L'essentiel sur... les immigrés et les étrangers 

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin. Sur le même modèle, retrouvez l'essentiel sur des données relatives à la mondialisation ou à l'inflation.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 01/07/2021
- Juillet 2021

1. Combien y a-t-il d'immigrés ou d'étrangers en France ?

En 2020, 6,8 millions d' immigrés vivent en France, soit 10,2 % de la population totale. 2,5 millions d'immigrés, soit 36 % d'entre eux, ont acquis la nationalité française.

La population étrangère vivant en France s'élève à 5,1 millions de personnes, soit 7,6 % de la population totale. Elle se compose de 4,3 millions d'immigrés n'ayant pas acquis la nationalité française et de 0,8 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l'étranger. Avec les personnes immigrées (6,8 millions), au total, 8,5 millions de personnes vivant en France sont nées à l'étranger, soit 12,7 % de la population.

 

2. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

En 2020, 47,5 % des immigrés vivant en France sont nés en Afrique. 32,2 % sont nés en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l'Algérie (12,7 %), le Maroc (12 %), le Portugal (8,6 %), la Tunisie (4,5 %), l'Italie (4,1 %), la Turquie (3,6 %) et l'Espagne (3,5 %). La moitié des immigrés sont originaires d'un de ces sept pays (49 %).

 

Immigrés vivant en France en 2020 selon leur continent de naissance

Immigrés vivant en France en 2020 selon leur continent de naissance () -
Part (en %)
Afrique 47,5
Europe 32,2
Asie 14,4
Amérique, Océanie 5,8

Immigrés vivant en France en 2020 selon leur continent de naissance

3. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2019 ?

41 % des immigrés arrivés en France en 2019 sont nés en Afrique et 31,9 % sont nés en Europe. Les immigrés arrivés en France en 2019 sont plus souvent nés au Maroc (9,5 %), en Algérie (7 %), en Tunisie (4,5 %), en Italie (4,5 %), en Espagne (3,3 %), au Royaume-Uni (3,2 %), en Chine (3 %) ou en Roumanie (2,8 %) .

 

Immigrés arrivés en France en 2019 selon leur continent de naissance

Immigrés arrivés en France en 2019 selon leur continent de naissance () -
Part (en %)
Afrique 41,0
Europe 31,9
Asie 16,2
Amérique, Océanie 10,9
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2020.

Immigrés arrivés en France en 2019 selon leur continent de naissance

  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2020.

Entre 2006 et 2019, le nombre d'immigrés arrivés en France est passé de 193 400 à 272 400. Les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne, quatre immigrés entrent sur le territoire lorsqu’un en sort. Il s’agit essentiellement d’étudiants étrangers quittant la France à la fin de leurs études, de départs à l’issue d’une période d’emploi de quelques années ou encore de retours au pays au moment de la retraite. Au total, le solde migratoire des immigrés a baissé légèrement entre 2006 (+ 164 000) et 2009 (+ 133 000) avant de croître pour atteindre + 198 000 personnes en 2017.

Flux migratoires des immigrés

en milliers
Flux migratoires des immigrés (en milliers)
Entrées d'immigrés (1) Sorties d'immigrés (2) Solde migratoire = (1) + (2)
2006 208 -45 163
2007 203 -65 138
2008 206 -65 141
2009 204 -73 131
2010 211 -69 142
2011 217 -58 159
2012 229 -56 174
2013 236 -51 185
2014 234 -40 194
2015 253 -69 185
2016 259 -38 222
2017 261 -63 198
2018 273
2019 272
  • Note : les données 2018 et 2019 sur les sorties et les soldes migratoires ne sont pas disponibles.
  • Lecture : en 2017, 261 000 immigrés sont entrés en France et 63 000 en sont sortis. Au total, le solde migratoire des immigrés s’établit à + 198 000 personnes.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population, des flux d'entrées et de sorties.

Flux migratoires des immigrés

  • Note : les données 2018 et 2019 sur les sorties et les soldes migratoires ne sont pas disponibles.
  • Lecture : en 2017, 261 000 immigrés sont entrés en France et 63 000 en sont sortis. Au total, le solde migratoire des immigrés s’établit à + 198 000 personnes.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population, des flux d'entrées et de sorties.

4. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

La population immigrée en France progresse en effectif et en pourcentage de la population totale depuis 1946. Elle correspond à 10,2 % de la population vivant en France en 2020, contre 7,4 % en 1975 et 5 % en 1946.

La population étrangère vivant en France représente 7,6 % de la population totale en 2020, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

Jusqu’au milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’œuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, un frein est mis à l'immigration de travail et l’immigration familiale se développe. Depuis cette date, la part des femmes dans les flux d'immigration est croissante, qu'il s'agisse de regroupement familial ou non. En 2020, 52 % des immigrés sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

 

Évolution de la population immigrée en France de 1921 à 2020

Évolution de la population immigrée en France de 1921 à 2020 () -
Population immigrée (en milliers) Part de la population immigrée dans la population totale (en %)
1921 1 429 3,7
1926 2 288 5,7
1931 2 729 6,6
1936 2 326 5,6
1946 1 986 5,0
1954 2 293 5,4
1962 2 861 6,2
1968 3 238 6,5
1975 3 887 7,4
1982 4 037 7,4
1990 4 222 7,3
1999 4 374 7,3
2010 5 514 8,5
2011 5 605 8,6
2012 5 714 8,8
2013 5 835 8,9
2014 6 028 9,1
2015 6 169 9,3
2016 6 291 9,4
2017 6 449 9,7
2018 6 579 9,8
2019 (p) 6 722 10,0
2020 (p) 6 831 10,2
  • Champ : France métropolitaine de 1921 à 1990, France hors Mayotte de 1999 à 2013, France, y.c. Mayotte, depuis 2014.
  • Source : Insee, recensements de la population et estimations de population.

Évolution de la population immigrée en France de 1921 à 2020

  • Champ : France métropolitaine de 1921 à 1990, France hors Mayotte de 1999 à 2013, France, y.c. Mayotte, depuis 2014.
  • Source : Insee, recensements de la population et estimations de population.

Définitions


Immigré :

selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l’Intégration, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. Les personnes nées françaises à l’étranger et vivant en France ne sont donc pas comptabilisées. À l’inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers. Les populations étrangère et immigrée ne se confondent pas totalement : un immigré n’est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient français par acquisition. C’est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d’un immigré.


Étranger :

un étranger est une personne qui réside en France et ne possède pas la nationalité française, soit qu'elle possède une autre nationalité (à titre exclusif), soit qu'elle n'en ait aucune (c'est le cas des personnes apatrides). Les personnes de nationalité française possédant une autre nationalité (ou plusieurs) sont considérées en France comme françaises. Un étranger n'est pas forcément immigré, il peut être né en France (les mineurs notamment).


Remarque :

A la différence de celle d'immigré, la qualité d'étranger ne perdure pas toujours tout au long de la vie : on peut, sous réserve que la législation en vigueur le permette, devenir français par acquisition.


Taux d'activité :

le taux d'activité est le rapport entre le nombre d'actifs (personnes en emploi et chômeurs) et l'ensemble de la population correspondante.


Taux d'emploi :

rapport entre le nombre de personnes en emploi et le nombre total de personnes.


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Indicateur conjoncturel de fécondité / Somme des naissances réduites :

l'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

Quelle est la situation des immigrés face à l'emploi ?

En 2020, parmi les personnes de 15 à 64 ans, 79 % des hommes immigrés sont actifs, c'est-à-dire qu'ils occupent un emploi ou en cherchent un. Cette proportion est proche de celle observée parmi les hommes non-immigrés (74 %). Chez les femmes, les écarts sont plus marqués : le taux d'activité des femmes immigrées est de 58 % contre 69 % pour les non-immigrées.

La proportion d'hommes occupant un emploi est similaire parmi les immigrés et les non-immigrés (70 % et 68 %). Pour les femmes, le taux d'emploi est de 50 % parmi les immigrées contre 64 % parmi les non-immigrées. La répartition des postes occupés par les immigrés et non immigrés est globalement semblable, cependant les immigrés occupent plus souvent que les non-immigrés des postes d’ouvriers (29 % contre 18 %) et moins souvent ceux de professions intermédiaires (17 % contre 28 %).

Lorsqu'ils sont actifs, les immigrés rencontrent davantage de difficultés à trouver un emploi que les non-immigrés. Le taux de chômage des immigrés est de 12 % parmi les hommes et 14 % parmi les femmes, alors qu'il s'élève à respectivement 8 % et 7 % parmi les non-immigrés.

Pour plus de détails, consulter les chiffres clés sur l'activité, l'emploi et le chômage des immigrés par origine géographique en 2020.

Taux d'activité, d'emploi et de chômage selon le sexe et le statut migratoire en 2020

  • Note: les personnes non immigrées sont celles nées en France ou nées Françaises à l'étranger.
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans, France hors Mayotte.
  • Source : Enquête emploi 2020.
Quel est le profil des immigrés arrivés récemment en France ?

Parmi les immigrés arrivés en 2019, les femmes sont légèrement majoritaires (52 %). Leur proportion est plus forte parmi les immigrés originaires de Russie (66 %), de Chine (61 %), du Brésil (57 %) ou encore d’Algérie (56 %). Près de 60 % des nouveaux arrivants immigrés ont moins de 30 ans : un quart sont mineurs et un tiers sont âgés de 18 à 29 ans. Ce profil est relativement comparable selon les origines, même si les immigrés européens sont un peu plus âgés (âge moyen de 30,4 ans contre 27,9 ans pour l’ensemble des immigrés).

Les immigrés arrivés en 2019, âgés de 15 ans ou plus, ont des niveaux de diplômes plus polarisés que l’ensemble de la population, c’est-à-dire avec des proportions plus fortes de personnes sans diplôme (24 % contre 20 %) et de diplômés du supérieur (43 % contre 30 %). Les femmes immigrées sont plus diplômées que les hommes immigrés, et le niveau de diplôme des nouveaux arrivants immigrés augmente, comme dans la population générale, au fil des générations. Bien que les niveaux de diplôme soient comparables par continent d’origine, les immigrés européens ont moins fréquemment aucun diplôme (20 %) et ceux originaires d’Asie sont plus souvent diplômés du supérieur (50 %). Enfin, les personnes non-immigrées arrivant en France sont particulièrement diplômées : 70 % possèdent un diplôme du supérieur, dont 38 % de niveau bac + 5 ou plus.

Parmi les immigrés arrivés en France en 2019 et âgés de 15 ans ou plus, 32 % sont en emploi début 2020. Les hommes immigrés occupent plus souvent un emploi à leur arrivée (39 %) que les femmes (25 %). De fortes disparités s’observent également par continent d’origine. 49 % des nouveaux arrivants européens sont en emploi, contre 22 % de ceux originaires d’Afrique et d’Asie. Cette différence s’explique en partie par le fait que les Européens sont généralement un peu plus âgés, diplômés et qu’ils viennent moins fréquemment en tant qu’étudiants (14 % contre respectivement 22 % et 31 %). De même, les droits des étrangers sur le marché du travail varient selon leur origine. Les ressortissants de l’Union européenne bénéficient des mêmes droits que les personnes de nationalité française (mis à part l’accès à certains emplois dits de « souveraineté » dans les ministères régaliens), alors que les ressortissants des autres pays n’ont pas tous des titres de séjour qui leur permettent de travailler en France.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Caractéristiques des immigrés arrivés en France en 2019

en %
Caractéristiques des immigrés arrivés en France en 2019 (en %) - Lecture : en 2019, 112 000 immigrés originaires d’Afrique sont entrés en France. Parmi eux, 52 % sont des femmes et 28 % ont moins de 18 ans.
Afrique Europe Asie Amérique, Océanie Ensemble des immigrés
Femmes 52 50 52 57 52
Moins de 18 ans 28 27 22 26 26
18 à 29 ans 35 27 41 34 33
30 à 44 ans 27 24 28 27 26
45 à 64 ans 8 17 8 11 11
65 ans ou plus 2 6 1 2 3
Aucun diplôme 28 20 24 21 24
Brevet des collèges, CAP ou BEP 14 16 8 13 13
Baccalauréat ou équivalent 20 22 18 21 20
Diplôme du supérieur 39 42 50 46 43
En emploi 22 49 22 35 32
Chômeurs 27 12 16 19 19
Étudiants 22 14 31 20 21
Inactifs hors étudiants 29 26 31 27 28
Nombres d’entrées en 2019 112 000 87 000 44 000 30 000 273 000
  • Note : le diplôme et l’activité portent sur les personnes de 15 ans ou plus.
  • Lecture : en 2019, 112 000 immigrés originaires d’Afrique sont entrés en France. Parmi eux, 52 % sont des femmes et 28 % ont moins de 18 ans.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, enquête annuelle de recensement 2020.
Qui sont les descendants d'immigrés ?

Nés en France, les descendants d’immigrés n’ont pas connu eux-mêmes la migration. En 2020, 7,6 millions de descendants d’immigrés vivent en France (hors Mayotte), soit 11,4 % de la population. La moitié des descendants d’immigrés sont nés en France de deux parents immigrés. Dans 8 cas sur 10, les deux parents immigrés ont le même pays d’origine. En 2020, 54 % des descendants d’immigrés ont moins de trente ans.

L’origine des descendants d’immigrés, ainsi que leur âge, est liée à l’ancienneté des différentes vagues de migration en France. 40 % des descendants d’immigrés ont une origine européenne. Les descendants d’un parent venu d’Espagne ou d’Italie représentent 17 % de l’ensemble et sont nettement plus âgés compte tenu de l’ancienneté de l’immigration en provenance de ces deux pays. Un tiers des descendants d’immigrés sont originaires du Maghreb ; parmi ceux-ci, deux sur trois ont moins de trente ans. Entre 2010 et 2020, le nombre de descendants d’immigrés originaires d’Afrique a progressé de 3,6 % en rythme annuel (4,7 % pour l’Afrique hors Maghreb) pour atteindre, en 2020, 45 % de l’ensemble des descendants. Les flux d’immigration plus récents en provenance d’Afrique expliquent que 70 % de leurs descendants soient âgés de moins de trente ans.

En 2010, il n’y a pas d’écart de fécondité entre les femmes descendantes d’immigrés et les femmes ni immigrées ni descendantes d’immigrés, avec un indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) respectivement de 1,85 et 1,86 enfant par femme.

À caractéristiques égales, la situation sur le marché du travail des descendants d'immigrés s'améliore sensiblement par rapport aux immigrés, malgré la persistance de difficultés pour certaines origines.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Origine géographique des descendants d'immigrés en 2020 et évolution entre 2010 et 2020

Origine géographique des descendants d'immigrés en 2020 et évolution entre 2010 et 2020 - Lecture : En 2020, 3,06 millions descendants d’immigrés sont originaires d’Europe. Parmi eux, 25,9 % ont moins de 30 ans et 37,8 % ont leurs deux parents immigrés. Depuis 2010, leur nombre a diminué de 0,5 % en moyenne annuelle.
2020 Évolution des effectifs entre 2010 et 2020 (moyenne annuelle en %)
Effectifs (en milliers) Répartition des descendants (en %) Part desmoins de 30 ans (en %) Part des descendants de deux parents immigrés
Europe 3 061 40,2 25,9 37,8 -0,5
Espagne 507 6,7 9,8 35,1 -0,1
Italie 805 10,6 6,9 37,5 -0,9
Portugal 642 8,4 47,2 52,9 -0,8
Autres pays UE27 804 10,6 26,9 28,0 -0,9
Autres pays d'Europe 303 4,0 54,9 37,1 1,6
Afrique 3 447 45,2 70,4 60,6 3,6
Algérie 1 150 15,1 59,9 56,5 2,7
Maroc 979 12,8 73,1 60,8 3,3
Tunisie 391 5,1 62,1 55,2 4,5
Autres pays d'Afrique 928 12,2 83,9 67,8 4,7
Asie 828 10,9 75,4 58,3 2,9
Turquie 348 4,6 80,4 70,2 2,2
Cambodge, Laos, Vietnam 171 2,2 56,1 48,8 2,2
Chine 54 0,7 79,4 50,4 5,9
Autres pays d'Asie 255 3,4 80,8 50,0 3,8
Amérique, Océanie 283 3,7 83,4 47,0 4,7
Ensemble 7 619 100,0 53,5 50,7 1,7
  • Note : le pays d'origine est le pays de naissance du parent immigré s'il n'y en a qu'un. Lorsque les deux parents sont immigrés, on retient l'origine du père.
  • Lecture : En 2020, 3,06 millions descendants d’immigrés sont originaires d’Europe. Parmi eux, 25,9 % ont moins de 30 ans et 37,8 % ont leurs deux parents immigrés. Depuis 2010, leur nombre a diminué de 0,5 % en moyenne annuelle.
  • Champ : France hors Mayotte, descendants d'immigrés vivant en ménage ordinaire.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2010 et 2020.
Où vivent les immigrés ?

La population immigrée est davantage concentrée sur le territoire que celle des non-immigrés. Les immigrés sont essentiellement citadins, résidant majoritairement dans les grands pôles urbains (8 immigrés sur 10, contre 6 non-immigrés sur 10). 38 % des immigrés habitent dans l’aire urbaine de Paris, contre 17 % des non-immigrés. La concentration géographique des populations immigrées évolue peu au fil des années.

La répartition territoriale de la population immigrée est le résultat de plusieurs vagues d’immigration, notamment vers le sud-ouest de la France et les zones urbanisées et industrialisées des années 1960.

Les immigrés arrivés en France depuis moins de cinq ans s'installent dans les lieux où résident déjà les immigrés des vagues plus anciennes.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Comment se situe la France par rapport aux autres pays de l'Union européenne ?

En 2020, sur les 447,3 millions d’habitants des 27 pays de l’Union européenne (UE27), 36,6 millions sont étrangers et 54,5 millions sont nés dans un pays étranger, soit respectivement 8,2 % et 12,2 % de la population. Avec 7,6 % d'étrangers et 12,7 % de personnes nées à l'étranger, la France se situe ainsi dans la moyenne européenne.

Le Luxembourg est le pays de l'UE27 qui compte proportionnellement le plus d’étrangers, puisqu'ils composent 47 % de sa population. Toutefois, 81 % d'entre eux sont ressortissants d’un autre pays de l'UE27. Inversement, les étrangers représentent moins de 2 % de la population en Roumanie, en Pologne, en Slovaquie et en Bulgarie. La proportion de personnes nées à l'étranger et de celles de nationalité étrangère sont généralement liées, mais elles varient fortement selon les pays. Elles dépendent à la fois des règles de naturalisation, de la taille et de l'histoire de chaque pays (anciens pays du bloc soviétique, histoire coloniale, anciennes fédérations etc.). Au niveau européen, on compte en moyenne 1,5 personnes nées à l'étranger pour un étranger, contre 6 en Croatie et 0,9 en Tchéquie. Avec un rapport de 1,7, la France se situe légèrement au dessus de la moyenne européenne.

Avec 10,4 millions de personnes, l’Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre d’étrangers. Parmi eux, 42 % sont ressortissants d'un autre pays de l'UE27. L'Espagne, la France et l'Italie accueillent un nombre similaire d'étrangers (environ 5 millions) mais ces derniers sont moins souvent ressortissants de l'UE27 (environ 30%)

Pour plus de détails, consulter la publication.

Population étrangère et née à l’étranger dans les pays de l’Union Européenne (UE27), en % de la population

Population étrangère et née à l’étranger dans les pays de l’Union Européenne (UE27), en % de la population
Proportion de personnes nées à l’étranger Proportion d’étrangers
Luxembourg 48,2 47,4
Malte 23,1 20,1
Chypre 21,6 18,1
Autriche 19,8 16,7
Estonie 14,9 15,1
Lettonie 12,4 13,7
Irlande 17,6 13,0
Belgique 17,6 12,6
Allemagne 18,1 12,5
Espagne 14,8 11,0
Danemark 12,3 9,2
Suède 19,5 9,1
Grèce 12,6 8,5
Italie 10,3 8,4
Total UE27 12,2 8,2
France 12,7 7,6
Slovénie 13,4 7,5
Pays-Bas 13,8 6,8
Portugal 10,6 5,7
Tchéquie 5,0 5,5
Finlande 7,1 4,8
Lituanie 5,5 2,4
Croatie 13,2 2,2
Hongrie 6,1 2,0
Bulgarie 2,7 1,7
Slovaquie 3,6 1,4
Pologne 2,2 0,9
Roumanie 3,7 0,7
  • Champ : Union Européenne à 27. Population au 1er janvier 2020.
  • Source : Eurostat, extraction mai 2021.

Population étrangère et née à l’étranger dans les pays de l’Union Européenne (UE27), en % de la population

  • Champ : Union Européenne à 27. Population au 1er janvier 2020.
  • Source : Eurostat, extraction mai 2021.
Quelle est la fécondité des femmes immigrées ?

En 2017, près d’une naissance sur cinq (19 %) est de mère immigrée. Cette proportion est plus élevée que la part des femmes immigrées parmi la population féminine de 15 à 50 ans (12 %, cette proportion variant de 4 % à 16 % selon les âges).

En 2016, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) des immigrées est de 2,72 enfants par femme et celui des non immigrées de 1,79 enfant par femme, soit un écart de 0,93 enfant par femme. L’ICF total des femmes, immigrées ou non, est de 1,91 enfant par femme. Sans les immigrées, le niveau de la fécondité en France en 2016 serait donc inférieur de 0,12 enfant par femme (1,91 moins 1,79).

La fécondité des immigrées varie selon le pays de naissance. Avec environ 3,5 enfants par femme en 2014, les immigrées originaires du Maghreb ont la fécondité la plus élevée. Celle des immigrées nées en Afrique subsaharienne ou en Turquie avoisine trois enfants. La fécondité des immigrées nées en Europe ou dans les autres régions du monde se rapproche de la moyenne nationale, environ 2 enfants par femme.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Fécondité des immigrées selon leur pays de naissance (2014)

  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : Insee, Recensement de la population 2015.

1. Comment l'Insee mesure-t-il le nombre d'immigrés et d'étrangers ?

Le nombre d’immigrés et le nombre d’étrangers sont connus par le recensement de la population. Tous les types d'habitation sont recensés (ménages ordinaires, foyers, résidences collectives, lieux de privation de liberté, habitations mobiles, sans-abri, etc.). Le bulletin indivuel de recensement interroge les personnes sur leur pays de naissance et leur nationalité actuelle. Pour les personnes ayant acquis la nationalité française, il leur est demandé leur nationalité de naissance.

Les immigrés sont les personnes recensées qui ont indiqué un pays de naissance étranger et une nationalité étrangère ou qui ont acquis la nationalité française. Les étrangers sont les personnes recensées qui ont indiqué une nationalité étrangère.

Les résultats définitifs du recensement ne sont connus que 42 mois après la date de référence. Pour fournir des informations plus récentes, des estimations de populations sont effectuées. La population totale et sa répartition par sexe et âge sont tout d'abord estimées selon la méthode du bilan démographique. Les effectifs de chaque sous-groupe sont ensuite déduits de la structure des enquêtes annuelles de recensement. Ces estimations sont provisoires et ne permettent pas de calculer des évolutions d'une année sur l'autre.

2. Comment l'Insee mesure-t-il les entrées en France ?

Pour savoir combien de personnes sont entrées en France une année N, l'Insee utilise l’enquête annuelle de recensement qui se déroule au début de l'année N+1. Les personnes nées à l’étranger sont interrogées sur la date de leur arrivée en France. Si une personne déclare être arrivée en l'année N, ou si elle déclare qu’elle résidait à l’étranger au 1er janvier de l'année N, elle est comptabilisée dans les entrées de l’année N.

Sont également comptabilisées dans les entrées de l’année N les personnes nées en France qui reviennent cette année après un séjour à l’étranger. C’est leur lieu de résidence à l’étranger au 1er janvier de l'année N qui permet de les repérer.

3. Les immigrés clandestins sont-ils pris en compte ?

Le recensement de la population comptabilise tous les habitants. Il comptabilise donc les clandestins comme toute autre personne résidant en France, mais ne les identifie pas en tant que tels. L'agent recenseur ne demande jamais de pièce d'identité à la personne recensée.

4. Quelles sont les limites de ces mesures ?

Le recensement est une source déclarative et des informations, comme la date d'arrivée en France ou le pays de résidence antérieure, peuvent être soumises à des biais de déclaration ou de mémoire.

Les résultats définitifs du recensement ne sont connus que 42 mois après la date de référence. Pour fournir des informations plus récentes, des estimations de populations sont effectuées. La population totale et sa répartition par sexe et âge sont tout d'abord estimées selon la méthode du bilan démographique. Les effectifs de chaque sous-groupe sont ensuite déduits de la structure des enquêtes annuelles de recensement. Ces estimations sont provisoires et ne permettent pas de calculer des évolutions d'une année sur l'autre.