Aquitaine qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Davantage de retraités en Nouvelle-Aquitaine qu’en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Nouvelle-Aquitaine 64,8 9,4 7,9 10,0 7,9
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Davantage de retraités en Nouvelle-Aquitaine qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

9 Néo-Aquitains sur 10 résident dans l’une des 100 aires d’attraction des villes de la région. Une aire d’attraction d’une ville mesure l’étendue de l’influence de celle-ci sur les communes environnantes grâce aux déplacements domicile-travail.
Bordeaux est la sixième plus grande aire d’attraction de France. Elle réunit autant d’habitants que celles de Limoges, Pau, Poitiers, Bayonne et La Rochelle réunies.
L’écrasante majorité de la population vit dans une aire d’attraction d’une ville. Mais, la Nouvelle-Aquitaine figure parmi les régions avec le plus d’habitants hors d’influence des villes en raison de sa grande superficie et de sa plus faible densité de population (13 % contre 7 % en France).

Pour en savoir plus : En Nouvelle-Aquitaine, un habitant sur sept réside hors de l'influence d'une ville

100 aires d'attraction des villes présentes sur le territoire Localisation des aires (pôles, couronnes) par tranche de taille

  • Source : Insee, recensements de la population 2007 et 2017
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

La Nouvelle-Aquitaine est, par sa population, la troisième région la plus rurale de France. En effet, la moitié des habitants résident dans une commune rurale, qu’elle soit sous influence d’un pôle d’emplois ou, au contraire, autonome.
Le rural comme l'urbain sont attractifs, mais pas pour les mêmes personnes. Ainsi, l’excédent migratoire des villes est porté par les 15-24 ans, alors que les 25-39 ans, les familles avec enfant(s), les cadres et professions intermédiaires s’orientent plutôt vers des communes rurales sous influence.
Les communes rurales autonomes abritent une population plus âgée : 63,5 % de leurs habitants ont plus de 40 ans contre 57 % en Nouvelle-Aquitaine.

Pour en savoir plus : Un Néo-Aquitain sur deux vit dans une commune rurale

Comment évolue la population de la région ?

Avec 53 000 naissances et 67 000 décès en 2020, le déficit naturel, écart entre naissances et décès, continue à se creuser en Nouvelle-Aquitaine. La surmortalité liée à la crise sanitaire explique cette accélération même si elle n’a été observée qu’à partir de septembre 2020 dans la région.
Malgré les importantes hausses des décès en Bourgogne-Franche-Comté et Grand-Est, la Nouvelle-Aquitaine conserve alors le plus fort déficit naturel de toutes les régions françaises.
À l’échelle départementale, seule la Gironde compte plus de naissances que de décès. En Corrèze, Creuse et Dordogne, le déficit naturel existant depuis 1975 est stable.
Le solde naturel devient négatif entre 2008 et 2012 pour la Charente, la Charente-Maritime, la Haute-Vienne, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques, et plus récemment dans les Deux-Sèvres et la Vienne.

Pour en savoir plus : Les soldes naturels se creusent des deux côtés des Pyrénées occidentales

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En Nouvelle-Aquitaine, la pauvreté monétaire et les inégalités de revenus sont moins fortes qu’en France métropolitaine. Les ménages pauvres néo-aquitains résident surtout dans les territoires ruraux ainsi que dans les quartiers prioritaires des pôles urbains.
Des territoires à faible densité de population abritent une forte part de population pauvre. Ainsi, un ménage sur cinq vit en situation de pauvreté monétaire dans deux territoires aux limites de la Gironde et du Lot-et-Garonne, dans la communauté de communes du Pays de Saint Aulaye en Dordogne, dans le nord de la Haute-Vienne et la majorité des intercommunalités de la Creuse et les Portes de Vassivière. Ces territoires partagent des caractéristiques communes : une surreprésentation de la population âgée, vivant souvent seule, et des retraités du monde agricole.
Les grandes aires urbaines, densément peuplées, concentrent les deux tiers des situations de pauvreté de la région. Elles abritent une autre population en situation de précarité, notamment dans les quartiers prioritaires de la Ville : à l’inverse des zones peu denses, il s’agit d’une population plus jeune, souvent touchée par le chômage, et davantage de familles nombreuses et/ou monoparentales bénéficiaires de prestations sociales. Le taux de pauvreté peut y dépasser les 50 %, accentuant l’intensité de la pauvreté au sein des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) concernés.

Pour en savoir plus : 787 000 Néo-aquitains vivent sous le seuil de pauvreté, les deux tiers sous l’influence des grandes aires urbaines

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

La région Nouvelle-Aquitaine est structurée en 33 zones d’emploi (ZE) au tissu économique varié. Un tiers de ces dernières est spécialisé dans l’agriculture, la région étant la plus agricole de France. Certaines ZE au nord de la région sont tournées vers l’industrie avec également une facette agricole notable. L’activité liée au tourisme prédomine dans l’économie locale de quatre ZE, principalement sur la façade atlantique. L’ensemble des territoires à forte orientation économique (soit agricole, industrielle ou touristique) représente près de 30 % des emplois régionaux. Plus diversifiée, la ZE de Bordeaux en regroupe à elle seule 22 % de l'emploi, avec une concentration importante de fonctions métropolitaines, qui est cependant inférieure à celle observée dans la plupart des ZE hébergeant une métropole. Principal pôle d’emploi de la région, Bordeaux attire quotidiennement de nombreux actifs des zones agricoles ou touristiques des alentours. Les ZE des autres grandes agglomérations néo-aquitaines offrent aussi plus d’emplois qu’elles ne comptent d’actifs occupés. Les activités du tertiaire non marchand y sont bien implantées. D’autres ZE, de taille plus modeste et à économie diversifiée, complètent le panorama.

Pour en savoir plus : Nouvelles zones d’emploi en Nouvelle-Aquitaine : une spécialisation agricole dans une zone sur trois

Une région attractive : pour qui ?

Les arrivées en Nouvelle-Aquitaine, de personnes qui résidaient dans une autre région française un an auparavant, sont plus nombreuses que les départs de Néo-Aquitains quittant la région pour emménager ailleurs en France. Cette attractivité résidentielle explique intégralement la hausse de population régionale. En effet, le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, est déficitaire.
La région est avant tout prisée par les Franciliens (plus du quart des entrants). A contrario, près du quart des sortants s’installent en Occitanie.
Les nouveaux Néo-Aquitains sont majoritairement jeunes et diplômés. Ainsi, parmi les arrivants de 15 ans ou plus, 62 % ont moins de 40 ans, contre 32 % de la population stable. Plus d’un tiers des nouveaux arrivants qui ont fini leurs études sont diplômés du supérieur.
Par ailleurs, 44 % des personnes emménageant dans la région sont actives et ont un emploi. Toutefois, l'année suivant leur emménagement, 17 % des arrivants dans la région se déclarent au chômage.
La région attire de nombreuses familles mais aussi beaucoup de personnes seules : 46 % des ménages nouveaux arrivants en Nouvelle-Aquitaine ne sont composés que d’une seule personne.
Fait notable, en 2018, la région comptait 39 400 résidents britanniques, soit plus du quart de la communauté en France.

Pour en savoir plus : La Nouvelle-Aquitaine attractive pour tous

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.