L'essentiel sur… les Pays de la Loire

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 3 781 423 personnes résident dans les Pays de la Loire, soit 5,7 % de la population française. Avec une croissance de la population de 0,7 % par an entre 2013 et 2018, supérieure à la croissance française, les Pays de la Loire se classent au deuxième rang des régions métropolitaines avec l’Occitanie et après la Corse. Le dynamisme démographique de la région repose essentiellement sur l’excédent des arrivées sur les départs, avec un solde migratoire de + 0,4 % par an sur la période, et dans une moindre mesure, sur l’excédent des naissances sur les décès, avec un solde naturel de + 0,2 % par an. Avec 1,84 enfant par femme en 2020, les Pays de la Loire sont la quatrième région métropolitaine la plus féconde, alors qu’elle occupait la première place entre 2003 et 2010. Le vieillissement est légèrement moins marqué dans la région qu’en France (indice de vieillissement de 81,2 contre 81,9).

Dans les Pays de la Loire, le rythme de croissance de la population est supérieur à celui observé au niveau nationalÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

Dans les Pays de la Loire, le rythme de croissance de la population est supérieur à celui observé au niveau national
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Dans les Pays de la Loire, le rythme de croissance de la population est supérieur à celui observé au niveau nationalÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

En 2018, dans les Pays de la Loire, le niveau de vie médian des habitants s’élève à 21 620 euros par an. Il est équivalent au niveau de vie médian en France (21 650 euros) et la région se classe en quatrième position en matière de revenus les plus élevés, derrière l’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes et la Bretagne. Le niveau de vie médian en Loire‑Atlantique est le plus élevé de la région (22 600 euros). À l’inverse, il est le plus faible en Mayenne (20 830 euros). En 2018, le taux de pauvreté dans les Pays de la Loire est le plus faible de France (10,8 % contre 15,1 % en France). Le taux de pauvreté de la Vendée (9,2 %) est le plus bas de la région.

En 2018, les revenus médians dans les Pays de la Loire sont équivalents aux revenus en France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
En 2018, les revenus médians dans les Pays de la Loire sont équivalents aux revenus en France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

En 2018, les revenus médians dans les Pays de la Loire sont équivalents aux revenus en France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Le produit intérieur brut (PIB) des Pays de la Loire s’élève à 118 milliards d’euros en 2018. Le PIB par habitant (31 106 euros) est inférieur à la moyenne nationale (35 252 euros), mais il est supérieur à la moyenne de la France métropolitaine hors Île‑de‑France (30 266 euros). La région se situe au troisième rang des régions de France métropolitaine hors Île‑de‑France, derrière Auvergne‑Rhône‑Alpes et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Le PIB par emploi dans la région est légèrement inférieur à celui de la France métropolitaine hors Île de France (74 843 euros).

Pays de la Loire : huitième région la plus créatrice de richesse Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Pays de la Loire : huitième région la plus créatrice de richesse ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Pays de la Loire : huitième région la plus créatrice de richesse Produit intérieur brut en 2018

  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En 2018, dans les Pays de la Loire, 45 % des habitants âgés de 15 ans ou plus et non scolarisés, possèdent au minimum un diplôme de niveau baccalauréat, soit une part légèrement inférieure au niveau français (48 %). Spécificité régionale liée à la structure industrielle et au développement de l’apprentissage dans la région, la part de diplômés d’un CAP ou BEP est de près de 29 %, supérieure de 4 points à la France.
Des disparités existent entre les départements : les pas ou peu diplômés représentent 31,7 % en Mayenne, contre 20,7 % en Loire-Atlantique. La proportion de diplômés de l’enseignement supérieur est la plus élevée en Loire-Atlantique (35,1 %), contre 21,9 % en Mayenne.

Quatre habitants de la région sur dix possèdent au minimum un diplôme de niveau baccalauréat Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Quatre habitants de la région sur dix possèdent au minimum un diplôme de niveau baccalauréat ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Quatre habitants de la région sur dix possèdent au minimum un diplôme de niveau baccalauréat Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi croît de 1,6 % et atteint 1,6 million d’emplois en fin d’année. La région représente 5,7 % de l’emploi en France. Le secteur tertiaire constitue près des trois quarts de l’emploi total (46 % pour le tertiaire marchand et 28 % pour le tertiaire non marchand).
Spécificité régionale, la part de l’emploi industriel est la plus élevée de France (16 %). Elle est de 21 % en Vendée et 20 % en Mayenne.

1,6 million d’emplois en 2019 dans les Pays de la LoireEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

1,6 million d’emplois en 2019 dans les Pays de la Loire
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

1,6 million d’emplois en 2019 dans les Pays de la LoireEmploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En 2018, les deux tiers des Ligériens sont actifs ayant un emploi (67,3 %, soit 3,1 points de plus qu’au niveau national). La part de retraités est supérieure dans la région à celle en France.
Les Pays de la Loire se classent au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage à égalité avec Auvergne-Rhône-Alpes, derrière la Bretagne et la Bourgogne-Franche-Comté. Le taux de chômage au sens du BIT pour l’année 2020 s’établit à 7,0 % de la population active régionale, alors qu’il est de 8,0 % en France. Il est supérieur au taux national dans la Sarthe (8,1 %).

La part d’actifs ayant un emploi est supérieure à celle de la FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
La part d’actifs ayant un emploi est supérieure à celle de la France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Pays de la Loire 67,3 8,5 7,6 10,3 6,2
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

La part d’actifs ayant un emploi est supérieure à celle de la FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

En 2018, un Ligérien sur deux réside dans une commune rurale. Le dynamisme démographique y est fort, notamment dans le rural sous l’influence d’un pôle d’emploi. Dans ces communes, les couples avec enfants sont davantage présents que dans les communes rurales autonomes. Le rural attire plus souvent les ouvriers quand les cadres plébiscitent davantage l’espace urbain.

Pour en savoir plus : Un Ligérien sur deux vit dans une commune rurale

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En 2016, 52 % des Ligériens vivent au sein d’une famille avec enfants, soit 18 points de moins qu’en 1968, mais toujours plus qu’en France métropolitaine. Les structures familiales ont fortement évolué. En 2016, les familles sont moins souvent nombreuses. Alors qu’il y a 50 ans, les Pays de la Loire se caractérisaient par une forte présence de familles avec trois enfants ou plus, elles en comportent désormais plus souvent deux. En revanche, appartenir à une famille monoparentale est deux fois plus fréquent que 50 ans auparavant. Or les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement fragiles : une sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Les familles nombreuses sont également plus touchées par la pauvreté, même si elle est moindre qu’au plan national. Si l’offre d’accueil est la plus abondante dans les Pays de la Loire, les familles pauvres font moins fréquemment garder leurs jeunes enfants que les autres ménages. Les familles fragilisées sont plus présentes dans les grandes agglomérations et dans les territoires peu denses du pourtour de la région.

Pour en savoir plus : Des familles moins nombreuses, exposées à des difficultés financières

Comment évolue la population de la région ?

Au 1er janvier  2018, 3 781 420 personnes résident dans les Pays de la Loire. Avec + 0,7 % par an, le rythme de croissance de la population est supérieur à la moyenne nationale. Toutefois, la région n’échappe pas au ralentissement de la croissance démographique observé dans la majorité des régions françaises. La population augmente de 120 570 personnes entre 2013 et 2018, contre 150 680 entre 2008 et 2013. La Loire-Atlantique, véritable locomotive de la région, affiche un gain de population de 1,2 % par an en moyenne. Au contraire des autres départements, sa croissance ne cesse de s’accélérer. La Vendée, quant à elle, affiche une augmentation de population encore soutenue (+ 0,7 % par an), mais en fort ralentissement. La croissance démographique, plus modérée en Maine-et-Loire (+ 0,4 %), s’érode légèrement. Si la Sarthe et la Mayenne connaissaient une croissance démographique entre 2008 et 2013, ces deux départements se situent entre 2013 et 2018 dans une phase de relative stabilité.

Pour en savoir plus : Pays de la Loire : une dynamique démographique soutenue, portée par la Loire-Atlantique

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Dans les Pays de la Loire, 400 000 personnes sont en situation de pauvreté monétaire en 2018. Cela représente 10,8 % de la population, le plus faible taux des régions françaises. Les familles sont particulièrement exposées et un tiers des personnes pauvres sont des enfants. Même si ces difficultés sont souvent liées à l’absence d’emploi, la moitié du niveau de vie des personnes pauvres provient de revenus liés à l'activité. La pauvreté est plus prégnante dans les grandes agglomérations, en lien avec la forte présence des logements sociaux. Les habitants des territoires peu denses au pourtour de la région sont aussi touchés par la pauvreté, notamment les personnes âgées.

Pour en savoir plus : 400 000 personnes pauvres en 2018, dont 124 000 enfants

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Si l’économie est diversifiée à l’échelle de la région, les orientations sont marquées localement. L’industrie domine dans neuf zones d’emploi, portée par des activités phares telles que l’agroalimentaire ou la fabrication de matériel de transport. Par rapport à des territoires comparables, l’industrie est aussi surreprésentée dans les grandes agglomérations et les zones littorales, même si elles restent majoritairement tournées vers les fonctions stratégiques ou la sphère présentielle (activités mises en œuvre localement pour satisfaire des besoins des personnes présentes). Dans trois zones d’emploi aux pourtours de la région, l’agriculture domine.

Pour en savoir plus : L’économie des nouvelles zones d’emploi ligériennes : une forte orientation industrielle

Une économie régionale variée, mais des orientations marquées localement23 zones d’emploi réparties en sept classes selon leur orientation économique

Une économie régionale variée, mais des orientations marquées localement
Identifiant Zone d’emploi Orientation économique Nombre d’emplois au lieu de travail Taux de stables (%) Indice de spécialisation de Krugman
0051 Alençon Économie diversifiée 47 400 82,3 14,5
0062 Redon Résidentielles 28 100 65,9 21,8
5201 Ancenis Spécialisées dans l'industrie 41 300 60,1 24,8
5202 Angers Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 165 200 86,8 7,0
5203 Challans À forte orientation touristique 52 300 78,6 18,5
5204 Château-Gontier Spécialisées dans l'industrie 17 100 67,9 23,9
5205 Châteaubriant Spécialisées dans l'agriculture 19 700 63,7 21,9
5206 Cholet Spécialisées dans l'industrie 83 000 79,1 19,7
5207 Fontenay-le-Comte Spécialisées dans l'agriculture 41 400 74,0 17,6
5208 La Ferté-Bernard Spécialisées dans l'industrie 25 400 68,2 26,8
5209 La Flèche Spécialisées dans l'industrie 20 500 62,3 22,0
5210 La-Roche-sur-Yon Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 74 500 74,4 10,5
5211 Laval Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 70 000 82,5 11,4
5212 Le Mans Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 146 400 87,5 8,3
5213 Les Herbiers-Montaigu Spécialisées dans l'industrie 66 400 73,0 27,1
5214 Les Sables-d'Olonne À forte orientation touristique 27 100 74,6 15,5
5215 Mayenne Spécialisées dans l'industrie 32 800 77,8 25,9
5216 Nantes Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 431 400 90,4 7,9
5217 Pornic À forte orientation touristique 21 700 57,9 22,2
5218 Sablé-sur-Sarthe Spécialisées dans l'industrie 23 900 71,3 28,9
5219 Saint-Nazaire Autres grandes agglomérations et dotées de gros employeurs 97 200 82,3 15,1
5220 Saumur Spécialisées dans l'agriculture 37 100 77,5 14,6
5221 Segré-en-Anjou Bleu Spécialisées dans l'industrie 19 800 61,6 28,7
  • Source : Insee, Recensements de la population (RP) 2016 et 2017, Clap 2015, Enquêtes touristiques 2019.

Une économie régionale variée, mais des orientations marquées localement23 zones d’emploi réparties en sept classes selon leur orientation économique

  • Source : Insee, Recensements de la population (RP) 2016 et 2017, Clap 2015, Enquêtes touristiques 2019.
Quels sont les enjeux à venir pour la région ?

Les Pays de la Loire font partie des régions européennes bénéficiant d’une dynamique démographique et économique favorable. La croissance est notamment liée à une structure productive performante reposant sur une part élevée d’entreprises de taille moyenne et intermédiaire. Cependant, les enjeux en matière de développement durable engagent une nécessaire transition de l’économie dans un contexte où les dépenses de recherche et développement de la région n’atteignent pas la cible européenne. En outre, la part de diplômés du supérieur est inférieure au niveau national. Forte de conditions socioéconomiques favorables et réparties de manière équilibrée sur le territoire, la population ligérienne souffre moins qu’ailleurs de la pauvreté et bénéficie d’un accès aisé aux services utiles.

Pour en savoir plus : Des transitions nécessaires pour maintenir la dynamique ligérienne

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.