Données sur les quartiers de la politique de la ville (QPV)

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 13/10/2022
- Octobre 2022

Ce produit propose un ensemble de données sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville définis par le Ouvrir dans un nouvel ongletdécret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

Les populations de ces quartiers ainsi que les populations communales vivant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont téléchargeables sous forme de bases de données (Population).

Les autres données sont également téléchargeables sous forme de bases de données :
- issues de différentes sources de données (Données par source) ;
- contenant une sélection des principaux indicateurs regroupés par thématique (Données par thématique).
Ces éléments sont également proposés sous forme de fiches thématiques par quartier (Fiches thématiques).
Vous pouvez retrouver les indicateurs par thématique dans un rapport synthétique pour tous les quartiers prioritaires de la politique de la ville sur le site Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques locales.

Sommaire

Revenus, pauvreté et niveau de vie en 2019Quartiers de la politique de la ville 2015

Bases de données

Paru le : 15/02/2022

Ces bases fournissent des indicateurs sur la structure et la distribution des revenus déclarés et des revenus disponibles, ainsi que les taux de pauvreté et de bas revenus pour les quartiers de la politique de la ville.

Les résultats portent sur les quartiers prioritaires de la France métropolitaine, de la Martinique et de La Réunion.

Les indicateurs sont soumis au secret statistique pour garantir la confidentialité des données.

En complément des données, les bases comprennent la description des variables et une documentation sur la source.

Avertissement : il est conseillé d’interpréter avec prudence les évolutions de revenus ou de pauvreté à l’échelon local.

Les évolutions des indicateurs de revenu issus de Filosofi sont à interpréter avec précaution, particulièrement entre deux années proches. Certains changements dans la législation fiscale et sociale, ou une baisse dans la qualité des sources mobilisées, peuvent expliquer ces évolutions, et rendre ainsi leur analyse plus complexe. Pour le millésime 2019, les précautions à prendre sont plus importantes que pour les millésimes précédents. Les revenus exceptionnels perçus en 2019, au titre des mesures d’urgence économique et sociale (exonération des heures supplémentaires et prime exceptionnelle de pouvoir d’achat), ne sont que partiellement pris en compte dans le revenu disponible. De ce fait, les données de Filosofi peuvent parfois présenter des divergences importantes avec celles de l’enquête Revenus Fiscaux et Sociaux, source nationale de référence qui les prend en compte.

En 2019, les changements à prendre en compte sont :

  • la mise en place du prélèvement à la source (PAS) : l’impôt retenu est désormais celui calculé avec les revenus perçus pendant l’année de référence. Ainsi, pour le calcul des niveaux de vie, les données Filosofi du millésime 2019 prennent en compte l’impôt calculé sur les revenus perçus en 2019, et non plus celui calculé à partir des revenus de l’année précédente. Si le PAS modifie le calendrier de paiement de l’impôt sur le revenu, les tranches du barème d’imposition restant inchangées, il a peu d’impact sur les indicateurs.
  • la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, ou PEPA (2 Mds d’euros) et les heures supplémentaires exonérées (13 Mds d’euros) : ces revenus peu ou pas déclarés par les contribuables échappent à Filosofi (environ 2 % des salaires). Une estimation nationale, réalisée dans l’Enquête Revenus Fiscaux et Sociaux (ERFS), indique que ces suppléments de revenus, s’ils avaient été couverts par les sources fiscales supplémentaires, auraient eu pour impact d’augmenter de façon sensible tous les déciles de niveau de vie. Le niveau de vie médian augmente de 2,6 % dans l’ERFS en 2019, alors qu’il est quasi stable dans Filosofi (- 0,2%). Sans tenir compte de la PEPA et des heures supplémentaires, le niveau de vie médian aurait augmenté de 0,8 % dans l’ERFS. L’amélioration du report sur les déclarations fiscales de ces mesures pour le prochain millésime de revenu restera, selon la DGFiP, très marginale ; le même problème devrait donc se retrouver pour la diffusion du millésime 2020 de Filosofi.
  • L’analyse des données au niveau national et départemental issues des Déclarations Sociales Nominatives (DSN), conduit aux constats suivants : ces heures supplémentaires n’ont pas été versées de façon homogène par les entreprises à leurs salariés. Elles ont surtout concerné certains secteurs d’activité et catégories socio-professionnelles. Les secteurs les plus concernés sont l’hébergement et la restauration, les transports et entreposage, la construction, le commerce et la réparation automobile, les activités scientifiques et techniques, etc..., tandis que les catégories socio-professionnelles les plus concernées sont les ouvriers, les employés et les professions intermédiaires. Ainsi, l’impact des heures supplémentaires et de la PEPA peut varier d’un territoire à l’autre en fonction de ses caractéristiques en termes de secteurs d’activité et de catégorie socio-professionnelle.
  • la prime d’activité versée aux travailleurs modestes a été élargie et son montant a fortement augmenté. En 2019, 18 % des ménages bénéficient de la prime d’activité contre 13 % en 2018.
  • le taux de contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus de remplacement a été rétabli à 6,6 % pour la moitié des retraités concernés par la hausse de ce même taux en 2018 (+ 1,7 point).
  • la baisse de la qualité du fichier de la taxe d’habitation, qui tend notamment à diminuer le nombre de ménages dans le champ de Filosofi, se poursuit. Cette diminution est plus que compensée par la mise en place de la déclaration tacite, qui permet aux ménages avec un profil de revenus réguliers, de ne plus avoir à remplir de déclaration. Cette mesure s’est traduite dans les fichiers fiscaux par des remontées plus rapides des déclarations, et une nette hausse du nombre de foyers dans les sources fiscales mobilisées ; ce qui conduit finalement à un nombre de ménages en hausse de 1,5 % entre 2018 et 2019, alors que celui-ci avait diminué l’an dernier (- 0,3 %).
  • La méthode de géoréférencement des ménages à partir des données cadastrales a été améliorée à partir du millésime 2019. Les évolutions, surtout à l’infracommunal, ne reflètent donc pas uniquement l’évolution réelle ; elles traduisent aussi les améliorations de la géolocalisation
Revenus, pauvreté et niveau de vie en 2019
(xlsx, 473 Ko)
(csv, 441 Ko)

Pour information : des indicateurs sur les revenus déclarés et les revenus disponibles au niveau communal et supra et IRIS sont disponibles sur notre site.

Pour comprendre

Une documentation détaillée est disponible dans les fichiers en téléchargement.

Définitions

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont des territoires d'intervention du ministère de la Ville, définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014.

Leur liste et leurs contours ont été élaborés par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), devenu depuis le 1er janvier 2020 l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

En métropole, en Martinique et à La Réunion, ils ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitants. L'identification des quartiers prioritaires a été réalisée à partir des données carroyées de l'Insee (source: RFL 2011). Dans les autres départements d'Outre-Mer, l'identification s'est faite à partir des données du Recensement à l'Iris. Une fois l'identification opérée, des échanges ont eu lieu avec les élus locaux afin de s'assurer de la cohérence du périmètre réglementaire du quartier prioritaire et, le cas échéant, l'ajuster. Les périmètres des QPV sont fixés par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le décret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements et collectivités d'Outre-mer, rectifiés par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

Pour en savoir plus : sig.ville.gouv.fr ou onpv.fr

    • Liste des variables

      • Pour les 2 bases téléchargeables les variables de localisation du quartier sont identiques :
        • CODGEO : Code du quartier prioritaire de la politique de la ville
        • CODGEO : Nom du quartier prioritaire de la politique de la ville
        • REG : Code région
        • EPCI1 : Code EPCI 1 au 1ᵉʳ janvier 2021
        • EPCI2 : Code EPCI 2 au 1ᵉʳ janvier 2021 pour les QPV localisés sur deux EPCI1
        • UU : Code unité urbaine 2020
      • Variables de la base "Structure et distribution des revenus déclarés"
      • Distribution du revenu déclaré
        • DEC_Q1_A19 : 1ᵉʳ quartile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_MED_A19 : Médiane (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_Q3_A19 : 3ᵉ quartile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D1_A19 : 1ᵉʳ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D2_A19 : 2ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D3_A19 : 3ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D4_A19 : 4ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D6_A19 : 6ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D7_A19 : 7ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D8_A19 : 8ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_D9_A19 : 9ᵉ décile (en euros) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_PMIMP_A19 : Part des ménages imposés
        • DEC_BREV_A19 : Taux de bas revenus déclarés au seuil de 60 % du revenu déclaré par unité de consommation médian : part de la population sous le seuil de 60 % du revenu déclaré par unité de consommation médian métropolitain
      • Dispersion du revenu déclaré
        • DEC_EQ_A19 : Rapport de l'écart interquartile à la médiane du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_RD_A19 : Rapport interdécile (D9/D1) du revenu déclaré par unité de consommation
        • DEC_GINI_A19 : Indice de Gini
        • DEC_S80S20_A19 : Ratio S80/S20
      • Composition du revenu déclaré
        • DEC_PACT_A19: Part des revenus d'activités
        • DEC_PCHO_A19 : Dont : part des indemnités de chômage
        • DEC_PPEN_A19 : Part des pensions, retraites et rentes
        • DEC_PAUT_A19 : Part des autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine)
      • DEC_NOTE_A19 : note de précaution d’utilisation des données
      • Variables de la base "Structure et distribution des revenus disponibles"
      • Distribution du revenu disponible
        • DISP_Q1_A19 : 1ᵉʳ quartile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_MED_A19 : Médiane (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_Q3_A19 : 3ᵉ quartile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D1_A19 : 1ᵉʳ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D2_A19 : 2ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D3_A19 : 3ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D4_A19 : 4ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D6_A19 : 6ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D7_A19 : 7ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D8_A19 : 8ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_D9_A19 : 9ᵉ décile (en euros) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_TP60_A19 : Taux de pauvreté au seuil de 60 % du niveau de vie médian métropolitain : part de la population sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian métropolitain
      • Dispersion du revenu disponible
        • DISP_EQ_A19 : Rapport de l'écart interquartile à la médiane du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_RD_A19 : Rapport interdécile (D9/D1) du revenu disponible par unité de consommation
        • DISP_GINI_A19 : Indice de Gini
        • DISP_S80S20_A19 : Ratio S80/S20
      • Composition du revenu disponible
        • DISP_PACT_A19 : Part des revenus d'activités
        • DISP_PCHO_A19 : Dont : part des indemnités de chômage
        • DISP_PPEN_A19 : Part des pensions, retraites et rentes
        • DISP_PPAT_A19 : Part des revenus du patrimoine et autres revenus
        • DISP_PPSOC_A19 : Part de l'ensemble des prestations sociales
        • DISP_PPFAM_A19 : Dont : part des prestations familiales
        • DISP_PPMINI_A19 : Dont : part des minima-sociaux
        • DISP_PPLOGT_A19 : Dont : part des prestations logement
        • DISP_PIMPOT_A19 : Part des impôts
      • DISP_NOTE_A19 : note de précaution d’utilisation des données

Pour comprendre

FICHIERS DISPONIBLES

  • Table d’appartenance géographique des QPV

Cette section propose pour chaque millésime géographique une table de correspondance entre chaque QPV et son rattachement à différents territoires : commune(s), EPCI, unité urbaine, département, région.
Le champ porte sur l'ensemble des QPV de France métropolitaine et des DOM.

  • Données par source

Cette section propose des chiffres détaillés issus de différentes sources de données : Recensement de la population, Ouvrir dans un nouvel ongletCaisse nationale des allocations familiales, Ouvrir dans un nouvel ongletPôle emploi, Ouvrir dans un nouvel ongletCaisse nationale d’assurance maladie, Dispositif sur les revenus localisés sociaux et fiscaux.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et à des fins de comparaison, pour la plupart des sources, aux niveaux suivants :
- iris des communes de plus de 10 000 habitants ;
- communes de plus de 10 000 habitants et/ou contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV ou une commune de plus de 10 000 habitants.

  • Données par thématique

Cette section propose des bases de données reprenant différents indicateurs statistiques sélectionnés dans le cadre du suivi des contrats de ville 2015-2021, par un groupe de travail national piloté par l'Ouvrir dans un nouvel ongletAgence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), associant des acteurs locaux et nationaux de la politique de la ville.

Les indicateurs fournis sont regroupés par thématique. Ils sont issus des sources proposées dans la section Données par source, complétés par d’autres : Système d'identification du répertoire des entreprises (Sirene), Ouvrir dans un nouvel onglet Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance (Depp) du ministère de l'Éducation nationale, Ouvrir dans un nouvel ongletDirection de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail.

Les indicateurs sont donnés au niveau des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et, à des fins de comparaison, aux niveaux suivants :
- communes contenant au moins un QPV ;
- EPCI contenant au moins un QPV.

Ces éléments sont également accessibles :
- sous forme de rapports par thématique sur le site Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques locales, pour l’ensemble des données des QPV ;
- sous forme de fiches par quartier dans la rubrique « Fiches thématiques » du sommaire de ce produit pour l’ensemble des données des QPV et de leurs zones englobantes.

   

LA GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

La politique de la ville est une politique de cohésion urbaine et de solidarité envers les quartiers défavorisés et leurs habitants. Le contrat de ville est l'outil de gouvernance et de stratégie territoriale. Il repose sur trois piliers : le développement de l'activité économique et de l'emploi, la cohésion sociale, et l'amélioration du cadre de vie des habitants des quartiers. Il coordonne au niveau de chaque ville les orientations et les engagements des partenaires institutionnels, économiques et associatifs.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sont des territoires d'intervention du ministère de la Ville, définis par la Ouvrir dans un nouvel ongletloi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014. Ces quartiers sont officiels depuis le 1ᵉʳ janvier 2015 : 1 296 quartiers sont situés en France métropolitaine, 140 dans les départements d'outre-mer et 78 en Polynésie française et à Saint-Martin.

Les travaux de définition ont été menés par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), devenu depuis le 1ᵉʳ janvier 2020 l'Ouvrir dans un nouvel ongletAgence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). L'identification des quartiers prioritaires a été réalisée à partir de données carroyées de l'Insee issues de la source Revenus Fiscaux Localisés de 2011.

La cartographie officielle est accessible sur le site du Ouvrir dans un nouvel ongletSystème d'information géographique de la politique de la ville.

En métropole, en Martinique et à La Réunion, les quartiers prioritaires ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitants. Dans les autres départements d'Outre-Mer, l'identification s'est faite à partir des données du Recensement à l'Iris. Une fois l'identification opérée, des échanges ont eu lieu avec les élus locaux afin de s'assurer de la cohérence du périmètre réglementaire du quartier prioritaire et, le cas échéant, l'ajuster.

Les périmètres des QPV sont fixés par le Ouvrir dans un nouvel ongletdécret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le Ouvrir dans un nouvel ongletdécret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements et collectivités d’Outre-mer, rectifiés par le Ouvrir dans un nouvel ongletdécret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

   

LA GÉOLOCALISATION

Pour produire des statistiques sur les quartiers de la politique de la ville, il est nécessaire de pouvoir localiser géographiquement des unités statistiques (allocataires, demandeurs d’emploi, entreprises...) à partir de leurs adresses postales.

La géolocalisation regroupe deux notions :
- le géocodage : associer à une unité statistique ses coordonnées géographiques XY ;
- le géoréférencement : associer à une unité statistique le code de la zone infra-communale à laquelle elle appartient (Iris, QPV, ...).

La géolocalisation réalisée par l'Insee s’appuie sur un référentiel d’adresses construit à partir :
- du RIL (répertoire d'immeubles localisés), répertoire d'adresses utilisé pour le recensement de la population pour les communes de 10 000 habitants ou plus ;
- des fichiers fiscaux (référentiels d'adresses « cadastraux ») pour les communes de moins de 10 000 habitants.

La géolocalisation s'effectue en plusieurs étapes :
- appariement automatique des adresses d’un fichier source avec celles du référentiel ;
- reprise des rejets pour les adresses non appariées en raison de leur ambiguïté ou absence du référentiel ;
- imputations statistiques pour le reliquat (dans la voie si la voie a été trouvée, dans la commune sinon).

   

PRÉCAUTIONS D'UTILISATION DES DONNÉES GÉOLOCALISÉES

Les coordonnées géographiques associées aux logements ne sont pas nécessairement positionnées exactement sur le logement (positionnement sur la voie au lieu de l’immeuble, positionnement au centre de la parcelle cadastrale). Ce décalage des coordonnées par rapport au logement peut entraîner un mauvais géocodage pour quelques logements situés en limite des quartiers.
De même pour les adresses qu’il n’a pas été possible de géolocaliser de façon certaine et auxquelles une coordonnée géographique a été imputée, il existe un décalage plus ou moins important avec la réalité. Les erreurs de géocodage résiduelles pourraient éventuellement avoir un impact sur les indicateurs des quartiers qui ont le moins d'habitants.
Des contrôles de qualité et de cohérence sont réalisés, permettant d’affecter des notes aux zonages diffusés, informant l’utilisateur du niveau de qualité de la donnée.

De manière générale, deux millésimes consécutifs d’une source ne doivent pas être utilisés pour mesurer des évolutions aux niveaux infra-communaux. En effet, les données sont géolocalisées à partir d'un référentiel d'adresses en évolution constante, des améliorations étant apportées régulièrement sur la localisation des adresses. Les évolutions entre deux millésimes ne reflètent donc pas uniquement l'évolution réelle, mais aussi l'évolution du référentiel. Les évolutions fournies pour certains indicateurs ont été calculées au moyen d’une méthode permettant de s’affranchir de ce biais.

Définitions

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont des territoires d'intervention du ministère de la Ville, définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014.

Leur liste et leurs contours ont été élaborés par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), devenu depuis le 1er janvier 2020 l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

En métropole, en Martinique et à La Réunion, ils ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitants. L'identification des quartiers prioritaires a été réalisée à partir des données carroyées de l'Insee (source: RFL 2011). Dans les autres départements d'Outre-Mer, l'identification s'est faite à partir des données du Recensement à l'Iris. Une fois l'identification opérée, des échanges ont eu lieu avec les élus locaux afin de s'assurer de la cohérence du périmètre réglementaire du quartier prioritaire et, le cas échéant, l'ajuster. Les périmètres des QPV sont fixés par le décret n° 2014-1750 du 30 décembre 2014 pour la métropole et par le décret n° 2014-1751 du 30 décembre 2014 pour les départements et collectivités d'Outre-mer, rectifiés par le décret n° 2015-1138 du 14 septembre 2015.

Pour en savoir plus : sig.ville.gouv.fr ou onpv.fr