Insee Conjoncture GuadeloupeBilan économique 2017 - Guadeloupe

L’activité de la Guadeloupe est bien orientée en 2017 : les imports, l’investissement, les créations de sociétés sont en hausse. Le taux de chômage a légèrement baissé même s’il reste à un niveau structurellement très élevé. La consommation des ménages reste très dynamique et les importations ont fortement augmenté. L’inflation reprend légèrement mais reste contenue. Le cyclone Maria a perturbé le deuxième semestre pour l’agriculture, mais le tourisme est resté très dynamique : trafic aérien élevé, nuitées hôtelières en forte croissance, profitant même parfois d’un déport de la clientèle de Saint-Martin, plus durement touchée par un autre cyclone, Irma.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 4
Paru le : Paru le 31/05/2018
Charly Darmalingon et Roman Janik, Dieccte - Lise Demougeot, Insee
Insee Conjoncture Guadeloupe  No 4 - Mai 2018
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Chômage - Moins de chômeurs mais plus de demandeurs d'emploiBilan économique 2017

Charly Darmalingon et Roman Janik, Dieccte - Lise Demougeot, Insee

En 2017, en Guadeloupe, le taux de chômage reste très élevé (22 %), mais il baisse légèrement. Le sous-emploi est stable et concerne 12 % des actifs occupés. Toutes catégories confondues, la demande d’emploi de fin de mois est en légère hausse (+ 0,5 %). La demande d’emploi de longue durée augmente à nouveau (+ 4,5 %) après un recul notable en 2016.

Insee Conjoncture Guadeloupe

No 04

Paru le : 31/05/2018

En Guadeloupe, 158 000 personnes âgées de 15 ans ou plus sont actives en 2017, soit la moitié de cette tranche d'âge. Parmi elles, 123 000 ont un emploi et 35 000 sont au chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT). Par ailleurs, 155 000 personnes sont inactives parce qu'elles ne sont ni en emploi, ni au chômage. Le taux de chômage reste important (22 % de la population active), mais il diminue : il était de 24 % de 2014 à 2016. Il touche surtout les jeunes actifs, les ouvriers, les peu ou pas diplômés et les femmes (avec un écart de trois points entre les deux sexes).

Le sous-emploi concerne, en 2017 comme en 2016, 12 % des actifs occupés. Il touche particulièrement les femmes et les jeunes. Parmi les personnes à temps partiel, celles qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi, tout comme celles ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons économiques ou exceptionnelles sont, au sens du BIT, en situation de sous-emploi.

Légère hausse de la demande d’emploi

Fin 2017, toutes catégories confondues, 69 432 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle Emploi, soit 0,5 % de hausse sur un an (+ 360). La demande d’emploi de catégorie A augmente de 0,7 %. La demande d’emploi de catégories ABC croît de 1,9 % (hausse plus rapide du nombre des demandes d’emploi en activité réduite, catégories B et C). Après une baisse généralisée de la demande d’emploi dans les Départements et Régions d’Outre-mer (DROM) en 2016, la remontée de la demande a lieu malgré un niveau déjà très élevé de la demande. Les femmes sont toujours les plus nombreuses (57,4 % des demandes en A) même si leur part a sensiblement reculé depuis le début de la crise. En Martinique et en Guyane, les Demandes d’Emploi de Fin de Mois (DEFM) progressent respectivement de 4,9 % et 3,1 % en catégories ABC. Dans l’Hexagone, la hausse s’établit à 2,4 %. La Réunion enregistre une hausse plus modérée (+ 1,3 %) alors que Mayotte subit une hausse de 9,7 %.

La demande d’emploi senior croît de 6,5 %

Les plus fortes hausses de DEFM concernent les seniors (50 ans et plus) avec respectivement + 5,6 % et + 6,5 % en catégories A et ABC. Leur nombre représente désormais 31,2 % des demandeurs en catégories ABC. La part des demandeurs d’emploi de niveau baccalauréat et plus par rapport à l’ensemble des inscrits augmente encore et atteint 36,2 % fin 2017 (+ 0,9 point en catégories ABC). À l’inverse, le « poids » des niveaux de formation les plus faibles (Vbis et VI) diminue de 1,2 point (poids 25,7 %). Les demandeurs ayant les niveaux de formation les plus élevés (Bac + 3 et plus) restent néanmoins minoritaires (6,0 %) quoiqu'en hausse.

La demande d’emploi de longue durée augmente après un recul notable en 2016

Fin 2017, la demande d’emploi de longue durée (DELD) augmente à nouveau (+ 4,5 % sur un an), après un recul inédit de 5,4 % en 2016. La part des DELD s’établit ainsi à 58,0 % (+ 1,6 point sur un an). La demande d’emploi de très longue durée (ancienneté d’inscription de deux ans et plus) est en baisse légère (– 0,5 %) et représente 25 293 demandes (– 124). En Guadeloupe, 18 968 demandeurs sont inscrits à Pôle emploi sans discontinuité depuis trois ans ou plus (+ 130).

Le nombre de demandeurs d’emploi ABC est en hausse à Saint-Barthélemy

Fin 2017, 5 257 demandeurs d’emploi sont inscrits en catégorie ABC dans les Îles du Nord (4 605 à Saint-Martin et 652 à Saint-Barthélemy), soit une baisse de 0,4 % sur un an. À Saint-Martin, la demande d’emploi recule de 3,3 % sur un an alors qu’à Saint-Barthélemy, elle croît très nettement (+ 26,6 %). La demande d’emploi de longue durée (calculée à partir des catégories ABC) est moins fréquente dans les Îles du Nord qu’en Guadeloupe. Elle représente 40,9 % des demandes à Saint-Martin, 34,7 % à Saint-Barthélemy. Sa part augmente de 0,9 % en 2017.

La catégorie A englobe 4 846 demandeurs dans les Îles du Nord (4 267 à Saint-Martin et 579 à Saint-Barthélemy). En un an, le nombre de demandeurs d’emploi y a augmenté de 3,7 %, essentiellement à Saint-Barthélemy (+ 36,6 %).

Figure 1Chiffres clésTaux de chômage et demandeurs d’emploi en fin de mois selon le sexe

Chiffres clés
Taux de chômage 2017 (%) Évolution 2017/2016 (point)
Femmes 24 -1,8
Hommes 21 -1,0
Ensemble 22 -1,4
  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.
Catégories A, B, C Demandeurs d’emploi au 31/12/2017 (milliers) Évolution 2017/2016 (%)
Femmes 38 2,7
Hommes 28 1,0
Ensemble 66 1,9
  • Champ : demandeurs d’emploi de catégories A, B, C en Guadeloupe.
  • Sources : Pôle emploi ; Dares.

Figure 2158 000 Guadeloupéens sont actifs en 2017Population en âge de travailler selon le statut d'activité

158 000 Guadeloupéens sont actifs en 2017
Effectif (en %) Femmes (%) Hommes (%)
Actifs 157 900 50 47 55
Ayant un emploi 122 600 39 36 43
Chômeurs 35 300 11 11 12
Inactifs 154 900 50 53 45
Ensemble 312 800 100 100 100
  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Figure 3En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés guadeloupéensPopulation active occupée à temps partiel et en situation de sous-emploi

en %
En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés guadeloupéens (en %)
Ensemble Femmes Hommes 15-24 ans
Temps partiel 21 25 16 47
Sous-emploi 12 13 10 33
  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Figure 4En 2017, le taux de chômage baisse en GuadeloupeTaux de chômage au sens du BIT

En 2017, le taux de chômage baisse en Guadeloupe
Ensemble Femmes Hommes
Âge
15-24 ans 53 47 57
25-49 ans 24 28 19
50 ans et plus 14 13 15
Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d'entreprise 10 15 7
Cadres 4 5 3
Professions intermédiaires 8 9 6
Employés 21 23 15
Ouvriers 29 42 27
Chômeurs n'ayant jamais travaillé 100 100 100
Niveau de diplôme
Sans diplôme, CEP ou brevet des collèges 31 36 26
CAP, BEP 24 25 23
Baccalauréat 21 23 18
Bac+2 17 14 20
Diplôme supérieur à bac+2 7 7 7
Chômeurs depuis 1 an ou plus
15-24 ans 36 29 40
25-49 ans 17 20 14
50 ans ou plus 12 10 13
Ensemble 22 24 21
  • Champ : population active de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Figure 5Le nombre de demandeurs plutôt en stagnation sur un anÉvolution des demandeurs d'emplois en fin de mois

Le nombre de demandeurs plutôt en stagnation sur un an
DEFM A – CVS DEFM ABC – CVS
01/12/2007 42 090 46 990
01/01/2008 42 570 47 460
01/02/2008 42 390 47 340
01/03/2008 42 520 47 530
01/04/2008 42 630 47 520
01/05/2008 42 720 47 610
01/06/2008 43 020 47 950
01/07/2008 42 880 47 830
01/08/2008 43 060 47 980
01/09/2008 42 680 47 450
01/10/2008 43 220 48 070
01/11/2008 43 150 48 060
01/12/2008 43 310 48 190
01/01/2009 41 690 46 170
01/02/2009 41 880 45 330
01/03/2009 44 510 48 510
01/04/2009 45 190 49 650
01/05/2009 45 670 50 490
01/06/2009 45 260 50 210
01/07/2009 45 440 50 530
01/08/2009 46 190 51 500
01/09/2009 46 820 52 020
01/10/2009 47 510 52 740
01/11/2009 47 630 52 980
01/12/2009 47 930 53 230
01/01/2010 48 000 53 330
01/02/2010 48 400 53 750
01/03/2010 48 120 53 380
01/04/2010 48 060 53 140
01/05/2010 48 240 53 300
01/06/2010 48 500 53 510
01/07/2010 48 390 53 530
01/08/2010 48 800 54 030
01/09/2010 49 580 54 890
01/10/2010 48 900 54 280
01/11/2010 49 600 54 930
01/12/2010 49 670 55 200
01/01/2011 50 570 56 170
01/02/2011 51 030 56 510
01/03/2011 50 870 56 490
01/04/2011 51 170 56 790
01/05/2011 51 370 57 160
01/06/2011 52 020 57 810
01/07/2011 52 090 57 910
01/08/2011 52 150 58 010
01/09/2011 52 730 58 710
01/10/2011 52 990 58 900
01/11/2011 52 810 58 680
01/12/2011 53 020 58 960
01/01/2012 53 180 59 150
01/02/2012 53 240 59 290
01/03/2012 53 590 59 540
01/04/2012 53 470 59 730
01/05/2012 53 470 59 750
01/06/2012 53 530 59 940
01/07/2012 54 220 60 610
01/08/2012 54 810 61 170
01/09/2012 54 790 61 200
01/10/2012 55 000 61 460
01/11/2012 55 220 61 840
01/12/2012 55 520 62 190
01/01/2013 54 460 60 800
01/02/2013 55 150 61 810
01/03/2013 55 590 62 270
01/04/2013 56 050 62 800
01/05/2013 56 200 62 900
01/06/2013 55 720 62 180
01/07/2013 55 810 62 200
01/08/2013 55 770 62 300
01/09/2013 55 820 62 460
01/10/2013 56 030 62 740
01/11/2013 56 300 63 030
01/12/2013 56 020 62 880
01/01/2014 56 380 63 450
01/02/2014 56 830 63 850
01/03/2014 56 370 63 440
01/04/2014 56 700 63 670
01/05/2014 56 430 63 430
01/06/2014 55 950 62 330
01/07/2014 56 560 63 410
01/08/2014 57 070 64 030
01/09/2014 57 300 64 290
01/10/2014 57 210 64 410
01/11/2014 57 290 64 300
01/12/2014 57 350 64 380
01/01/2015 57 430 64 660
01/02/2015 57 740 64 960
01/03/2015 57 770 65 140
01/04/2015 57 610 65 120
01/05/2015 57 990 65 500
01/06/2015 57 820 65 310
01/07/2015 57 810 65 330
01/08/2015 57 910 65 350
01/09/2015 57 600 65 240
01/10/2015 57 620 65 370
01/11/2015 57 270 65 060
01/12/2015 56 950 64 900
01/01/2016 56 680 64 680
01/02/2016 56 530 64 580
01/03/2016 56 010 64 050
01/04/2016 55 090 63 030
01/05/2016 55 590 63 630
01/06/2016 55 720 63 880
01/07/2016 55 830 63 950
01/08/2016 56 430 64 710
01/09/2016 56 270 64 660
01/10/2016 55 750 64 190
01/11/2016 55 550 64 160
01/12/2016 55 480 64 100
01/01/2017 55 630 64 500
01/02/2017 55 880 64 660
01/03/2017 55 960 64 670
01/04/2017 55 540 64 310
01/05/2017 55 890 64 770
01/06/2017 56 040 65 290
01/07/2017 56 420 65 620
01/08/2017 56 970 66 120
01/09/2017 56 570 65 450
01/10/2017 56 920 66 030
01/11/2017 56 700 66 020
01/12/2017 56 100 65 540
  • Sources : Dares, Pôle emploi, traitement Dieccte, données brutes.

Figure 5Le nombre de demandeurs plutôt en stagnation sur un anÉvolution des demandeurs d'emplois en fin de mois

  • Sources : Dares, Pôle emploi, traitement Dieccte, données brutes.

Figure 6Baisse des inscrits mais hausse des seniors en 2016Demandeurs d'emploi en fin de mois en données brutes au 31 décembre

en milliers et %
Baisse des inscrits mais hausse des seniors en 2016 (en milliers et %)
Demandeurs d'emploi au 31/12/2017 (en milliers) Évolution 2017/2016 (en %) (1)
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C Catégorie A
Hommes 27,9 24,7 1,0 0,1
Femmes 37,6 31,1 2,7 1,2
Moins de 25 ans 7,2 6,2 0,2 -2,3
25 à 49 ans 37,9 31,7 -0,0 -1,3
50 ans ou plus 20,4 17,9 6,5 5,6
Inscrits depuis un an ou plus 38,0 nd 4,5 nd
Guadeloupe 65,5 55,8 1,9 0,7
France entière* 5 989,6 3 778,2 2,4 -0,1
  • nd : données non disponibles.
  • (1) : évolution de l'indicateur entre le 31/12/2016 et le 31/12/2017.
  • Note : données brutes.
  • Sources : Pôle emploi ; DARES. *hors Mayotte.

Figure 7Des bénéficiaires en hausseLes dispositifs d'aide à l'emploi

en nombre
Des bénéficiaires en hausse (en nombre)
2014 2015 2016 2017
Apprentissage 902 674 835 792
Professionnalisation 630 409 476 628
CUI-CAE DOM 626 712 1 957 895
Emplois d'avenir 374 322 261 89
Contrats de Génération 20 14 6 14
Contrats du secteur marchand 2 552 2 131 3 535 2 418
CUI-CAE 3 542 3 777 3 517 2 504
Emplois d'avenir 1 532 1 290 867 446
Emplois d'avenir "professeur" 64 22 3 0
Contrats du secteur non marchand 5 138 5 089 4 387 2 950
Ensemble 7 690 5 081 7 922 5 368
  • Sources : Dieccte, Pôle emploi, CGSS, ASP.

Les contrats aidés sont en baisse

En 2017, le nombre de contrats signés dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi s’établit à 5 368 en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint- Barthélemy, soit une diminution de 34,1 % sur un an (2 777 contrats de moins) suite à la réorientation de la politique de l’emploi qui vise la formation et l’élévation des compétences.

Dans le secteur marchand, 2 418 contrats aidés ont été signés, soit 31,8 % de moins qu’en 2016. Ce repli porte essentiellement sur le Contrat Unique d’Insertion – Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE). Le nombre de contrats du secteur non marchand diminue également de 35,9 %. En 2017, 2 950 contrats ont été enregistrés. Le Contrat Unique d’Insertion – Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CUI-CAE), principal contrat du secteur non marchand, concentre près de 85 % des contrats aidés dans le secteur non marchand.

Chômeurs et demandeurs d’emplois

Entre 2016 et 2017, le nombre de chômeurs au sens du Bureau International du Travail (BIT) a diminué en moyenne annuelle, mais le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi a augmenté de 0,7 %. Si ces deux indicateurs évoluent souvent dans le même sens, ils peuvent aussi diverger. Entre 2016 et 2017, la différence est en partie due au « halo » autour du chômage. Il est ainsi possible que, face aux difficultés rencontrées sur le marché du travail, certaines personnes inscrites à Pôle emploi ne cherchent plus activement d’emploi ou déclarent ne plus souhaiter travailler, s’éloignant ainsi du marché du travail (Insee Analyses Guadeloupe n° 29).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Taux de chômage (BIT) :

rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.


Chômage partiel :

lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...


Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.


Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.


Catégories de demandes d'emploi établies par arrêté :

la publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.


Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).

Définitions


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Taux de chômage (BIT) :

rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.


Chômage partiel :

lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...


Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.


Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.


Catégories de demandes d'emploi établies par arrêté :

la publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.


Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).