L'essentiel sur… La Réunion

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 26/01/2022
 No 01 - Janvier 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 861 210 personnes vivent à La Réunion. La population progresse de 0,5 % par an depuis 2013, rythme voisin du niveau national (+ 0,4 %). La croissance démographique est portée par le solde naturel, marqué par un excédent des naissances sur les décès. En revanche, elle est freinée par des départs plus nombreux que les arrivées sur le territoire. La fécondité s’élève à 2,41 enfants par femme, elle est nettement supérieure à celle de la métropole, de la Martinique et de la Guadeloupe. La population est jeune : les personnes de moins de 20 ans sont près de trois fois plus nombreuses que celles de 65 ans ou plus.

La population réunionnaise augmente de 0,5 % par an entre 2013 et 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

La population réunionnaise augmente de 0,5 % par an entre 2013 et 2019
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

La population réunionnaise augmente de 0,5 % par an entre 2013 et 2019Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population, exploitation principale.

Niveau de vie médian et pauvreté

En 2018, 38,9 % des Réunionnais vivent sous le seuil métropolitain de pauvreté. Ce taux reste beaucoup plus important qu’au niveau national (15,1 %). En effet, le déficit d’emplois est important sur l’île. Pour autant, avoir un emploi ne suffit pas toujours pour éviter la pauvreté. Parmi les ménages dont les revenus d’activité sont la principale ressource, 20 % sont en dessous du seuil de pauvreté, soit deux fois plus qu’en métropole. Les niveaux de vie demeurent plus faibles à La Réunion dans toute l’échelle des revenus. La moitié des Réunionnais ont un niveau de vie inférieur à 1 290 euros par mois ; ce niveau de vie médian est inférieur de 29 % au niveau national.

La moitié des Réunionnais ont un niveau de vie inférieur à 1 290 euros par moisNiveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
La moitié des Réunionnais ont un niveau de vie inférieur à 1 290 euros par mois ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

La moitié des Réunionnais ont un niveau de vie inférieur à 1 290 euros par moisNiveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 19,2 milliards d’euros en 2018, La Réunion fait partie des régions françaises les moins créatrices de richesse. Elle a toutefois le PIB le plus élevé des départements d’outre‑mer (DOM). Le PIB par habitant ou par emploi reste très inférieur, respectivement de 7 900 euros et 10 200 euros, à ceux des régions de la métropole hors Île de France. Cependant, son PIB par habitant est supérieur à celui des territoires voisins de l’océan Indien, et un peu plus faible que celui de la Guadeloupe et de la Martinique.

Le PIB de La Réunion s’élève à 19 milliards d’euros en 2018 Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
Le PIB de La Réunion s’élève à 19 milliards d’euros en 2018 ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Le PIB de La Réunion s’élève à 19 milliards d’euros en 2018 Produit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

Plus d’un habitant sur trois (36,5 %), âgé de 15 ans ou plus et non scolarisé, possède au minimum un diplôme de niveau bac à La Réunion.Un habitant sur cinq est diplômé de l’enseignement supérieur, ce qui est beaucoup moins qu’au niveau national (31 %). À l’inverse, près d’un habitant sur deux (43 %) est peu ou pas diplômé, contre moins d'un sur trois au niveau national (27 %).

Une faible proportion de diplômés de l'enseignement supérieur à La Réunion Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Une faible proportion de diplômés de l'enseignement supérieur à La Réunion ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une faible proportion de diplômés de l'enseignement supérieur à La Réunion Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi croît vivement à La Réunion (+ 4,4 %) et atteint 300 800 emplois en fin d’année. Le secteur tertiaire regroupe 84 % des emplois, soit davantage qu’au niveau national. Notamment le tertiaire non marchand est nettement plus représenté qu’au niveau national (40 % contre 30 %). À l’inverse, La Réunion est peu tournée vers l’industrie avec 7 % des emplois, contre 12 % au niveau national.

L’emploi total augmente de 4,4 % entre 2018 et 2019 Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

L’emploi total augmente de 4,4 % entre 2018 et 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

L’emploi total augmente de 4,4 % entre 2018 et 2019 Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

En 2020, le taux de chômage à La Réunion s’établit en moyenne annuelle à 17 % de la population active. Avec le confinement au 2e trimestre, le chômage a connu une baisse en trompe-l’œil (- 4 points par rapport à l’année 2019). Principalement due aux difficultés à rechercher activement un emploi lorsque l’activité était à l’arrêt, cette baisse s’est traduite par une baisse du chômage et une hausse du « halo autour du chômage ». Le taux de chômage est remonté ensuite, mais à la fin 2020 il reste au-dessous de son niveau d’avant-crise. Au final, la part des personnes sans emploi qui souhaitent travailler, qu’elles soient au chômage ou dans son halo, diminue en 2020.
Parmi les personnes en âge de travailler, seules 46 % occupent un emploi contre 64 % au niveau national. A contrario, les inactifs (hors étudiants et retraités) sont près de deux fois plus nombreux (16 % des 15-64 ans contre 9 % au niveau national).

À La Réunion moins de la moitié des personnes en âge de travailler occupent un emploiPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
À La Réunion moins de la moitié des personnes en âge de travailler occupent un emploi ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
La Réunion 46,3 22,9 3,6 11,3 15,9
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

À La Réunion moins de la moitié des personnes en âge de travailler occupent un emploiPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

En 2016, la moitié des habitants de La Réunion vivent sur le littoral, à une altitude inférieure à 150 mètres. Un quart vivent à mi-pente, de 150 à 400 mètres, et un quart dans les « Hauts » à 400 mètres ou plus. Entre 2011 et 2016, l’augmentation de la population a été plus forte à mi-pente (+ 1,1 %) et dans les « Hauts » (+ 0,8 %) et plus lente sur le littoral (+ 0,2 %). Les « Hauts » accueillent une population plus modeste, composée pour un tiers d’ouvriers, d’agriculteurs et de retraités, soit une part plus élevée qu’ailleurs. Le littoral est composé de zones plus disparates : 85 % des habitants des quartiers de la politique de la ville y résident, mais il comprend aussi des zones résidentielles composées de ménages plus aisés.
Les changements de résidence d’une microrégion à l’autre sont de faible ampleur (1,5 % de la population réunionnaise entre 2011 et 2016). Ces flux sont comparables à ceux vers la métropole. Les migrations entre microrégions profitent au Nord, qui gagne des jeunes venus suivre leurs études à Saint-Denis et des actifs venus y travailler, au détriment de l’Ouest principalement.
De par son isolement géographique, La Réunion comprend une forte part de natifs de l’île parmi sa population (83 %). Les natifs de métropole représentent 12 % de la population réunionnaise. Une faible part de la population est née à l’étranger (5 %) et à Mayotte (1 %).

Pour en savoir plus : Un Réunionnais sur quatre vit dans « les Hauts »

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Près de quatre Réunionnais sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. De plus, les prix sont en moyenne plus élevés de 7,1 % par rapport à la métropole. Ainsi, les dépenses de consommation sont au cœur des préoccupations de nombre d'habitants. En 2017, les ménages réunionnais consomment en moyenne 1 930 euros par mois (2 200 euros pour ceux vivant en province). Les revenus sont en effet plus faibles à La Réunion. Les dépenses de consommation varient fortement selon le niveau de vie : les 20 % de Réunionnais les plus aisés dépensent 3,6 fois plus que les 20 % les plus modestes, un écart nettement plus important qu’en province. S’alimenter et se loger restent les plus gros postes de dépenses pour les plus modestes, alors que le transport est largement en tête pour les plus aisés. Ainsi, l’accès aux dépenses moins nécessaires (loisirs, restaurants, billets d’avion, etc.) est moins démocratisé qu’en province.
Les comportements de consommation des Réunionnais convergent progressivement vers ceux des provinciaux. Ils dépensent autant en transports (rattrapage progressif en équipement automobile). Ils consacrent une part moins importante qu’avant à l’alimentation au domicile et vont plus au restaurant. Le poids du logement reste néanmoins inférieur (des loyers moins élevés et des dépenses d’énergie moins importantes). Les familles monoparentales et les personnes âgées ont une consommation nettement inférieure à la moyenne en raison d’un niveau de vie plus faible. Par ailleurs, la plupart des équipements électroménagers les plus courants sont aussi répandus à La Réunion qu’en métropole, à l’exception du lave-vaisselle et de l’aspirateur.

Pour en savoir plus : De fortes disparités de consommation selon le niveau de vie à La Réunion

L’alimentation reste le premier poste de dépenses des ménages modestesStructure de la consommation moyenne par ménage selon le quintile de niveau de vie

L’alimentation reste le premier poste de dépenses des ménages modestes
Alimentation Logement Transports Assurances, serv. fin. Loisirs, culture Autres
Q1 23 17 16 8 8 29
Q2 22 18 14 8 7 31
Q3 17 17 16 10 7 33
Q4 16 14 20 10 8 32
Q5 15 10 24 8 9 34
Ensemble 17 14 20 9 8 32
  • Source : Insee, enquête Budget de famille 2017.

L’alimentation reste le premier poste de dépenses des ménages modestesStructure de la consommation moyenne par ménage selon le quintile de niveau de vie

  • Source : Insee, enquête Budget de famille 2017.
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

En 2021, 857 800 personnes vivent à La Réunion. Sur la dernière décennie, la population croît en moyenne de 0,5 % par an, soit un rythme légèrement supérieur à celui de la métropole. Le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, reste le moteur de la croissance démographique. Il baisse en 2020 sous l’effet conjugué d’une stabilisation des naissances et d’une hausse des décès. Néanmoins, les naissances restent largement supérieures aux décès. La fécondité reste élevée et nettement supérieure à celle de la métropole. L’espérance de vie se stabilise pour les hommes comme pour les femmes.
Au 1er janvier 2050, 1,071 million de personnes habiteraient à La Réunion si les tendances démographiques récentes se prolongeaient. La population de La Réunion dépasserait le million d’habitants dès 2037. La croissance démographique diminuerait au fil des années du fait d’un solde naturel de moins en moins excédentaire : le nombre de décès doublerait entre 2013 et 2050, tandis que les naissances seraient stables. Le vieillissement de la population serait prononcé, en lien avec l’allongement de la durée de vie des Réunionnais. Un quart des habitants auraient 60 ans ou plus en 2050, soit deux fois plus qu’en 2013. Le nombre de seniors rattraperait même pour la première fois celui des jeunes de moins de 20 ans. Il y aurait quatre fois plus de personnes âgées de 75 ans ou plus.

Pour en savoir plus : Stabilité des naissances et hausse contenue des décès

Pyramides des âges en 2011 et 2021 (au 1er janvier)

pour 10 000 habitants
Pyramides des âges en 2011 et 2021 (au 1er janvier) (pour 10 000 habitants)
Âges La Réunion 2021 - Femmes La Réunion 2021 - Hommes Métropole 2021 – Femmes Métropole 2021 – Hommes La Réunion 2011 – Femmes La Réunion 2011 -Hommes
0 à 4 ans 624 698 504 560 753 840
5 à 9 ans 715 788 565 630 802 900
10 à 14 ans 738 841 591 661 796 892
15 à 19 ans 713 821 576 651 793 872
20 à 24 ans 554 594 540 597 687 710
25 à 29 ans 559 527 536 563 671 618
30 à 34 ans 629 561 599 609 692 624
35 à 39 ans 666 586 622 631 738 694
40 à 44 ans 664 605 605 626 792 772
45 à 49 ans 687 665 643 675 766 775
50 à 54 ans 727 747 644 668 615 618
55 à 59 ans 701 752 647 655 526 535
60 à 64 ans 581 571 621 606 391 400
65 à 69 ans 478 479 595 561 295 282
70 à 74 ans 348 327 575 529 253 208
75 à 79 ans 248 211 366 314 184 133
80 à 84 ans 190 130 316 236 128 77
85 à 89 ans 103 63 256 151 79 37
90 à 94 ans 52 26 144 61 30 10
95 ans et plus 21 7 55 15 11 3
  • Source : Insee, estimations de population.

Pyramides des âges en 2011 et 2021 (au 1er janvier)

  • Source : Insee, estimations de population.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En 2018, 39 % des Réunionnais vivent sous le seuil métropolitain de pauvreté, soit nettement plus qu’en métropole (15 %) et qu’en Martinique (30% ), car le déficit d’emplois reste important sur l’île. Les inégalités de revenus sont également importantes : en 2018, l’ensemble des revenus disponibles des 20 % les plus favorisés est 5,5 fois plus important que celui des 20 % les plus modestes. En métropole, cet écart est moindre (4,4 fois). Toutefois, depuis 2007, la pauvreté recule sensiblement, de même que les inégalités de revenus.La pauvreté est particulièrement importante dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et dans les petites communes rurales, où l’emploi est rare : plus d’un habitant sur deux vit sous le seuil de pauvreté dans ces quartiers urbains et à Sainte-Rose, Cilaos, et Salazie. Pour autant, avoir un emploi ne suffit pas toujours pour éviter une situation de pauvreté. Les revenus des Réunionnais sont plus faibles et sont fortement dépendants de l’aide sociale, qui permet de réduire la pauvreté et les inégalités de revenus.En 2015, les inégalités entre les plus bas et les plus hauts patrimoines sont fortes : les 10 % les plus pauvres possèdent 1 200 euros de patrimoine en moyenne contre 1 million d’euros pour les 10 % les plus riches. Les 40 % les plus modestes ont ainsi trois fois moins de patrimoine qu’en province (9 000 contre 27 000 euros en moyenne). En revanche, les plus aisés y sont presque aussi riches qu’ailleurs.

Pour en savoir plus : Le taux de pauvreté reste stable en 2018 à La Réunion

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le produit intérieur brut (PIB) par habitant est moins élevé à La Réunion que dans toutes les régions de province. La principale raison en est la faiblesse du taux d'emploi, et notamment d'emploi à forte valeur ajoutée. Malgré des créations d’emplois dynamiques, seuls 52 % des Réunionnais en âge de travailler occupent un emploi (66 % en province). En outre, les secteurs à forte valeur ajoutée étant peu développés à La Réunion, les emplois sont moins productifs en moyenne. Au-delà de la faiblesse de la recherche et développement, le secteur marchand est particulièrement en retrait. Il emploie 31 % des Réunionnais contre 45 % en province. Les emplois sont notamment rares dans les secteurs industriels hors agroalimentaire ou le conseil aux entreprises. Le secteur non marchand est quant à lui implanté de la même manière qu’en province. Comparée à ses voisins de la zone océan Indien, La Réunion est en revanche bien située et son PIB par habitant est semblable à celui des autres régions ultrapériphériques d’Europe.
En 2020, La Réunion a importé 5,3 milliards d’euros de biens et en a exporté 293 millions, principalement des produits agroalimentaires (rhum, sucre, produits de la pêche australe). Les échanges extérieurs de la région se caractérisent ainsi par un fort déficit commercial, avec un taux de couverture des importations par les exportations qui s’établit à 5,5 %.

Pour en savoir plus : L’économie réunionnaise

La Réunion, l’un des départements où l’emploi marchand est le moins développéTaux d’emploi marchand selon les départements en 2018

En %
La Réunion, l’un des départements où l’emploi marchand est le moins développé (En %)
Code geo Taux d’emploi marchand
973 16,8
971 30,3
974 31,0
55 33,9
02 33,2
972 34,1
54 34,8
70 35,6
62 35,5
95 35,2
08 36,0
57 35,8
27 36,8
60 36,7
07 36,8
11 36,3
30 36,1
23 37,0
09 37,1
66 37,7
90 39,8
82 38,6
83 38,1
80 39,1
81 39,1
2B 37,8
28 39,9
77 40,7
87 40,2
01 40,1
58 42,3
43 40,8
03 40,9
18 41,4
48 40,9
24 40,9
40 41,1
68 42,1
65 39,9
88 41,8
34 41,0
91 41,1
59 42,3
86 41,4
89 42,8
10 42,2
17 42,9
04 40,5
29 42,3
32 43,2
2A 43,1
52 44,9
39 43,7
42 43,3
61 43,5
15 43,9
47 44,5
93 43,9
25 44,1
76 44,4
36 45,3
56 44,1
22 44,8
50 47,1
71 45,4
46 45,1
74 44,9
94 43,5
51 46,0
37 45,6
19 45,1
14 45,8
49 46,5
16 46,7
63 44,6
72 46,0
38 46,3
05 46,6
78 45,8
84 47,8
21 47,4
41 47,4
12 47,6
64 46,7
67 48,0
13 48,3
33 48,9
45 48,0
35 50,1
79 51,2
53 51,2
06 49,8
85 52,0
26 51,5
44 52,6
31 52,3
73 58,0
69 59,8
92 88,2
75 103,8
  • Sources : Insee, Estimations d’emploi de population.

La Réunion, l’un des départements où l’emploi marchand est le moins développéTaux d’emploi marchand selon les départements en 2018

  • Sources : Insee, Estimations d’emploi de population.
Quelles différences de prix avec la métropole ?
Quelles différences de prix avec la métropole ?

En 2020, La Réunion a importé 5,3 milliards d’euros de biens et en a exporté 293 millions, principalement des produits agroalimentaires (rhum, sucre, produits de la pêche australe). Les échanges extérieurs de la région se caractérisent ainsi par un fort déficit commercial, avec un taux de couverture des importations par les exportations qui s’établit à 5,5 %.
En moyenne, en 2020, au cours des mois pour lesquels l’indice des prix a pu être mesuré, les prix à la consommation des biens et des services sont stables à La Réunion. En France, hors Mayotte, l’inflation s’élève à 0,5 %. Cette stabilité des prix résulte de la chute du prix des produits pétroliers (- 9,4 %) et des services de transport (- 8,6 %), notamment du transport aérien, en raison de la crise sanitaire. Ces baisses sont compensées par la hausse des prix de l’alimentaire (+ 1,0 % dont + 3,0 % pour les produits frais) et du tabac (+ 9,7 %).

Pour en savoir plus : Prix - Les prix sont stables à La Réunion en 2020

Variation des prix en moyenne annuelle

en %
Variation des prix en moyenne annuelle (en %)
La Réunion France*
2020 0,0 0,5
2019 0,4 1,1
2018 1,8 1,9
2017 0,4 1,0
2016 0,1 0,2
2015 -0,3 0,0
2014 0,2 0,5
2013 1,4 0,9
2012 0,9 2,0
2011 2,5 2,1
2010 1,5 1,5
2009 0,5 0,1
2008 2,9 2,8
2007 1,4 1,5
2006 2,6 1,6
2005 2,2 1,8
2004 1,7 2,1
2003 1,1 2,1
2002 2,7 1,9
2001 2,3 1,7
2000 2,0 1,7
1999 0,9 0,5
1998 1,2 0,7
  • * hors Mayotte.
  • Note : l’évolution annuelle des prix en 2020 à La Réunion est basée sur une estimation sur 10 mois.
  • Source : Insee, Indices des prix à la consommation.

Variation des prix en moyenne annuelle

  • * hors Mayotte.
  • Note : l’évolution annuelle des prix en 2020 à La Réunion est basée sur une estimation sur 10 mois.
  • Source : Insee, Indices des prix à la consommation.

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.