Insee Conjoncture GuadeloupeUne conjoncture économique favorableNote de conjoncture régionale - 3ᵉ trimestre 2019

Béatrice Céleste, Floraline Cratère, Marion Lauvaux (Insee)

En Guadeloupe, au 3e trimestre 2019, les indicateurs économiques sont en demie-teinte. L’emploi salarié augmente porté par le dynamisme du secteur privé, notamment dans la construction, l’industrie ou les services marchands. Les emplois dans les services non marchands sont, eux, en baisse par rapport au trimestre précédent. Cette croissance des créations d’emplois est liée à celle, plus marquée, des créations d’entreprises. La construction de logements ainsi que leurs mises en chantier poursuivent une tendance à la baisse. Enfin, la fréquentation hôtelière, suit également une tendance à la baisse par rapport à la même période l’année précédente et ceci dans toutes les catégories

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 08
Paru le : Paru le 13/01/2020
Béatrice Céleste, Floraline Cratère, Marion Lauvaux (Insee)
Insee Conjoncture Guadeloupe  No 08 - Janvier 2020

Le secteur privé dynamise la croissance de l’emploi

En Guadeloupe, les effectifs salariés augmentent au troisième trimestre 2019 mais à un rythme moins soutenu que précédemment (+ 0,2 % après + 0,7 %). La hausse s’explique par le dynamisme de l’emploi salarié privé (+ 0,8 %), atténuée par les suppressions d’emploi dans le secteur public (– 0,8 %).

Néanmoins, sur un an, l'emploi affiche une croissance plus élevée (+ 2,6 %), également portée par le secteur privé. Avec 3 000 emplois supplémentaires, l’effectif salarié s’établit à 121 000 au troisième trimestre 2019 en Guadeloupe.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié augmente de 0,2 % sur le trimestre et de 1,0 % sur un an. Cette hausse repose également sur les créations d’emploi dans le secteur privé.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Guadeloupe Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Guadeloupe Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,07 100,19 99,57 100,25
T2 2011 100,37 100,29 100,19 100,39
T3 2011 100,8 100,25 100,76 100,41
T4 2011 99,76 100,3 99,55 100,43
T1 2012 99,44 100,31 98,88 100,38
T2 2012 100,41 100,28 100,27 100,31
T3 2012 98,65 100,14 97,67 100,07
T4 2012 99 100,03 97,8 99,95
T1 2013 100,06 100,02 99,3 99,9
T2 2013 100,03 99,91 98,95 99,64
T3 2013 97,76 100,08 95,69 99,8
T4 2013 98,11 100,37 95,38 99,95
T1 2014 98,72 100,41 95,59 99,89
T2 2014 98,05 100,43 94,98 99,93
T3 2014 97,23 100,32 93,9 99,76
T4 2014 97,78 100,43 94,31 99,82
T1 2015 97,67 100,37 94,59 99,77
T2 2015 97,33 100,61 93,69 99,98
T3 2015 98,25 100,68 94,67 100,1
T4 2015 98,66 100,88 94,55 100,34
T1 2016 99,48 101,04 95,1 100,53
T2 2016 98,74 101,31 94,32 100,83
T3 2016 98,23 101,57 93,8 101,12
T4 2016 98 101,7 93,58 101,25
T1 2017 97,97 102,1 93,23 101,71
T2 2017 98,84 102,44 94,5 102,11
T3 2017 98,03 102,67 93,48 102,49
T4 2017 98,57 103,05 94,8 103,01
T1 2018 99,76 103,26 95,94 103,27
T2 2018 99,86 103,32 96,23 103,42
T3 2018 100,18 103,45 97,2 103,58
T4 2018 101,21 103,7 98,38 103,88
T1 2019 101,82 104,11 98,84 104,4
T2 2019 102,55 104,33 99,87 104,63
T3 2019 102,77 104,51 100,66 104,81
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le secteur tertiaire marchand poursuit sa hausse

Au troisième trimestre 2019, l’emploi dans le secteur tertiaire marchand hors intérim continue sa progression en Guadeloupe. Au troisième trimestre, les effectifs salariés dans ce secteur progressent de 1,4 % et de 4,5 % sur un an.

Les effectifs salariés dans ce secteur progressent de 1,4 % au troisième trimestre et davantage sur un an (+ 4,5 %). Cette croissance est portée essentiellement par les activités de soutien aux entreprises et l’hébergement-restauration (respectivement + 3,5 % et + 2,4 % par rapport au deuxième trimestre 2019). Fin septembre 2019, le secteur tertiaire marchand hors intérim regroupe deux emplois salariés sur cinq en Guadeloupe soit 50 000 emplois.

Le secteur de la construction poursuit sa dynamique entamée depuis 2017, gagnant ainsi 1 000 emplois en deux ans. L’emploi progresse ainsi de 2,5 % au troisième trimestre et de 7,9 % sur un an. Avec un effectif salarié de 5 750 au troisième trimestre, l’emploi dans la construction retrouve un niveau comparable à celui de 2013.

L’industrie guadeloupéenne reste dynamique au troisième trimestre (+ 0,9 % après + 0,7 %), stimulée par l’industrie agro-alimentaire. La croissance sur un an reste à un niveau élevé (+ 7,2 %). Ce secteur regroupe ainsi 9 500 emplois salariés au troisième trimestre 2019.

L’emploi dans les services non marchands est en baisse (– 0,7 %) par rapport au trimestre précédent. Les effectifs salariés restent néanmoins stables sur un an. Ce secteur regroupe 43,3 % des effectifs salariés en Guadeloupe, soit 52 300 emplois.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 101,56 103 99,59 100,61
T2 2011 99,19 102,85 99,83 100,15
T3 2011 100,61 101,84 100,41 100,99
T4 2011 99,38 100,51 98,72 100,35
T1 2012 100,05 102,49 98,31 100,32
T2 2012 99,06 104,7 99,69 100,44
T3 2012 95,61 99,79 97,52 99,76
T4 2012 95,35 100,39 97,54 100,69
T1 2013 98,2 106,41 98,31 100,4
T2 2013 100,66 104,15 98,19 100,96
T3 2013 90,66 98,95 94,91 100,65
T4 2013 90,37 98,05 94,62 102,08
T1 2014 91,02 99,59 95,04 102,74
T2 2014 88,62 99,87 94,68 102,17
T3 2014 85,29 97,85 93,58 101,8
T4 2014 83,97 97,62 93,95 103,01
T1 2015 83,97 101,45 94,02 102,14
T2 2015 83,5 101,14 92,93 102,34
T3 2015 83,76 97,88 94,63 103,29
T4 2015 83,06 98,04 94,58 103,99
T1 2016 83,01 102,33 95,27 103,99
T2 2016 83,9 100,47 94,49 103,73
T3 2016 80,92 96,94 93,93 103,64
T4 2016 79,61 96,02 94,17 103,32
T1 2017 75,21 95,88 94,31 103,72
T2 2017 74,86 98,45 95,7 103,84
T3 2017 74,21 98,4 94,84 103,33
T4 2017 76,83 101,86 95,51 102,44
T1 2018 81,08 103,91 96,47 103,36
T2 2018 81,97 104,66 96,79 103,33
T3 2018 83,28 107 96,99 102,76
T4 2018 83,42 111,15 98,1 103,39
T1 2019 85,92 112,87 99,09 103,58
T2 2019 87,67 113,68 99,97 103,52
T3 2019 89,84 114,67 101,34 102,77
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Forte baisse du recours à l’intérim

En Guadeloupe, le secteur intérimaire connaît une chute d’effectifs au troisième trimestre 2019 : – 10,1 % après une hausse exceptionnelle de 15,4 % au deuxième trimestre. Le secteur compte 2 100 contrats d’intérim à la fin du mois de septembre 2019. Cette baisse pourrait être mise en lien avec une pérennisation des emplois dans le secteur tertiaire marchand. Malgré, une évolution en dent de scie, le nombre d’emplois intérimaires dans ce secteur suit une tendance haussière depuis fin 2011.

Au troisième trimestre 2019, l’emploi intérimaire recule de 0,4 % en France (hors Mayotte) comme au deuxième trimestre. Sur un an, le nombre de contrats d’intérim est également en baisse (– 1,0 %).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Guadeloupe France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 70,29 101,11
T2 2011 118,58 101,55
T3 2011 94,39 100,12
T4 2011 104,6 99,38
T1 2012 71,76 94,99
T2 2012 99,36 91,98
T3 2012 100 88,02
T4 2012 87,12 85,39
T1 2013 112,97 88,19
T2 2013 99,36 87,15
T3 2013 116,84 89,8
T4 2013 101,56 90,29
T1 2014 105,06 89,36
T2 2014 88,5 91,18
T3 2014 106,16 88,92
T4 2014 106,53 90,06
T1 2015 104,23 89,79
T2 2015 106,16 93,4
T3 2015 110,95 97,02
T4 2015 126,31 99,41
T1 2016 150,14 99,34
T2 2016 129,53 102,2
T3 2016 142,41 105,56
T4 2016 138,91 110,36
T1 2017 137,99 115,52
T2 2017 150,41 120,32
T3 2017 141,49 124,38
T4 2017 180,04 130,06
T1 2018 178,56 129,69
T2 2018 169,37 127,92
T3 2018 198,16 127,83
T4 2018 195,4 125,59
T1 2019 184,54 127,47
T2 2019 212,97 127,02
T3 2019 191,63 126,55
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi est aussi en hausse en Martinique et en Guyane

En Martinique, les effectifs salariés repartent à la hausse au troisième trimestre 2019 (+ 0,3 %). L’emploi est dynamique dans la construction (+ 2,2 %), l’industrie (+ 0,6 %) et les services non marchands (+ 0,5 %). Cette croissance est modérée par les suppressions d’emploidans l’intérim (– 1,8 %) et dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (– 0,1 %). Au troisième trimestre 2019, l’effectif salarié s’établit ainsi à 124 800 en Martinique.

En Guyane, l’emploi salarié augmente de 1,1 % au troisième trimestre 2019. Hormis l’intérim, tous les secteurs sont orientés à la hausse. Les effectifs salariés progressent ainsi dans la construction (+ 3,4 %), dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (+ 1,5 %), dans l’industrie (+ 1,3 %) et dans les services non marchands (+ 0,8 %). Le nombre de contrats intérimaires est en baisse de 1,3 %. Au troisième trimestre 2019, l’effectif salarié s’établit à 55 300 en Guyane.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2019T2 2019T3
Guadeloupe 0,72 0,22
Martinique -0,02 0,28
Guyane 1,31 1,12
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement : emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

Le nombre de logements autorisés à la construction continue de baisser

À la fin du troisième trimestre, les perspectives de construction de logements neufs sont encore orientées à la baisse. Entre octobre 2018 et septembre 2019, 2 800 permis de construire ont été délivrés dans la région.

Ce cumul sur douze mois est en recul par rapport à celui du trimestre précédent (– 9,7 %). Il est en nette baisse sur un an en Guadeloupe (– 17,6 %) et nettement moins en France hors Mayotte (– 6,1 %).

L’activité de mise en chantier de logements est en baisse au troisième trimestre 2019. D’octobre 2018 à septembre 2019, le nombre de logements commencés recule par rapport au trimestre précédent (– 3,4 %). Ce cumul est également en baisse sur un an (– 9,7 %). Cette baisse s’explique par la diminution des permis de construire délivrés dans la région au premier semestre 2019. En revanche, l’encours des logements mis en chantier au niveau national augmente légèrement (+ 0,4 %) mais reste à la baisse sur un an (– 2,9 %).

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Guadeloupe France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 106,67 101,59
févr. 2011 108,89 101,8
mars 2011 106,67 101,24
avril 2011 106,67 101,05
mai 2011 104,44 102,66
juin 2011 104,44 102,92
juil. 2011 97,78 103,1
août 2011 95,56 104,3
sept. 2011 95,56 105,87
oct. 2011 100 106,54
nov. 2011 93,33 107,57
déc. 2011 86,67 108,66
janv. 2012 80 108,45
févr. 2012 82,22 108,64
mars 2012 95,56 108,6
avril 2012 95,56 109,06
mai 2012 95,56 107,66
juin 2012 91,11 107,15
juil. 2012 91,11 106,38
août 2012 88,89 106,57
sept. 2012 91,11 104,34
oct. 2012 88,89 103,84
nov. 2012 91,11 102,77
déc. 2012 93,33 100,96
janv. 2013 93,33 101,07
févr. 2013 91,11 102,54
mars 2013 77,78 102,87
avril 2013 77,78 101,17
mai 2013 77,78 99,22
juin 2013 77,78 97,5
juil. 2013 84,44 95,53
août 2013 86,67 92,45
sept. 2013 86,67 90,96
oct. 2013 84,44 90,37
nov. 2013 80 89,57
déc. 2013 80 88,67
janv. 2014 82,22 86,6
févr. 2014 84,44 83,57
mars 2014 86,67 82,65
avril 2014 84,44 81,41
mai 2014 84,44 81,41
juin 2014 88,89 81,48
juil. 2014 93,33 81,85
août 2014 97,78 81,62
sept. 2014 91,11 81,75
oct. 2014 88,89 80,85
nov. 2014 88,89 79,9
déc. 2014 88,89 79,8
janv. 2015 82,22 79,55
févr. 2015 77,78 79,02
mars 2015 75,56 78,12
avril 2015 75,56 79,09
mai 2015 77,78 78,56
juin 2015 71,11 79,44
juil. 2015 62,22 79,27
août 2015 55,56 80,22
sept. 2015 53,33 81,08
oct. 2015 55,56 81,73
nov. 2015 55,56 83,7
déc. 2015 60 84,94
janv. 2016 62,22 85,27
févr. 2016 62,22 86,76
mars 2016 62,22 87,08
avril 2016 62,22 88,06
mai 2016 64,44 90,06
juin 2016 68,89 90,46
juil. 2016 71,11 91,42
août 2016 75,56 92,51
sept. 2016 75,56 94,67
oct. 2016 73,33 95,36
nov. 2016 77,78 96,27
déc. 2016 75,56 97,34
janv. 2017 80 98,03
févr. 2017 80 98,17
mars 2017 82,22 100,29
avril 2017 82,22 100,15
mai 2017 82,22 100,94
juin 2017 84,44 102,01
juil. 2017 82,22 103,38
août 2017 82,22 103,75
sept. 2017 80 103,99
oct. 2017 80 104,41
nov. 2017 77,78 103,46
déc. 2017 75,56 103,19
janv. 2018 75,56 103,34
févr. 2018 75,56 103,9
mars 2018 75,56 102,52
avril 2018 77,78 102,48
mai 2018 75,56 102,18
juin 2018 73,33 100,76
juil. 2018 75,56 99,37
août 2018 71,11 98,95
sept. 2018 75,56 98,01
oct. 2018 73,33 97,84
nov. 2018 73,33 97,67
déc. 2018 73,33 96,33
janv. 2019 71,11 96,04
févr. 2019 75,56 94,67
mars 2019 73,33 94,11
avril 2019 71,11 94,46
mai 2019 71,11 93,87
juin 2019 68,89 93,71
juil. 2019 64,44 94,13
août 2019 64,44 93,25
sept. 2019 62,22 92,07
oct. 2019 64,44 92,8
nov. 2019 64,44 92,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Au 3e trimestre 2019, la baisse de la fréquentation touristique se poursuit

En Guadeloupe, avec 221 000 nuitées, la fréquentation des hôtels, classés ou non, diminue de 12,0 % au troisième trimestre 2019 par rapport à la même période en 2018. Ces résultats s’opposent aux hausses constatées en 2018 et 2017 (respectivement + 11,5 % et + 2,3 %).

Toutes les catégories d’hôtel sont concernées par cette morosité, en particulier les hôtels de haute et de moyenne gamme (respectivement – 17,0 % et – 11,5 %). La baisse est moindre dans les établissements d’entrée de gamme (– 3,2 %). Ce recul de la fréquentation des hôtels pourrait être attribué, en partie, au développement de l’offre d’hébergements sur le territoire (locations saisonnières, plateformes de réservation en ligne, familles…). Néanmoins, le nombre de passagers à l’aéroport (hors transit) diminue de 0,8 % en glissement annuel.

La fréquentation hôtelière des touristes ne résidant pas en France ou dans les DOM baisse fortement (– 37,5 %). Habituellement portée sur le haut de gamme, cette clientèle a réduit sa fréquentation de 65,0 % dans ce type d’établissement au troisième trimestre. La fréquentation des touristes résidents diminue également mais dans une moindre mesure (– 8,0 %).

Le taux d’occupation (49,0 %) diminue de 4,1 points par rapport au troisième trimestre 2018, après 54,5 % au trimestre précédent. Cette évolution s’explique par une baisse du nombre de chambres occupées (– 7,3 %) couplée à une offre de chambres offertes en légère augmentation (+ 0,6 %).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Guadeloupe France entière
T4 2011 100 100
T1 2012 100,31 100,42
T2 2012 99,85 100,07
T3 2012 99,84 99,79
T4 2012 99,6 99,89
T1 2013 99,17 99,78
T2 2013 98,79 99,65
T3 2013 97,64 99,61
T4 2013 97,12 99,43
T1 2014 94,62 98,91
T2 2014 92,2 98,9
T3 2014 90,05 98,87
T4 2014 87,97 99,15
T1 2015 86,8 99,45
T2 2015 86,82 99,65
T3 2015 86,24 100,15
T4 2015 86,44 99,42
T1 2016 87,04 99,8
T2 2016 85 98,87
T3 2016 87,38 97,67
T4 2016 90,63 98,72
T1 2017 97,39 99,31
T2 2017 104,6 100,94
T3 2017 107,84 102,67
T4 2017 110,68 103,8
T1 2018 113,84 104,78
T2 2018 114,38 105,17
T3 2018 116,08 105,84
T4 2018 115,88 106,17
T1 2019 112,95 105,99
T2 2019 110,36 106,66
T3 2019 107,68 106,77
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.
Avertissement

Fréquentation touristique - Révision des séries concernant les hôtels à compter du 1er janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions (en savoir plus).

Rebond de la création d’entreprises au 3e trimestre

Au troisième trimestre 2019, 1 325 entreprises ont été créées. Les créations d’entreprises suivent une tendance haussière depuis début 2017 et augmentent de 5,0 % par rapport au deuxième trimestre 2019. Les immatriculations hors micro-entrepreneurs sont en hausse également mais à un rythme moins soutenu (+ 1,2 %). Le micro-entrepreneuriat est à l’origine d’une création d’entreprise sur cinq.

Le secteur tertiaire regroupe quatre créations d’entreprises sur cinq. Le secteur des services rassemble à lui seul plus de la moitié des immatriculations. Celles-ci augmentent de 8,0 % ce trimestre alors que le secteur du commerce, transport et hébergement-restauration est en repli ( – 2,8 %). Les créations dans le secteur de la construction sont en forte hausse (20,5 %). En revanche, celles de l’industrie régressent de 2,0 %.

Sur un an, la hausse du nombre de créations d’entreprises est importante (+ 11,1 %). Hors micro-entrepreneurs, la création est moins dynamique ( + 5,8 %). Cette hausse est visible dans tous les secteurs sauf le secteur du commerce, transport et hébergement-restauration (– 5,1 %). Le secteur secondaire est très dynamique : + 34,2 % pour la construction et + 25,6 % pour l’industrie. Le secteur des services tire également le nombre de créations à la hausse avec + 15,7 %. Sur un an, la dynamique entrepreneuriale reste meilleure à l’échelle nationale (+ 19,8 %, dont + 14,7 % pour les seules créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs). En Martinique, l’évolution des créations a explosé sur un an (+ 41,1 %). En Guyane, la dynamique est moindre (+ 7,2 %).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Guadeloupe hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Guadeloupe y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,79 99,22 108,42 91,61
T2 2011 102,44 98,31 122,56 91,9
T3 2011 89,59 99,01 110,17 91,77
T4 2011 84,94 99,04 105,24 92,68
T1 2012 92,14 94,78 113,5 94,07
T2 2012 75,3 91,65 97,7 91,79
T3 2012 75,97 92,2 91,5 91,47
T4 2012 77,85 93,15 95 89,93
T1 2013 74,2 100,2 91,58 90,71
T2 2013 79,51 101,2 91,5 90,09
T3 2013 80,73 101,64 88,8 89,37
T4 2013 69,1 104,08 79,03 91,65
T1 2014 76,97 103,7 85,78 92,21
T2 2014 73,64 103,21 77,05 91,82
T3 2014 72,76 101,93 77,36 93,11
T4 2014 80,73 103,47 89,67 93,41
T1 2015 82,61 111,01 84,59 87,71
T2 2015 82,72 115,48 75,38 87,28
T3 2015 89,59 118,22 79,98 87,91
T4 2015 88,82 120,38 84,35 89,44
T1 2016 96,46 122,71 85,7 90,92
T2 2016 92,8 127,97 83,48 95,17
T3 2016 94,68 130,02 82,53 92,1
T4 2016 85,94 126,89 73,87 92,09
T1 2017 95,35 130,04 84,83 95,3
T2 2017 100,66 130,81 85,46 94,94
T3 2017 94,02 135,46 84,35 99,45
T4 2017 102,99 142,15 94,76 107,32
T1 2018 110,63 143,59 95,87 111,52
T2 2018 113,73 149 98,01 115,52
T3 2018 108,19 147,66 94,76 115,71
T4 2018 115,17 151,03 103,89 121,83
T1 2019 117,72 156,95 108,18 131,96
T2 2019 113,18 160,83 100,24 133,23
T3 2019 114,51 169,41 105,24 138,63
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Encadré 1 : contexte national - La croissance française garde son rythme, portée par la demande intérieure

Au troisième trimestre 2019, la croissance française s’est de nouveau établie à + 0,3 %, portée par l’investissement des entreprises, notamment en services, et par la consommation des ménages, du fait de gains élevés de pouvoir d’achat en début d’année. Le commerce extérieur a quant à lui pesé une nouvelle fois sur la croissance.

D’ici la mi-2020, la croissance française serait comprise entre + 0,2 % et + 0,3 % par trimestre, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. La consommation des ménages garderait un rythme régulier, l’investissement des entreprises ralentirait tout en restant dynamique, tandis que le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 et l’acquis de croissance s’élèverait à + 0,9 % mi-2020. Le chômage poursuivrait sa baisse progressive pour atteindre 8,2 % à l’horizon de prévision.

Encadré 2 : contexte international - La crainte d’un retournement conjoncturel global s’atténue

L’année 2019 aura été marquée par les nombreuses incertitudes qui ont pesé sur la croissance mondiale. Les difficultés du secteur automobile et le ralentissement de l’économie chinoise ont par exemple contribué au ralentissement global. Mais certaines incertitudes qui ont pénalisé jusqu’ici le commerce international semblent se réduire un peu : la perspective d’un Brexit sans accord paraît s’éloigner et les signes d’apaisement dans la guerre commerciale sino-américaine laissent attendre un rebond du commerce mondial. Par ailleurs, les mesures budgétaires contribueraient à soutenir l’activité en zone euro.

Pour comprendre

Les emplois intérimaires sont comptabilisés du point de vue de l’établissement de travail temporaire dont dépend le salarié, et non du point de vue de l’établissement utilisateur. Par conséquent, l’intérim est comptabilisé dans le secteur tertiaire marchand, quel que soit le secteur d’activité de l’établissement utilisateur.

Définitions


Le régime du micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) s’applique aux personnes physiques qui créent, ou possèdent déjà, une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale (hormis certaines activités exclues), à titre principal ou complémentaire.


Résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est en France.


Non résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est à l’étranger.